En sécurité dans sa main (Jn 10.22-29)

12 02 2008

Imaginez la scène : dans une grande salle où se rassemble tous les dimanches une église se trouve un pasteur. Il est en train de ranger les chaises et de faire un peu de ménage. Il ramasse un feuillet sur lequel sont imprimés les cantiques chantés lors du dernier culte. Et voici ce qui est griffonné sur cette feuille: « y en a marre du calvinisme à chaque sermon ». Le calvinisme, c’est un système de doctrine qui est associé au nom de Jean Calvin, et que l’on appelle aussi « doctrines de la grâce ».

Ca fait quelques dimanches que le pasteur prêche à partir de l’Evangile de Jean, et ce qui est marrant, c’est qu’il n’a jamais mentionné le nom de Calvin dans ses sermons. Tout ce qu’il a essayé de faire, c’est d’exposer, d’expliquer et d’appliquer les paroles de Jésus.

Ce que je veux dire, c’est que les doctrines qui sont liées à ce qu’on appelle « calvinisme » ne proviennent pas du Réformateur de Genève. Elles nous viennent de la Bible, de l’enseignement des apôtres et prophètes. Et ce que nous voyons dans le passage que nous allons lire, c’est que Jésus lui-même proclamaient ces vérités. C’est pourquoi, le grand évangéliste George Whitefield pouvait dire : « J’ai adopté le système calviniste non parce que je l’ai appris de Calvin, mais parce que je l’ai appris de Jésus-Christ ».

Jésus enseigne en effet que l’homme n’est pas par nature enfants de Dieu : au contraire, notre père, c’est le diable et nous sommes esclaves du péché parce que nous commettons le péché. Nous sommes morts dans nos péchés, c’est pourquoi nous avons besoin de naître de nouveau pour entrer, et même seulement pour apercevoir, le royaume de Dieu. Il faut le miracle de la nouvelle naissance par la puissance irrésistible de l’Esprit de Dieu pour que nous mettions notre foi en lui. Cette foi est un don de Dieu que nous ne méritons pas. Elle nous a été acquise à la Croix par Jésus-Christ lorsqu’il a été élevé à la manière du serpent de bronze. C’est pourquoi nous ne sommes absolument pour rien dans notre salut. La vie éternelle est un don de Dieu qu’il donne à certains et que nous ne pouvons perdre. Ces vérités sont proclamées par Jésus-Christ, et il les annonce dans ses sermons les plus publics, comme en Jean 6 ou ici en Jean 10.

Je vous invite donc à ouvrir votre Bible dans ce chapitre et à écouter la parole inerrante de notre Seigneur.

Jean 10.22-29 Lire la suite »





Tout par grâce (Jn 6.35-51)

11 02 2008

Ce que nous avons jusqu’ici nous conduit directement à la doctrine de l’élection, comme vous avez pu commencer à le voir dans l’étude biblique que vous avez faite en petits groupes. Dans les textes de Romains 9 et d’Ephésiens 1, vous avez été confrontés à un langage très fort qui fonde cette doctrine de la prédestination. Comment peut-on accepter cette idée qui nous est tellement contre-nature ? Voici maintenant le raisonnement que je vous propose et vous soumets, et qui vous aidera peut-être à comprendre et à accepter la nécessité de la prédestination.

Si nous sommes tous tellement dépravés que nous ne pouvons venir à Dieu à moins de naître de nouveau par la grâce irrésistible de Dieu, et si cette grâce particulière a été acquise par Christ sur la croix, alors il est clair que notre salut dépend uniquement de l’élection, c’est-à-dire du choix de Dieu.

Dieu choisit ceux qu’il sauve. D’après les textes que nous avons vu jusqu’à maintenant, on peut dire que cette élection est inconditionnelle parce que l’homme ne peut rien faire de lui-même pour que Dieu choisisse de le sauver. L’homme est mort dans ses offenses et dans ses péchés. C’est pourquoi il ne peut d’aucune façon mériter que Dieu choisisse de le sauver de sa mort.

