Croissez dans la connaissance de notre Seigneur (2 P 3.15-18)

27 01 2007

2 Pierre 3.15-18

I. C’est le temps du salut (v.15)

La raison pour laquelle l’avènement de sa promesse semble avoir été retardé, c’est justement parce que Dieu dans sa patience nous laisse le temps de nous repentir (v.9). C’est la patience de Dieu qui permet notre salut. Et puisque nous sommes dans le temps de la patience, nous sommes aussi dans le temps du salut.

II. C’est aussi ce qu’enseignait Paul, et ces écrits ont la même autorité que l’Ancien Testament (v.15-16)

Pierre nous dit de croire que la patience de Dieu est notre salut et Paul nous dit que Dieu, par sa patience, nous pousse à la repentance (Rom 2.4) et que c’est maintenant le temps du salut (2 Cor 6.2). Pierre montre ici que même si les faux apôtres rejetaient l’idée d’une Seconde Venue, c’était néanmoins l’enseignement unanime des vrais Apôtres. Qui plus est, l’autorité des Apôtres (du moins celle de Paul) est ici considérée comme faisant tout autant autorité que les “autres Ecritures” (l’Ancien Testament) qui étaient inspirées de Dieu (2 P 1.20-21). Autrement dit, la doctrine de Pierre est la même que celle de Paul, et toute deux sont en accord avec l’Ancien Testament !

III. L’inspiration des Ecritures ne signifie pas que la Bible est facile à comprendre (v.16)

A ce sujet, il faut en effet reconnaître (i) que les Ecritures inspirées nous communiquent la pensée de Dieu ; (ii) que la pensée de Dieu est bien plus grande que notre propre pensée et que c’est normal si elle nous paraît étrange et complexe, et non familière et facile à comprendre ; (iii) qu’il est par conséquent normal que les Ecritures nous paraîtront parfois étranges, complexes et dures à comprendre ; (iv) que nous devons pas faire le choix de n’étudier que les passages qui nous semblent faciles : il nous est en effet aussi précisément dit que “quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice; car il est un enfant” (Hb 5.13) ; (v) que, par conséquent, la prédication de tout le conseil de Dieu sera parfois complexe et qu’elle exigera de l’assemblée des efforts mentaux.

IV. Une mauvaise interprétation de l’Ecriture peut nous conduire à la destruction (v.16)

L’interprétation de la Bible est une question de vie ou de mort ! C’est pourquoi les personnes ignorantes et mal affermies (ceux qui écoutent les faux prophètes) qui tordent le sens des Ecritures ne devraient pas écouter les faux prophètes mais revenir à l’enseignement des Apôtres et au sens réel des autres Ecritures.

V. Se garder de l’erreur et de la destruction en croissant dans la grâce et la connaissance de Jésus (v.17-18)

Sachant que la mauvaise interprétation des Ecritures peut nous mener à la destruction, gardons-nous en croissant dans la grâce et la connaissance de Jésus (cf. 1.2-3) lequel nous donnera la puissance (1.3) pour affermir notre élection (1.10)

Conclusion : tout est pour la gloire de Christ (v.18)

La dernière phrase de Pierre nous montre que son but en écrivant cette lettre est de rendre gloire à Jésus-Christ. Le message de 2 Pierre, c’est que la joie de l’espérance est la puissance pour être pieux, et que c’est en connaissant les promesses de Dieu que l’on recevra cette puissance (1.3-4). Et ces promesses, cette puissance, cette espérance, cette joie nous sont données par grâce. Et c’est pourquoi Pierre peut dire : “A lui soit la gloire maintenant et à jamais ! Amen !”.

D’après un sermon de John Piper.





Comment ne devriez-vous pas vivre ! (2 P 3.10-14)

20 01 2007

2 Pierre 3.10-14

Ces versets sont le suite de la réponse de Pierre à ceux qui disent : “Où est passé la promesse de son avènement ?”. L’argument de Paul contre ces faux enseignants qui s’adonnaient à la convoitise du monde (cf 1.4), à la cupidité (2.3, 14) et à l’arrogance (2.10-11), c’est que le monde qu’ils aiment et auquel ils tiennent disparaîtra !

