Etude de cas d’une mission (Luc 10.1-24)

4 06 2008

Luc 10.1-24

J’ai choisi ce passage pour deux raisons.

La première raison, c’est qu’il se situe à un tournant de l’Évangile de Luc. Dans toute la première partie – dans les 9 premiers chapitres – Luc s’est posé la question : “Qui est Jésus ?”. Et la réponse qu’il donne à cette question en décrivant sa vie, son enseignement et ses miracles, c’est que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, le Roi envoyé par Dieu.

Mais à partir de la fin du chapitre 9, Luc se pose une nouvelle question : “puisque Jésus est le Roi envoyé par Dieu, comment devons-nous vivre ?” Et donc, ce texte va nous dire quelque chose de la manière dont nous devons conduire notre vie si nous croyons que Jésus est ce Roi envoyé par Dieu.

La deuxième raison, c’est qu’on m’a demandé de parler sur le thème de la mission. Alors, je ne sais pas si vous avez déjà fait du latin, ni si vous avez aimé ça, mais vous savez peut-être que le mot mission nous vient du latin missio qui signifie “j’envoie”. Et regardez ce que dit Jésus au v.1 : “Après cela, le Seigneur désigna encore 70 autres disciples et les envoya devant lui deux par deux dans toutes les villes et dans tous les endroits où lui-même devait aller”. Jésus envoie ses disciples.

Autrement dit, il leur demande de partir en mission. Il les envoie en mission. Et donc, l’idée principale de ce texte que je vais partager avec vous pendant les 20 prochaines minutes, c’est que, puisque Jésus est le Roi envoyé par Dieu, ça fait de nous des personnes envoyés en mission.

En lisant ce texte, vous vous êtes peut-être dit : « ce texte parle de ces 70 et pas de nous ». Si vous vous êtes fait cette remarque vous avez raison, mais ça ne veut pas dire qu‘on ne peut pas en retirer quelques enseignements. Les instructions que Jésus donne ici au 70 sont des instructions uniques qu’il donne dans un contexte spécial : Jésus va venir physiquement visiter différentes villes et différents endroits du pays, et pour préparer le terrain, il envoie les 70. Dans ce sens, la mission des 70 est unique et on ne peut pas la répéter. D’ailleurs, nous n’avons pas à mettre en pratique les diverses instructions que Jésus donne ici, parce que plus tard, au chapitre 22, Jésus va changer ses instructions. Donc, on ne va pas pouvoir nous appliquer directement ce texte en concluant qu’il faut littéralement partir en mission avec une seule paire de chaussures…

Cependant, les principes qu’il y a derrière ces instructions pratiques peuvent nous être utiles et s’appliquent à nous. Les principes restent les mêmes, même lorsque leurs applications changent. Il s’agit d’étudier le cas de cette mission unique, particulière et dont les instructions pratiques ne s’appliquaient qu’à eux pour en retirer des principes généraux qui s’appliquent aussi à nous.

Et donc, nous pouvons voir dans ce texte que puisque Jésus est le Roi envoyé par Dieu, ça fait de nous des personnes envoyés en mission.

Et nous verrons principalement trois choses : les caractéristiques de la mission, le contenu de la mission et la dynamique de la mission.

I. Les caractéristiques de la mission (v.2-7).

Le début de ce texte nous apprend trois choses sur les caractéristiques qui entourent la mission : la mission est énorme, la mission est dangereuse et la mission est prioritaire.

1. La mission est énorme (v.2)

La mission est énorme. C’est pour ça que Jésus dit aux disciples de prier. C’est pour ça qu’au v.2 “Il leur dit : ‘La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson’”. La moisson est grande, la mission est énorme ! Et pourtant, Jésus n’envoie pour l’instant ses disciples que dans les villes et les autres endroits de la Galilée. Il ne les a pas encore envoyés jusqu’aux extrémités de la terre. Mais voici ce que dit Jésus : cette mission est grande, très grande, trop grande pour vous. Je vous envoie en mission, mais en fait vous n’êtes pas assez nombreux pour pouvoir l’accomplir. Vous ne pouvez pas y arriver. C’est mission impossible.

Et c’est pour ça qu’il faut prier. Parce que la mission est impossible, il faut demander au maître de la moisson, au Dieu tout-puissant d’agir avec sa toute-puissance pour que la moisson soit rentrée. Parce que la mission est énorme, il faut prier.

2. La mission est dangereuse (v.3).

La mission est dangereuse. Au v.3, Jésus prévient ses disciples du danger de la mission qu’il leur confie : “Allez-y ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups”.