Nous ne sommes pas en train de dire que nous serons sauvés sans condition, car ce serait mentir. Nous ne serons finalement sauvés et nous n’hériterons de la vie éternelle que si nous remplissons la condition d’avoir notre foi en Christ. Cela étant dit, il faut bien voir que notre foi n’est pas la condition de notre élection. C’est l’inverse : nous ne mettons notre foi en Christ qu’à la condition que nous ayons été élus avant la fondation du monde, qu’à la condition que Dieu ait acquis à la croix notre rédemption, qu’il nous ressuscite par sa grâce irrésistible et qu’il nous amène à la foi. Ou, autrement dit, la doctrine de la prédestination est la conséquence ultime de la logique du salut par la grâce seule. Tout est par grâce, et c’est ce qu’expose magnifiquement la doctrine de l’élection inconditionnelle : Dieu choisit de sauver des hommes sans aucun mérite de leur part. C’est ce que nous voyons dans le prochain texte que nous lisons ensemble en Jean 6 :

Jean 6.35-51
Lire la suite »





La nouvelle naissance : un miracle (Jn 3.1-21)

10 02 2008

Dans cette séance, nous allons tirer les conséquences de ce que nous avons vu ce matin. Nous allons tirer les conséquences de la corruption et de l’incapacité totale de l’homme à se soumettre à Dieu et à croire à l’Evangile de Jésus-Christ.

Ce que nous allons voir en Jean 3, c’est que, puisque nous sommes si corrompus et incapables de croire à l’Evangile, puisque nous résistons naturellement de toute nos forces à Dieu et que nous ne voulons pas venir à lui, alors il ne nous faut rien moins qu’un miracle de grâce pour que nous acceptions Jésus-Christ. Il faut que Dieu nous donne une nouvelle volonté, qu’il nous ressuscite spirituellement pour que nous venions à lui. Il faut qu’il enlève en nous toute résistance afin que nous ne lui résistions plus. Il faut qu’il nous appelle à lui pour nous rendre à la vie. Dieu peut venir à bout de toute résistance s’il le veut. C’est ce qu’on peut appeler la doctrine de la grâce irrésistible ou de l’appel efficace.

Après avoir vu cela, il faudra se demander contre quel paiement Dieu nous accorde la grâce de la repentance et de la foi. Ce n’est pas par nos œuvres puisque nous ne sommes capables de rien de spirituel ; c’est au contraire quelque chose d’extérieur à nous, à savoir la mort de Jésus, qui nous mérite le don de la repentance et de la foi. Et puisque tous les hommes ne recevront pas la repentance et la foi, c’est donc que Jésus n’est pas mort pour tous les hommes de la même façon. C’est ce que les calvinistes appellent doctrine de l’expiation limitée.

Je vous invite à ouvrir votre Bible pour voir en détails tout cela :

Jean 3.1-21

Dans le passage qui précède la section que nous venons de lire, Jean vient de raconter brièvement la voyage à Jérusalem que Jésus a fait au début de son ministère. Il était venu pour fêter la Pâque et avait trouvé les marchands installés dans le temple. Il avait alors fait un fouet avec des cordes et les avait chassés du temple, provoquant ainsi sa première controverse avec les pharisiens. Et voici la conclusion du récit (v.22-23) : « Pendant que Jésus était à Jérusalem, lors de la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui en voyant les signes miraculeux qu’il faisait. Mais Jésus n’avait pas confiance en eux, parce qu’il les connaissait tous. Il n’avait pas besoin qu’on le renseigne sur les hommes, car il savait lui-même ce qui est dans l’homme ».

C’est dans ce contexte que l’apôtre Jean relate l’entretien de Jésus avec Nicodème (v.1) : « Or, il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème ». L’apôtre Jean aurait pu tout simplement écrire : « Or il y avait un pharisien du nom de Nicodème », mais à la place il écrit : « Or, il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème ». Le lien est clair : Jésus « savait lui-même ce qui est dans l’homme. Or, il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème ». Ainsi, Nicodème est le représentant de tous ceux qui ont une certaine foi en Jésus, ou du moins une certaine considération pour lui, mais que Jésus ne considère pas comme authentique parce qu’il sait ce qu’il y a en eux.

Et dans cet entretien que Jésus accorde à Nicodème, un homme qui ressemble à ce que nous sommes par nature, Jésus nous apprend que la nouvelle naissance est un miracle de grâce que nous procure sa mort.

C’est ce que nous allons voir maintenant : premièrement la nécessité de la nouvelle naissance, deuxièmement l’irrésistibilité de la nouvelle naissance, et troisièmement la nécessité de la mort de Christ. Lire la suite »





Notre père : le diable ! (Jn 8.31-47)

9 02 2008

Jean 8.31-47

Dans cette controverse avec les pharisiens, Jésus nous enseigne quelle la condition naturelle de l’homme tant que Dieu ne lui accorde ni la grâce de restreindre son péché ni celle de le transformer. Il définit ici pour nous ce qu’on appelle la doctrine de la corruption totale et de l’incapacité totale de l’homme. Corruption et incapacité sont deux bons termes pour désigner la condition naturelle de l’homme sans Dieu. Cette corruption et cette incapacité sont si totales que Jésus peut faire cette affirmation très forte au v.44 : « vous avez pour père le diable ». Ca ne nous fait pas plaisir, mais c’est ce que Jésus disait aux personnes qui étaient en face de lui ce jour là, et c’est aussi ce qu’il nous dit aujourd’hui.