I. Le jour du Seigneur (v.10, 12)

Pierre reprend ici l’image du voleur utilisé par le Seigneur lui-même (Mt 24.42-43) pour signifier que la venue du Seigneur sera soudaine et inattendue. Au jour du Seigneur (v.10) qui est aussi le jour de Dieu (v.12), le monde tel que nous le connaissons sera détruit par le feu (v.10, 12) et alors apparaîtra la nouvelle création.

II. La promesse de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre où la justice habitera (v.13)

Il n’est pas nécessaire de penser que les nouveaux cieux et la nouvelle terre seront des réalités totalement nouvelles, créées ex nihilo. Il faut en fait mieux comprendre la “dissolution” de toute chose comme un événement qui purifie et transfigure l’univers et non comme un événement qui détruit un univers que Dieu a créé bon (Gen 1.31) et qui attend d’ailleurs lui-même sa libération de la corruption (Rom 8.22). Le contexte du passage fournit d’ailleurs un indice qui va dans ce sens : au verset 6-7 il est dit que le monde tel que Noé le connaissait “périt” par l’eau et que, de même, le monde tel que nous le connaissons périra par le feu. Ainsi, le déluge d’eau n’avait pas complètement détruit la création. De même, le déluge de feu ne détruira pas complètement la création, mais elle la purifiera tellement qu’on peut parler de “nouveaux cieux” et d’une “nouvelle terre” où la justice habitera (v.13) par opposition au monde que nous connaissons et qui doit justement être jugé pour et purifié de son injustice.

II. Comment ne devrions-nous pas vivre à la lumière de cette événement ! (v.11)

Puisque ce monde va passer et qu’il sera jugé pour son injustice, nous ne devons pas nous attacher à ce qui est sur le point de disparaître. Au contraire, la sainteté de notre conduite et notre piété doivent être exemplaires (v.11) ! En effet, les seules choses qui survivront au jugement de feu, ce sont notre sainteté et notre piété… Si nous vivons ainsi, alors, d’une certaine façon, nous hâtons l’avènement du jour de Dieu. Non pas que nous le hâtions dans l’absolu parce que “les temps et les moments” ont été fixés par le Père “de sa propre autorité” (Ac 1.7). Mais puisque Dieu semble tarder à accomplir sa promesse afin de nous laisser le temps de nour repentir (v.9) et de vivre une vie sainte (v.11), alors si nous nous repentons et si nous vivons une vie sainte alors, de notre point de vue, nous hâtons son avènement puisque nous remplissons les conditions au retour de Christ (cf. Mc 13.10, Rm 11.25).

Conclusion : S’efforcer d’être trouvés par lui sans tâche et sans défaut (v.14)

Notre motivation pour vivre une vie pieuse et sainte, c’est (i) parce qu’il n’est pas sage de nous investir dans ce qui est voué à la destruction (v.10-12) alors que la seule chose qui nous emporterons avec nous sera le fruit de notre sanctification ; (ii) parce que nous attendons la nouvelle création où la justice habitera (v.13) et que nous vivons à la lumière de cette grâce future, à la lumière de la justice et de la gloire de Dieu. Dans cette perspective, il nous faut vivre en poursuivant avec zèle la pureté en toute chose. Où trouverons-nous la puissance pour vivre une telle vie ? En Dieu, par la connaissance de Jésus-Christ (1.3-4) !

D’après un sermon de John Piper.





Où est la promesse de son avènement ? (2 P 3.1-10)

14 01 2007

2 Pierre 3.1-10

I. Pierre veut tenir en éveil les croyants (v.1-2)

C’est pour tenir en éveil les croyants (v.1, cf.1.13) dans l’attente de la Seconde Venue que Pierre écrit cette lettre afin qu’ils puissent affermir leur élection (1.10) et qu’ainsi ils soient effectivement sauvés (1.11). Cette lettre est ainsi un rappel de ce que les saints prophètes avaient annoncés (cf. Mal 4.1-2) et du commandement du Seigneur, probablement celui de veiller (Mt 24.42), transmis par les Apôtres.