Combien de temps un agneau survit-il au milieu des loups ? Il faudrait peut-être faire des expériences, mais je pense qu’un agneau normal survit moins de 3 minutes au milieu de ce genre de prédateurs. La mission que Jésus confie à ses disciples est dangereuse, elle n’est pas facile, ils rencontreront de l’opposition. Et donc, en tant que personnes envoyées comme des agneaux au milieu des loups, il va leur falloir du courage, beaucoup de courage.

Remarquez ce que ne dit pas Jésus. Il ne dit pas : “Je vous envoie comme des loups au milieu des brebis”. Lorsque Jésus nous envoie en mission, il ne nous demande pas de devenir des loups. Nous sommes appelés à être doux comme des agneaux et non à être des prédateurs carnassiers. Nous le verrons ce soir, mais la douceur, la gentillesse doit nous caractériser. Notre mission n’est pas premièrement de convaincre les autres par tous moyens. Nous ne sommes pas appelés à convertir les autres par la force ou en les manipulant, au contraire. La mission est dangereuse, il faut s’attendre à rencontrer de l’opposition, mais même dans les situations les plus difficiles, nous devons rester doux et calme.

3. La mission est prioritaire (v.4-7).

La mission est prioritaire : c’est ce qu’on trouve au v.5. “Ne prenez ni bourse, ni sac, ni sandales et ne saluez personne en chemin”. Ces instructions pratiques ne s’appliquent pas directement à nous, mais il faut comprendre pourquoi Jésus leur dit ça. Jésus n’est pas en train de nous dire qu’il faut qu’on fasse tout à l’arrache et qu’on soit impoli. L’idée, c’est plutôt que la mission qu’il nous donne est tellement prioritaire que ça doit passer avant le confort matériel ou relationnel. Jésus aurait aussi pu dire : “Ne prenez pas de lecteur mp3 et ne perdez pas votre temps sur Facebook”. En gros, il ne faut pas perdre l’objectif de vue : ce qui compte c’est la mission, et il ne faut pas nous laisser distraire par nos possessions matérielles ou par le besoin de socialiser juste pour socialiser. Il faut rester concentré sur la mission. C’est ce que Jésus répète encore à partir du v.5 : “Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: ‘Que la paix soit sur cette maison!’ Et s’il se trouve là un homme de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangez et buvez ce qu’on vous donnera, car l’ouvrier mérite son salaire. N’allez pas de maison en maison”. Les disciples ne doivent pas se laisser distraire par le désir d’avoir un meilleur lit et des dîners plus goûteux… dès qu’ils ont trouvé une maison qui les accueille, ils doivent y rester pour se consacrer à la mission parce que la mission est urgente, prioritaire. La mission est énorme, la mission est dangereuse, la mission est prioritaire. Voilà pour ses caractéristiques.

II. Le contenu de la mission (v.8-16).

A partir du v.8, Jésus explique aux disciples ce qu’ils doivent faire, et ça nous donne des pistes sur le contenu de la mission. Il s’agit de faire du bien aux gens, de proclamer le royaume de Dieu, d’avertir du danger mais avec compassion et d’être des ambassadeurs du Christ.

1. Faire du bien aux gens (v.8-9a).

Les disciples devaient faire du bien aux gens. V.8 : “Dans toute ville où vous entrerez et où l’on vous accueillera, mangez ce que l’on vous offrira, guérissez les malades qui s’y trouveront”.

Jésus donne ici au 70 la capacité de guérir tous les malades qu’ils rencontreront dans toutes les villes où ils iront afin d’appuyer leur proclamation de l’irruption du royaume de Dieu dans le monde, c’est-à-dire de la venue de Jésus.

Nous, nous n’avons pas ce don de guérir tous les malades de toutes les villes. Mais nous avons la capacité de faire de bien aux gens que nous rencontrons dans notre ville. Ca fait parti de la mission du chrétien de visiter les malades, de s’occuper de la veuve et de l’orphelin, de prendre soin des pauvres.

Alors bien sûr, on ne peut pas s’occuper de tout et de tout le monde. Mais la raison pour laquelle on s’endurcit et pour laquelle on se culpabilise lorsqu’on voit un clochard, c’est parce qu’on investit aucune partie de notre temps et de notre argent dans des œuvres qu’on sait utile. Et donc, une partie de notre mission à nous, c’est de nous impliquer d’une manière ou d’une autre dans le service de la communauté – et en particulier des plus faibles et des plus démunis – pour faire du bien aux gens. Mais ce n’est pas tout, il faut aussi…

2. Proclamer le royaume de Dieu (v.9b).

V.9 : “guérissez les malades qui s’y trouveront et dites-leur : ‘Le royaume de Dieu s’est approché de vous’”. Les bonnes œuvres des disciples leur servaient de tremplin à la proclamation du royaume de Dieu, à raconter l‘histoire de la rédemption, la manière dont Dieu sauve des hommes.