On peut résumer l’enseignement de Jésus dans ce passage en trois phrases. Premièrement, nous ne sommes pas par nature enfants de Dieu. Deuxièmement, nous sommes au contraire par nature enfants du diable. Troisièmement, parce que nous sommes enfants du diable, nous sommes par nature incapables de recevoir le témoignage de Jésus et de croire en lui.

Nous ne sommes pas enfants de Dieu, nous sommes les enfants du diable et nous sommes pour cette raison incapables de croire en Jésus. Lire la suite »





Les cinq points du calvinisme : Conclusion

8 05 2007

I. Quelques témoignages pour conclure

Il est possible de croire dans sa tête toutes les doctrines que nous avons énoncées précédemment et d’aller pourtant en enfer. Nous sommes par nature si prompts à nous tromper, et devenons si facilement hypocrites. C’est pourquoi notre préoccupation en écrivant ceci n’est pas seulement de convaincre des esprits, mais aussi de gagner des coeurs.

Nous souhaitons que chacun fasse la douce expérience de pouvoir se reposer sur le réconfort énorme qui provient des vérités que nous avons présentées. Nous souhaitons que chacun ressente l’immense désir pour la justice et pour la mission qui découle de ces vérités. Nous souhaitons que chacun apprenne à connaître et à faire confiance à la grâce souveraine de Dieu de telle sorte que Dieu, et Dieu seul, soit glorifié.

A cette fin, nous avons rassemblé ici quelques témoignages concernant l’impact que ces vérités ont eu sur certains grands chrétiens du passé. Pour ceux qui ont vraiment connu ces doctrines, elles n’ont jamais été uniquement des spéculations intellectuelles, mais elles ont toujours eu dans leur vie une grande puissance.
Lire la suite »





La persévérance des saints : les vrais croyants persévèrent dans la foi

1 05 2007

Il s’ensuit de ce que nous avons dit à la fin de l’article précédent que le peuple de Dieu persévèrera INFAILLIBLEMENT jusqu’à la fin et qu’il ne se perdra pas. Ceux qui ont été connus d’avance ont été prédestinés, ceux qui ont été prédestinés ont été justifiés, ceux qui ont été justifiés seront glorifiés. Dans ce processus, personne ne se perd. Si l’on appartient au peuple des élus de Dieu, alors notre sécurité est éternelle.

Mais la doctrine de la persévérance des saints va un peu plus loin que seulement cela. Cette doctrine énonce que les saints persévèreront infailliblement mais aussi qu’ils doivent persévérer dans l’obéissance qui vient de la foi. L’élection est inconditionnelle, ce qui n’est pas le cas de la glorification. L’Ecriture comporte beaucoup d’avertissements qui préviennent que ceux qui ne restent pas attachés à Christ seront finalement perdus.

Les sept affirmations suivantes résument notre compréhension de cette importante doctrine.
Lire la suite »





L’élection inconditionnelle : l’homme n’est pour rien dans son salut

23 04 2007

L’élection est la condition de la foi, et non l’inverse.

Si nous sommes tous tellement dépravés que nous ne pouvons venir à Dieu à moins de naître de nouveau par la grâce irrésistible de Dieu, et si cette grâce particulière a été acquise par Christ sur la croix, alors il est clair que notre salut dépend uniquement de l’élection de Dieu.

La notion d’élection renvoie au fait que c’est Dieu qui choisit ceux qu’il sauve. Nous disons que cette élection est inconditionnelle parce que l’homme ne peut rien faire de lui-même pour que Dieu choisisse de le sauver. L’homme est mort dans ses offenses et dans ses péchés. C’est pourquoi il ne peut d’aucune façon mériter que Dieu choisisse de le sauver de sa mort.