II. Dans les derniers jours, les faux prophètes nieront l’idée de la Seconde Venue (v.3-4)

Pierre a conscience de vivre dans les derniers temps (v.3) puisqu’il y a, dans l’Eglise, des personne qui raillent l’idée d’une Seconde Venue en prenant comme fondement de leur moqueries l’argument que les lois de la nature sont constantes et que par conséquent il n’y aura pas de fin physique à ce monde et que Jésus ne reviendra pas corporellement (v.4). C’est pourquoi ils disent : “Où est la promesse de son avènement ?”.

III. Pierre répond à leur scepticisme de trois façons (v.5-9)

1. Les faux docteurs voulait ignorer que c’est Dieu qui a fait le monde et qu’il se maintient tel qu’il est seulement par sa Parole (v. 5-7). Mais puisque c’est Dieu qui a créé le monde par sa Parole et qu’il le soutient par sa Parole, Dieu est tout à fait capable de détruire ce monde par sa Parole lors de l’avènement surnaturel de Christ. Il l’a déjà fait lors du déluge d’eau à l’époque de Noé, et le monde d’alors périt. Et il le fera encore par un déluge de feu lorsque Jésus reviendra, et ce monde périra de même.

2. Pour Dieu, mille ans sont comme un seul jour (v.8). Pierre explique ici que ce n’est pas parce que Christ n’est pas encore revenu qu’il ne reviendra jamais. En fait, dans le référentiel de Dieu, le temps passé depuis la résurrection de Christ jusqu’à maintenant, ce n’est vraiment rien – comme un seul jour en fait, puisqu’il existe depuis toujours.

3. Dieu use de patience envers les pécheurs afin qu’ils se repentent (v.9). Le fait que Christ semble tarder à venir résulte en fait de ce qu’il laisse le temps aux pécheurs de se repentir. Le problème, c’est que les faux docteurs utilisent ce supplément de temps où Dieu, dans sa patience, leur ordonne de se repentir pour justement se moquer de la Seconde Venue de Christ qui tarde à venir.

Conclusion : Christ peut revenir à n’importe quel moment (v.10)

Puisque Christ reviendra comme un voleur pour établir définitivement la nouvelle création, nous devons rejeter l’enseignement des sceptiques et attendre la manifestation de notre bienheureuse espérance !

D’après un sermon de John Piper.





Mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie… (2 P 2.10-22)

7 01 2007

2 Pierre 2.10-22

Dans ce passage, Pierre continue à décrire les faux prophètes dont il parle depuis le début du chapitre :

I. Ils sont audacieux et arrogants (v.10b-13a)

On ne sait pas exactement que sont “les gloires” dont parle le verset 10. Le contexte permet de conserver deux possibilités :

- soit il s’agit des anges déchus dont parle le verset 4 ; et dans ce cas, les faux prophètes n’aurait pas crainte d’injurier ses anges déchus que même les anges de Dieu, plus puissant que ces derniers, n’injurient pas parce qu’ils laissent le jugement de ces anges à Dieu qui est seul juge.

- soit il s’agit de la gloire du Père et du Fils dans la Seconde venue (cf. 1 P 1.11 où le mot “gloires” est employé) ; dans ce cas, les faux prophètes se moqueraient de l’idée d’une Seconde Venue de Christ (cf. 2 P 3.3-4). Il faudrait alors comprendre le verset 11 en le lisant ainsi : “les faux prophètes insultent la Seconde Venue de Christ, mais les anges, qui sont plus puissants que les faux prophètes, ne les insultent pas, car ils laissent au Seigneur le soin de les juger”.

Toujours est-il que dans les deux cas, les faux-prophètes remplis d’arrogance et d’audace osent faire ce que même les anges n’osent pas. Ils sont comme des animaux qui ne savent pas de quoi ils parlent (v.12). Ils sont remplis d’orgueil spirituel par les fables qu’ils inventent eux-mêmes.