Et ça doit être pareil pour nous. Si on fait des œuvres bonnes pour les autres sans jamais dire notre foi en Jésus et expliquer ce qu’il a fait pour nous, les gens ne vont pas le deviner tout seul. Notre mission comprend un message à propos de Jésus qu’il nous faut annoncer. Il faut faire du bien aux gens, proclamer le royaume de Dieu, et il faut aussi…

3. Avertir du danger mais avec compassion (v.10-15).

Il faut avertir du danger. V.10 : “Mais dans toute ville où vous entrerez et où l’on ne vous accueillera pas, allez dans les rues et dites : Nous secouons contre vous même la poussière de votre ville qui s’est attachée à nos pieds. Sachez cependant que le royaume de Dieu s’est approché de vous’. Je vous dis que, ce jour-là, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville-là”.

Lorsqu’on proclame la venue du royaume en la personne de Jésus, il faut le proclamer comme le Sauveur qui nous délivre d’un danger objectif. Sans Jésus, l’homme est perdu et doit venir en jugement devant Dieu. Alors bien sûr, ce n’est pas un message très populaire, mais il faut faire prendre conscience aux gens autour de nous que si Dieu nous a créé, il a tous les droits sur nous, que pourtant, nous vivons en le méprisant et en l’ignorant, et que parce que Dieu est la personne la plus importante du monde et qu’on le méprise, on se rend coupable d’une faute infiniment grave qui mérite une condamnation infiniment lourde.

Autrement dit, on ne peut pas proclamer le royaume de Dieu, raconter ce que Jésus a fait pour nous, sans parler aussi de ce dont Jésus nous sauve, d’une juste condamnation éternelle dans le corps et dans l’âme.

Il faut donc avertir, mais avec compassion – et non avec un esprit de supériorité et de colère envers ceux qui nous résistent. C’est cette attitude que Jésus adoptent au v.13 : “Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda, car si les miracles accomplis au milieu de vous l’avaient été dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps que leurs habitants se seraient repentis, habillés d’un sac et assis dans la cendre. C’est pourquoi, lors du jugement Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts”.

Il faut bien comprendre ce que Jésus fait ici. Il n’est pas en train de maudire Chorazin et Bethsaïda. L’expression qu’il utilise pour dire “Malheur à toi” signifie : “Je n’arrive pas à en croire mes yeux que tu me rejettes !!!”. Jésus regardait ceux qui le rejetaient avec une grande compassion. Ce sentiment doit aussi être le nôtre. Lorsque nous devons avertir les gens du danger qui les menacent, nous devons le faire avec compassion, avec empathie.

Nous devons faire du bien aux gens, proclamer le royaume de Dieu et avertir du danger mais avec compassion. En résumé, nous devons :

4. Être des ambassadeurs du Christ (v.16).

C’est ainsi que Jésus conclut son discours au v.16 : “Celui qui vous écoute m’écoute, celui qui vous rejette me rejette, et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé”.

Qui est venu pour vraiment sauver l’humanité ? Qui est vraiment venu comme un agneau au milieu des loups ? Qui a vraiment fait de nous sa priorité durant tout le temps de sa vie sur terre ? Et qui a guéri des centaines de malades ? Qui a proclamé mieux que personne d’autre la venue du royaume ? Qui a le plus averti ses contemporains du danger de l’enfer ? Et qui l’a fait avec la plus grande compassion ? C’est Jésus…

Et donc, lorsque nous sommes envoyés en mission, nous le sommes en tant qu’ambassadeurs du Christ qui nous a précédés dans cette mission. Il nous a confié un message à transmettre. Il nous demande que nous parlions de lui, de ce qu’il a fait pour nous.

Et c’est là où on voit pourquoi on est comme des agneaux envoyés au milieu des loups. Les gens veulent bien qu’on fasse du bien autour de nous, mais ils ne veulent pas qu’on leur parle de Jésus. Ils nous disent : “Tu peux croire en Jésus si tu veux, mais n’oppresse pas les gens en essayant de partager ta foi”. Qu’est-ce que les gens sont en train de nous dire quand ils nous disent cela ? En fait, ils essaient de nous imposer leur vision du monde. Ils nous demandent de ne pas croire en Jésus. Car si Jésus est vrai Dieu et vrai homme et qu’il a souffert à notre place, alors nécessairement, on va devoir proclamer ce qu’il a fait. Et donc, lorsque nos amis nous disent que notre foi c’est très bien pour nous mais qu’on ne devrait même pas essayer de la propager, ce qu’ils sont en train de faire, c’est du prosélytisme ! Ils nous oppressent en nous retirant le droit d’être ce que Jésus nous demandent d’être : des ambassadeurs de Christ. Et donc, d’une certaine façon, tout le monde fait du prosélytisme, même si leur prosélytisme à eux c’est de dire qu’il ne faut pas faire de prosélytisme !