Nous ne sommes pas en train de dire que nous serons sauvés sans condition, car ce serait mentir. Nous ne serons finalement sauvés et nous n’hériterons de la vie éternelle que si nous remplissons la condition d’avoir notre foi en Christ. Cela étant dit, il faut bien voir que notre foi n’est pas la condition de notre élection. C’est l’inverse : nous ne mettons notre foi en Christ qu’à la condition que nous ayons été élus avant la fondation du monde, qu’à la condition que Dieu ait acquis à la croix notre rédemption, qu’il nous ressuscite par sa grâce irrésistible et qu’il nous amène à la foi.
Lire la suite »





L’expiation limitée : Jésus n’est pas mort de la même façon pour tous les hommes

16 04 2007

La mort de Christ permet à Dieu de manifester sa justice tout en justifiant l’impie.

L’expiation est l’oeuvre que Dieu a accomplie par Christ à la croix et par laquelle il nous remet la dette du péché. C’est ainsi qu’il apaise la sainte colère qu’il avait à notre encontre et qu’il nous compte au bénéfice de son salut. La mort de Christ était donc nécessaire puisque Dieu se serait montré injuste envers sa propre gloire s’il avait toléré le péché sans le sanctionner.

Romains 3.25-26 dit que Dieu a destiné Christ, “par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.”

Autrement dit, la mort de Christ était nécessaire pour démontrer que Dieu est juste lorsqu’il justifie des impies au moyen de la foi. Il aurait été injuste de pardonner les péchés des pécheurs sans la mort de Christ. En effet le péché n’est pas quelque chose de peu d’importance ; au contraire, tout péché est une insulte à la gloire de Dieu d’une gravité infinie. C’est pour cela que Christ a pris la malédiction qui pesait sur nous du fait de notre péché, si bien que nous sommes désormais justifiés sans que Dieu ne soit injuste.
Lire la suite »





La grâce irrésistible : Dieu peut venir à bout de toute les résistances, s’il le veut.

7 04 2007

Grâce résistible et irrésistible.

La doctrine de la grâce irrésistible ne veut pas dire qu’on ne peut résister à aucune influence du Saint-Esprit. La doctrine de la grâce irrésistible énonce plutôt que le Saint-Esprit peut venir à bout de toute résistance en nous et rendre ainsi irrésistible son influence.

En Actes 7.51, Stéphane dit aux conducteurs du peuple juif : “Hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d’oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi”. Paul mentionne ailleurs qu’on peut attrister et éteindre le Saint-Esprit (Eph 4.30 ; 1 Thess 5.19). Dieu donne à plusieurs reprises des conseils et des encouragements auxquels son peuple résiste. En fait, toute l’histoire de l’Israël de l’Ancien Testament est l’histoire de sa résistance permanente à Dieu, comme le montre la parabole des mauvais vignerons (Mt 21.33-43 ; cf. Rm 10.21).

La doctrine de la grâce irrésistible signifie que Dieu est souverain et qu’il peut venir à bout de toute les résistance, lorsqu’il le veut. “Il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main” (Dn 4.35). “Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut” (Ps 115.3). Lorsque Dieu entreprend d’accomplir son dessein souverain, personne ne peut lui résister avec succès.

C’est ce que Paul enseigne en Romains 9.14-18, et c’est ce qui fait réagir ceux qui s’opposent à cet enseignement : “Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ?”. Ce à quoi Paul répond : “Ô homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil ?” (Rm 9.19-21).
Lire la suite »





Notre totale dépravité : l’homme est par nature incapable de se soumettre à Dieu

31 03 2007

Par “dépravité de l’homme”, nous désignons la condition naturelle de l’homme tant que Dieu ne lui accorde la grâce ni de restreindre son péché ni de le transformer.

Sans aucun doute, l’homme pourrait agir d’une façon encore plus mauvaise envers son prochain. Mais si les raisons pour lesquelles il ne pêche pas autant que ce qu’il pourrait ne dérivent pas d’une soumission volontaire à Dieu, alors même sa “vertu” est mauvaise aux yeux de Dieu.


Romains 14.23
déclare que “tout ce qui ne relève pas de la foi est péché”. Il s’agit là d’un acte d’accusation radicale à l’égard de toute “vertu” naturelle qui n’est pas produite par un coeur humble et qui dépend de la grâce de Dieu.

Ceux qui examinent la condition du coeur humain ne seront jamais convaincus de sa terrible dépravité tant qu’ils l’évalueront en fonction de ce qu’il produit envers les autres êtres humains. Romains 14.23 rend manifeste que la dépravité de notre condition dépend en premier lieu de notre façon de nous conduire devant Dieu, et que c’est donc seulement en second lieu que notre façon de nous comporter devant les hommes à de l’importance. Si nous ne voyons pas cela, alors nous ne saisirons jamais combien notre dépravité est par nature totale.

La dépravité de l’homme est totale dans au moins quatre sens.
Lire la suite »








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.