Le chemin étroit (Mt 7.13-14)

16 07 2008

Matthieu 7.13-14

Dans ces deux versets, Jésus nous appelle à entrer dans son royaume et il n’y a qu’un seul chemin pour y arriver. C’est la conclusion de son sermon sur la montagne. Il a d’abord parlé du bonheur des citoyens du royaume (5.1-12) et de leur implication dans le monde (5.13-16), de la justice qui se manifeste dans son royaume (5.17-48), de la véritable religion qui caractérise son royaume (6.1-36), de la relation aux autres (7.1-6, 12) et à Dieu (7.7-11) qu’ont les citoyens du royaume. Et maintenant, il demande à ses auditeurs d’entrer dans le royaume (7.13-14). Entrer dans son royaume, c’est devenir son disciple, c’est accepter Jésus comme son Sauveur et comme son Seigneur. Pour entrer dans ce royaume, il n’y a qu’une porte, qu’un seul chemin.

I. Deux portes

Les deux portes sont deux entrées dans l’éternité. Il y a deux entrées, mais il n’y a qu’une unique voie de salut. Ce n’est pas la porte par laquelle il est le plus facile d’entrer qu’il faut choisir, ce n’est pas celle qui est assez large pour nous laisser passer sans que nous n’ayons rien à changer. Il faut choisir la porte qui nous abaisse, qui nous humilie, celle qui nous oblige à abandonner notre orgueil et notre estime de soi, celle qui nous demande de placer notre confiance en Christ et non en nous-mêmes, mais qui paradoxalement nous comble d’une joie indescriptible. Quelle porte avons-nous choisi ?

II. Deux chemins

Les deux chemins sont deux façons de vivre. Il y a deux façons de vivre, mais une seule peut nous rendre vraiment heureux. Soit nous vivons comme bon nous semble sous notre propre autorité, soit nous vivons par la grâce de Dieu sous l’autorité du Seigneur pour son bon plaisir. Le vrai bonheur ne consiste pas à se gouverner soi-même, mais à accomplir le but principal de la vie de l’homme : glorifier Dieu en faisant de lui sans cesse notre joie. Quel chemin avons-nous choisi ?

III. Deux destinations

Les deux destinations sont la présence de Dieu ou la séparation d’avec lui. Il y a deux destinations, mais une seule comble les aspirations de l’être humain. L’homme est fait pour se réjouir de Dieu et toutes les joies qu’il trouve dans cette vie lui proviennent directement ou indirectement de Dieu. Si l’homme est donc absolument séparé de Dieu, c’est aussi de toute joie, de tout plaisir, de toute douceur et de toute amitié qu’il se privera en même temps. Mais dans la présence de Dieu, l’homme recevra de lui toute bonne chose, et par-dessus tout la présence-même de Dieu. Quelle destination avons-nous choisi ?

IV. Deux groupes

Les deux groupes sont ceux qui deviennent les disciples du Christ et ceux qui le rejette. Il y a deux groupes, mais un seul est heureux. Beaucoup rejettent le Christ et refusent de le suivre, pour leur propre condamnation, et selon les désirs de notre nature humaine. Mais ceux dont la nature a été changée, dont la volonté a été transformé pour embrassé ce sauveur sont « heureux » parce que le royaume des cieux leur appartient. A quel groupe avons-nous choisi d’appartenir ?

D’après un sermon de Ligon Duncan.





Le Christianisme, c’est bien, mais… je suis déjà quelqu’un de bien ! (Lc 18.18-27)

15 07 2008

Le Christianisme, c’est bien, mais… je suis déjà quelqu’un de bien : pourquoi aurais-je besoin d’un sauveur ?

Le message du Christianisme peut se résumer en une toute petite phrase : « Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs ».

Imaginez la scène suivante : vous vous promenez dans Paris, sur les quais, le long de la Seine. Au moment de passer sous le Pont Neuf, un individu vous jette une bouée de sauvetage en vous criant : « Attrape la bouée de sauvetage pour être sauvé de la noyade ». Qu’est-ce que vous feriez dans ce cas là ? Moi, je me dirais que cette personne est complètement tarée : je ne risque pas de me noyer en ayant mes deux pieds sur la terre ferme, et je n’ai certainement pas besoin d’une bouée de sauvetage.

Maintenant, imaginez que quelqu’un vous pousse dans la Seine alors que vous ne savez pas très bien nager. Vous commencez à vous affoler, à vous débattre. Vous êtes emporté par le courant, vous buvez la tasse. Et là, au moment de passer sous le Pont Neuf, un individu vous jette une bouée de sauvetage en vous criant : « Attrape la bouée de sauvetage pour être sauvé de la noyade ». Qu’est-ce que vous feriez dans ce cas là ? Vous attraperiez la bouée de sauvetage, et une fois les pieds sur la terre ferme, vous remercieriez votre sauveur.

C’est un peu pareil avec le Christianisme. Si on se dit qu’on est déjà quelqu’un de bien, alors le fait que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs ne semblera pas s’appliquer à nous. Mais si on sait qu’on n’est pas quelqu’un d’assez bon, alors le message du christianisme nous semblera tout d’un coup beaucoup plus pertinent.

Et ce que nous dit la Bible, c’est que même si on est déjà quelqu’un de bien, on a quand même besoin d’un Sauveur. Et j’aimerais vous le montrer à partir d’un épisode tiré de la vie de Jésus qu’on trouve dans l’Evangile de Jésus-Christ rapporté par Saint-Luc au chapitre 18, verset 18 à 27. C’est l’histoire de quelqu’un de bien sous tout rapport. Il n’a jamais trompé sa femme, il n’a tué personne, il n’a jamais rien volé, il n’a jamais menti contre son prochain pour lui faire du mal, il respecte ses parents, bref, c’est déjà quelqu’un de bien. Et pourtant, Jésus va lui montrer que même s’il est déjà quelqu’un de bien, il n’est pas assez bon et qu’il a quand même besoin d’un sauveur. Voici ce que nous dit la Parole de Dieu dans ce passage :

‘Un chef interrogea Jésus et dit : « Bon maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? ». Jésus lui répondit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul. Tu connais les commandements : Tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas de vol; tu ne porteras pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ». « J’ai respecté tous ces commandements dès ma jeunesse », dit-il. Après avoir entendu cela, Jésus lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi ». Lorsqu’il entendit ces paroles, l’homme devint tout triste, car il était très riche. Voyant qu’il était devenu tout triste, Jésus dit : « Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! En effet, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ». Ceux qui l’écoutaient dirent : «Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ».’

J’aimerais vous montrer trois choses dans ce texte. Premièrement, ce dont les gens bien ne veulent pas : un sauveur. Deuxièmement, ce dont les gens bien ont quand même besoin : un sauveur. Et troisièmement, ce que Dieu donne même aux gens bien : un sauveur. Lire la suite »








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