Cette digression m’amène à mon dernier point. En tant qu’ambassadeurs de Christ, nous sommes porteurs d’un message que nous devons incarner par des actes, mais cette mission que Jésus nous donne, parce qu’elle contient un message fort, peut être considéré comme un moyen d’oppression. Et donc j’aimerais conclure avec la motivation que nous devons avoir pour que notre message ne soit pas vécu comme un moyen de s’affirmer comme supérieur aux autres. C’est mon dernier point :

III. La dynamique de la mission (v.17-21).

La manière dont on accomplira notre mission sera radicalement différente en fonction de la motivation que l’on aura. Notre texte nous montre une mauvaise et une bonne motivation.

1. La mauvaise motivation : la volonté de puissance (v.17-19).

Observez la réaction des disciples au v.17 : “Les 70 revinrent tout joyeux et dirent : ‘Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom’. Jésus leur dit : ‘Je regardais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi, et rien ne pourra vous nuire’”.

Les 70 reviennent tout joyeux. Et pourquoi ? Parce qu’ils ont eu du succès, parce que Jésus leur a donné tellement de puissance qu’ils peuvent chasser des démons. Ils se réjouissent en fait de leur puissance, de leur force, de leurs performance.

Et là, les disciples sont sur une pente dangereuse. Pourquoi ? Premièrement, parce qu’ils manifestent là un mauvais esprit, un esprit de supériorité qui se réjouit dans son propre succès. La conséquence, c’est qu’ils risquent de devenir violents, coercitifs. Ils sont sur le point de vouloir imposer la foi chrétienne par tous moyens, par la force même. Et ensuite, si leur joie dépend de leur succès, alors que se passera-t-il lorsque le succès ne sera plus là, lorsqu’on les rejettera violemment ? Ils seront anéantis, parce que leur joie dépend de la manière dont on les reçoit. C’est pourquoi Jésus les reprend pour leur donner la bonne motivation.

2. La bonne motivation : l’Evangile (v.20-21).

Qu’est-ce qui doit faire notre joie ? Pas le succès qu’on peut avoir, pas nos performances, car il y aura toujours des moments où on aura moins de succès, où on sera moins bons. Si notre joie est en nous-mêmes, alors nous perdrons notre joie. Mais alors où doit être notre joie ? V.20 : “Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel”.

Voici ce qui nous donne un bonheur qui ne dépend pas des circonstances. Quelles que soient les réactions des gens au message que nous annonçons, notre joie ne dépend que d’une chose : notre nom est déjà inscrit au ciel.

Autrement dit, on ne se réjouit pas de nos performances, de nos œuvres, mais de notre statut devant Dieu. On ne se réjouit pas de ce qu’on fait, mais de ce qu’on est déjà en Christ. Notre nom est déjà inscrit dans le ciel.

Et vous savez, il n’y a que ça qui peut nous donner la bonne dynamique pour partir en mission. Si on se dit qu’on doit partir en mission parce que Jésus nous l’ordonne et que pour être un bon chrétien on doit lui obéir, ça ne va pas nous avancer beaucoup. En fait, tout ce que ça va faire, c’est qu’on va se sentir de plus en plus coupables, parce qu’on n’arrive pas à accomplir notre mission. Et si jamais on arrive à se motiver pour accomplir notre mission et annoncer l’Evangile, on sera découragé dès que l’on rejettera notre message, parce qu’on se sentira rejeté en même temps.

Mais si au lieu de se focaliser sur nous et sur ce qu’on doit faire, on regarde à nouveau à Jésus, si on voit comment il est venu nous faire du bien au prix de sa vie et pour inscrire nos noms dans le ciel, alors ça change tout. Si on se sait accepté par Dieu, on n’a plus besoin d’avoir peur d’être rejeté par les autres. On est en sécurité avec Dieu : il nous fait éternellement grâce. C’est ça qui doit faire notre joie. Et la grâce de c’est aussi ce qui fait la joie de Jésus au v.21 : “A ce moment même, Jésus fut rempli de joie par le Saint-Esprit et il dit : ‘Je te suis reconnaissant, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te suis reconnaissant car c’est ce que tu as voulu’”.

Si la grâce de Dieu est notre joie, nous serons toujours heureux, et nous pourrons servir Dieu sans être tyrannisés par nos bonnes et mauvaises performances.

C’est en approfondissant toujours plus ce que Jésus a déjà fait pour nous que nous commencerons à accomplir cette mission qui est humainement impossible, pour promouvoir l’Evangile avec nos prières, notre gentillesse, nos bonnes œuvres et nos paroles. Mais nous verrons mieux ça ce soir.

Prédication donnée le samedi 30 mai 2008 lors du week-end de fin d’année du groupe de jeunes adultes de l’Eglise Evangélique Libre de Paris Alésia.


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