II. Ils sont goinfres et cupides (v.13b-16)

Ils font en plein jour ce que les autres pécheurs ne font que la nuit. Ils ont instaurés dans l’Eglise des banquets où l’on se goinfre (v.13b) et leurs yeux sont remplis d’adultères (v.14). Ils sont aussi comme Balaam (v.15-16), ce qui signifie probablement qu’ils prophétisaient et enseignaient contre de l’argent. Et le pire, c’est qu’ils prennent dans leur piège des âmes mal affermies (v.14), ceux qui viennent à peine d’échapper à ceux qui vivent dans l’égarement : autrement dit, ils s’attaquent aux nouveaux convertis.

III. Ils sont des fontaines sans eau, leurs promesses sont du vent (v.17-19)

Leur promesse ne sont que du vent : ils promettent la liberté, mais ils n’ont à offrir que l’asservissement à leur corruption (v.19) car les convoitises de la chair ont triomphé d’eux (v.18) et ils en sont donc esclaves (v.19)car il n’y a pas de liberté auprès des faux-prophètes.

IV. Leur condition est pire que s’ils n’avaient jamais connus l’Evangile (v.20-22)

Pierre nous montre ici qu’il arrive que la Parole soit semée et qu’elle commence à croître mais qu’à un moment la semence est étouffée par les épines des soucis, des richesses et des plaisirs de la vie, ne portant aucun fruit et mourant finalement (cf. Luc 8.14). De telles personnes ont renié le maître qui les a rachetés (v.1) et montrent ainsi qu’elles n’ont jamais vraiment connu la voie du Seigneur. Il faut souligner deux choses ici :

- Pierre nous donne ici le principe que plus on connait de choses sur Christ et son Evangile, plus on sera sévèrement jugé (cf. Luc 12.47-48). C’est pourquoi mieux valait pour eux de n’avoir pas connu la voie (v.21). Pierre avertit les nouveaux convertis que s’ils abandonnent la voie maintenant, ils seront encore pires que des païens.

- Pierre n’est pas en train de dire ici que l’on peut perdre son salut. Il est plutôt en train de dire que l’Eglise peut perdre ses membres, que ceux qui ont fait profession de foi et qui ont même commencé à se purifier peuvent se détourner de Christ et se perdent. Mais Pierre nous avertit que nous ne devrions pas être surpris : les chiens retournent à leur vomi, et les truie – même lorsqu’elles ont bien été nettoyées extérieurement – finissent toujours par se vautrer à nouveau dans la boue (v.22). Autrement dit, le fait que certains se perdent sert de révélateur à ce qu’on est vraiment : ceux qui sont vraiment chrétiens persévéreront jusqu’à la fin ; ceux qui ne persévèrent pas jusqu’à la fin n’ont jamais été vraiment chrétiens.

D’après un sermon de John Piper.





Le sort des faux-prophètes : leur ruine ne sommeille point (2 P 2.1-10)

28 12 2006

2 Pierre 2.1-10

I. Des faux prophètes dans l’Eglise (v.1-3)

Pierre nous prévient qu’il y aura des faux prophètes dans l’Eglise – et même s’il parle au futur, sa lettre montre bien que ces faux enseignants étaient déjà présent (v.1). Ceux-ci ont renié “le maître qui les a rachetés”. Les chrétiens ne s’appartiennent pas à eux-mêmes (cf. 1 Co 6.21), c’est pourquoi ils doivent glorifier leur maître dans leur esprit et dans leur corps. Mais l’enseignement de ces faux prophètes étaient une apologie argumentée (v.3) de la “liberté sexuelle” (v.2). L’erreur des faux enseignants semblait être une erreur de moralité et non de doctrine. Cependant ces deux types d’erreurs vont l’une avec l’autre. La façon dont nous vivons et la façon dont nous estimons Christ sont corrélés. Et ce qui arrive ici, c’est que ces faux prophètes et leurs disciples vivaient d’une façon si désobéissante que c’était là une occasion facile que Christ soit calomnié à cause de leur comportement.

II. Le Dieu qui juge (v.4-8)

Puisque Dieu a puni l’injustice dans le passé, il le fera à l’avenir : la condamnation des injustes les menace, leur ruine ne sommeille pas (v.3).

Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché (v.4) : les faux prophètes devraient apprendre qu’il ne faut pas mépriser l’autorité de Dieu.

Dieu n’a pas non plus épargné le monde qui existait à l’époque de Noé (v.5) : les gens dissolus qui pensent être en sécurité feraient bien de se rappeler du déluge. Dieu n’a pas non plus épargné Sodome et Gomorrhe (v.6-8) : ceux qui suivent l’enseignement des faux prophètes devraient se souvenir que Dieu a jugé Sodome et Gomorrhe pour leur dissolution.

Conclusion (v.9-10)

Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux comme Noé et comme Lot, mais il sait aussi réserver les injustes pour le jour du jugement. Et non seulement il le sait, mais aussi il le fait. Par conséquence, pour être délivrer du jugement, il faut se repentir de sa vaine façon de vivre dans ce monde et mettre notre foi en celui qui nous rachète. Lorsqu’il est dit que le Seigneur délivre les hommes pieux, il n’est pas dit qu’il délivre les hommes parfaits. Lot était loin d’être parfait. Les hommes pieux sont ceux qui mettent leur foi en Jésus et qui apprennent à aimer ce que Jésus aime.

D’après un sermon de John Piper.





Poussés par le Saint-Esprit, des hommes ont parlé de la part de Dieu (2 P 1.19-21)

21 12 2006

2 Pierre 1.19-21

I. La manière de prêter attention à la parole prophétique (v.19-20)

L’apôtre Pierre combattait l’enseignement de “faux prophètes” et de “faux docteurs” qui sévissaient au sein du peuple de l’Eglise (2 P 2.1) en tordant le sens des Ecritures (2 P 3.16). Autrement dit, certain faux docteurs donnaient aux textes bibliques une interprétation subjective loin de la vérité objective communiquée par Dieu. Et donc l’apôtre Pierre nous explique au verset 20 que la manière avec laquelle nous devons prêter attention à l’Ecriture (v.19), c’est en sachant que nous ne devons pas l’interpréter subjectivement, en fonction de la façon dont ça nous arrange : il nous faut en découvrir le sens objectif. D’où nous vient-il ?

II. Le sens objectif de la parole de Dieu nous vient… de Dieu (v.21)

La raison pour laquelle nous ne pouvons pas faire dire n’importe quoi au texte biblique, c’est parce que “ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu” (v.21). Autrement dit, la raison pour laquelle on ne peut pas faire dire à la Bible tout ce qu’on veut, c’est parce que la Bible c’est la parole de Dieu. Et donc c’est à Dieu de nous nous révéler le sens de sa Parole. Et Dieu accomplit cela en nous par l’oeuvre du Saint-Esprit – qui a déjà inspiré les prophètes. Dieu a parlé, c’est pourquoi nous devons prendre au sérieux sa Parole en venant à lui pour en comprendre le sens.

Conclusion

Le but de Pierre dans ce premier chapitre est de nous aider à affermir notre vocation et notre élection (v.10) et qu’ainsi nous soyons assurés de notre salut. La preuve de l’authenticité de notre foi, c’est une vie de piété qui produit du fruit en abondance (v.5-7) par la puissance de Dieu (v.3) et la connaissance de Christ si nous gardons ses grandes et précieuses promesses dans nos coeurs (v.4) dont l’une d’elles est la prochaine venue de Christ dans la gloire (v.15-18). Et où trouvons-nous ces promesses qui alimentent notre espérance ? C’est dans la parole prophétique de l’Ecriture (v.19) ! A-t-on besoin d’encouragements en attendant la venue imminente du jour – lorsqu’enfin nous serons parfait dans la gloire en tempérance, en patience, en amour fraternel et en charité ? Nous les trouvons dans la Bible. Il ne s’agit pas simplement de paroles humaines, car ces hommes étaient poussés par le Saint-Esprit et ont parlé de la part de Dieu. Et si nous les interprétons non selon notre envie mais avec le concours du Saint-Esprit, alors nous serons affermis dans notre vocation et dans notre élection.

D’après un sermon de John Piper.





Le testament de Pierre : le rappel de la gloire de Jésus-Christ (2 P 1.12-19)

15 12 2006

2 Pierre 1.12-19

I. Le testament de Pierre (v.12-15)

  1. Ce que dit Pierre dans cette lettre est déjà connu de ses destinataire car il s’adresse à des gens qui connaissent déjà la vérité et qui y sont affermis (v.12).
  2. Les jours de Pierre sont comptés : il sait qu’il va bientôt quitter cette vie (v.14).
  3. Pierre estime que c’est son devoir de rappeler aux croyants, pourtant déjà affermis, “les promesses les plus précieuses et les plus grandes” qui nous ont été donnés (v.13). C’est à cela que Pierre consacre la fin de sa vie : rappeler aux chrétiens les promesses qui leur sont faites.
  4. Son but, c’est qu’après son départ, les chrétiens se rappellent de ces glorieuses promesses (v.15). Pierre laisse derrière lui un héritage composé, non d’or et d’argent, mais de rappels de la puissance et de la gloire de Christ.

II. Les rappels de Pierre ne s’appuie pas sur des fables mais sur des faits historiques (v.16-18)

La raison pour laquelle les rappels de Pierre sont si importants, c’est qu’ils ne sont pas fondés sur des mythes mais sur des faits hitoriques dont il a été témoin oculaire. La grande promesse qu’il nous rappelle, c’est l’avènement – la seconde venue – de notre Seigneur Jésus-Christ. Cette promesse du retour de Jésus-Christ dans la puissance faisait intégralement partie de l’enseignement des apôtres – d’ailleurs ce n’était qu’un rappel, et non un enseignement nouveau, pour les destinataires de l’épître. Cette doctrine était pour eux essentielle et non secondaire : Christ a toute autorité et toute puissance et il revient. Et la preuve que donne Pierre que cette promesse n’est pas un mythe, c’est qu’il a vu de ses propres yeux, lors de l’épisode de la transfiguration (Mc 9.2-8), la gloire du Fils unique issu du Père.

Conclusion : vivre à la lumière de cette parole prophétique (v.19)

L’avénement de Notre Seigneur Jésus-Christ est un événement certain. Les chrétiens feraient bien de prêter attention à ses promesse grande et précieuse. L’image que Pierre utilise, c’est celle d’une lampe dans les ténèbres. Tous ceux qui vivent dans ce monde de péché risquent de trébucher sur quelques tentations ou sur quelques mensonges. Mais Pierre est en train de dire : “Prêtez attention comme à une lampe à la parole prophétique, à la promesse que Jésus revient. Gardez vos yeux fixés sur cette lumière, ne vous endormez pas (cf. v.9). Et attendez avec persévérance que le jour vienne et que l’étoile du matin apparaisse (cf. Apoc 2.28, 22.16) lorsque nous verrons Christ tel qu’il est “.

D’après un sermon de John Piper.





Affermissez votre élection (2 P 1.5-11)

8 12 2006

2 Pierre 1.5-11

I. Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la piété (v.5-7).

Remarquons d’abord le lien entre les v.5-7 et les v.3-4 : les v.3-4 montre ce que Dieu a fait pour que nous soyons pieux. “C’est pour cette raison” que nous devons faire tous nos efforts pour être pieux. Voilà l’éthique du Nouveau Testament : puisque Dieu nous a donné la puissance pour être pieux, soyons pieux. Nous travaillons à notre salut, non pas pour que Dieu oeuvre en nous, mais parce Dieu est déjà à l’oeuvre en nous (cf. Phil 2.13, 3.12).

A partir de là, nous pouvons développer une liste de qualités qui commence avec la foi – qui est la confiance dans les promesses de Dieu et le début de notre vie avec lui – et qui termine avec l’amour – qui est le but et l’achèvement de notre vie. Cette liste est en quelque sorte le fruit de la foi : la force morale, la connaissance, la maîtrise de soi, la persévérance, la piété, l’affection fraternelle, l’amour.

II. La conséquence de la vraie foi, c’est la piété (v.8-9).

D’après le v.8, ces qualités, si elles sont en nous, y foisonnent et produisent du fruit ne laissant pas stériles la connaissance de Jésus-Christ. En effet, il y a une connaissance superficielle de Jésus qui ne porte aucun fruit. Mais la vraie connaissance porte un vraie fruit. Le v.9 parle de personnes en qui ne sont pas ces qualités – en conséquence leur profession de foi lors du baptême ne leur a pas été utile, car il ne s’agit pas de vrai s chrétiens. L’homme est sauvé par la foi seule, mais la foi qui sauve n’est jamais seule. Elle produit son fruit, une piété véritable.

Conclusion : affermissons donc notre élection (v.10-11) !

Le danger que nous courrons si nous ne portons aucun fruit, ce n’est pas d’entrer dans le royaume sans récompense – non, c’est un danger bien plus grand, celui de ne pas entrer du tout dans le royaume. C’est pourquoi nous devons faire tous nos efforts pour vivre avec foi une vie de piété. C’est ainsi que nous affermisserons notre élection. Non pas que nous changerons le décret d’élection de Dieu ou que nous mériterons plus d’être élus de Dieu – car cela ne dépend que de la décision de Dieu seul qu’il a pris avant la fondation du monde. Mais si nous développons ces qualités avec foi, si nous avançons dans la sanctification, alors nous saurons que notre connaissance de Jésus-Christ n’est pas superficielle, mais que par elle nous est accordée l’entrée dans le royaume éternel de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur. Ainsi, nous aurons une assurance véritable de notre salut.

D’après un sermon de John Piper.





La multiplication de la grâce et de la paix (2 P 1.1-4)

1 12 2006

2 Pierre 1.1-4

I. Pierre : esclave et apôtre de Jésus-Christ (v.1).

Pierre est apôtre de Jésus-Christ et a ainsi une autorité toute particulière et pourtant il se présente d’abord comme esclave de Jésus-Christ. En fait, alors qu’il a une fonction unique dans l’Eglise, il ne se considère pas supérieur aux autres et s’adresse à ses destinataires comme “à ceux qui ont reçu en partage une foi de même prix que la nôtre”. L’introduction de cette lettre souligne l’humilité du grand Apôtre et l’égalité spirituelle des croyants devant Dieu qui se tiennent devant lui non par leur propre justice mais “par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ”.

II. La grâce et la paix multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur (v.2-4) !

Remarquons que la grâce et la paix ne sont pas des droits que nous avons, mais des dons qui nous viennent avec la connaissance de Dieu. Si nous voulons être plein de grâce, nous devons donc d’abord être plein de la connaissance de Dieu. D’ailleurs, cette connaissance de Dieu est la divine puissance dont Pierre parle au v.3.
Cette puissance est exercée par Dieu pour que nous recevions la vie éternelle et la piété. Remarquons ici que les deux notions liées : une vie qui plaît à Dieu et la vie éternelle. On ne peut pas avoir l’un sans l’autre. Si l’on vit une vie pleine de piété, cela signifie que l’on connaît Dieu et que l’on sera sauvé. Et si l’on a la vie éternelle par la connaissance de Jésus-Christ alors il sera aussi notre Seigneur et nous vivrons une vie de piété. Vie éternelle et piété sont intimement liées : il n’y a pas de justification qui ne produise de sanctification.

Mais si nous avons la connaissance que Dieu nous a appelés, qu’il l’a fait nous en fonction de nos oeuvres, mais par sa propre gloire et sa propre force, alors nous connaîtrons aussi que les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous appartiennent – à savoir la séparation d’avec la corruption de ce monde et l’union avec Dieu.

Conclusion : la puissance divine de Dieu (v.3) vient dans nos vies lorsque nous connaissons (v.2) et que nous avons foi (v.1) dans ses grandes et précieuses promesses (v.4). Et cette puissance agissante dans nos vies par les promesses de Dieu produit en nous la pratique de la piété (v.3) et l’espérance de la vie éternelle (v.3).

D’après un sermon de John Piper.








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