Qui ira au paradis ? (Lc 18.9-14 ; 23.39-43)

10 04 2008

Luc 18.9-14 ; 23.39-43

C’est l’histoire de quatre hommes. Les trois premiers hommes sont sur trois croix. Condamnés à mort par la justice de leur pays, ils viennent d’être crucifiés et attendent dans une agonie lente et douloureuse la mort qui viendra bientôt les prendre. Le quatrième homme, quant à lui, est au pied des trois croix et observe attentivement le triste spectacle de cette triple crucifixion. Et la question que nous posons à ces quatre homme est la suivante : qui ira au paradis ?

Présentation des protagonistes

L’homme au pied des trois croix est un religieux de son temps qui répond à cette question de la même manière que tous les hommes religieux ou moralistes de tous les temps.

Le premier homme crucifié est un brigand qui ne croit ni en Dieu, ni au diable, ni au ciel, ni à l’enfer, ni au bien, ni au mal : cet homme ambitieux a été condamné à la crucifixion parce qu’il a tenté de soulever la population contre le pouvoir en place. C’est un homme moqueur qui apporte à notre question la réponse des hommes irréligieux ou cyniques.

Le deuxième homme crucifié, quand à lui, est aussi un brigand ; il mérite tout à fait d’être là où il est : c’est un dangereux tueur en série, et la loi de son temps pour les meurtriers de ce type, c’était la crucifixion. Et là, sur sa croix, il découvre une troisième réponse possible à notre question. Cette approche ne correspond ni à l’approche moraliste ou religieuse, ni à l’approche cynique ou irréligieuse, mais elle correspond à l’approche de l’Évangile, c’est-à-dire de la bonne nouvelle d’un paradis qui est accessible à ceux qui ne sont pas capables de le mériter mais qui l’obtienne par les mérites d’un autre, à savoir Jésus-Christ, qui est le dernier de nos trois hommes crucifiés.

Ce que je veux faire pendant les 10 minutes qu’il me reste, c’est passer en revue ces trois approches. Lire la suite »





La bonne perpective pour évangéliser (2 Cor 5.6-11)

12 11 2007

2 Corinthiens 5.6-11

Voici un texte encourageant, puisqu’il nous donne des raisons de ne pas perdre courage, et dans lequel Paul nous la bonne perspective que nous devons avoir lorsque nous cherchons à convaincre les hommes.

Nous devons d’abord considérer la perspective de la gloire à venir pour ne pas perdre courage.
Au verset 6, Paul déclare : “nous sommes donc toujours pleins de confiance.” Il y a dans ce texte trois raisons à cela. Lire la suite »





De nouveaux cieux et une nouvelle terre : création ex nihilo ou renouvellement de toutes choses ?

18 01 2007

Le Catéchisme de Heidelberg nous enseigne que ce qui console l’Eglise dans le retour de Jésus-Christ pour juger les vivants et les morts, c’est qu’il vient comme juge pour jeter dans la damnation éternelle tous ses ennemis et tous ceux de l’Eglise et qu’il vient nous prendre avec tous les élus dans la joie et la gloire célestes. Une question que l’on peut se poser est alors : Dans quel lieu aurons-nous part à cette joie et à cette gloire célestes ?

L’idée de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre nous est présentée dans plusieurs textes bibliques : en Esaïe 51.16, 65.17, 66.22, en 2 Pierre 3.13 et en Apocalypse 21.1. A partir de ces textes, plusieurs en sont arrivés à la conclusion que le monde tel que nous le connaissons est destiné au jugement et voué à la destruction ; et qu’au moment du jugement et de la destruction de cette création, Dieu créera ex nihilo (i.e. à partir de rien) une création entièrement nouvelle dans laquelle nous ferons l’expérience de la joie et de la gloire célestes et où la justice habitera. D’autres, au contraire, estiment que ces textes n’indiquent pas l’anihilation totale de notre univers, mais plutôt une transformation radicale, une transfiguration de la présente création, un renouvellement parfait de toutes choses.

Pour trancher cette question, nous examinerons un de ces passages : 2 Pierre 3.5-13.

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Faut-il parler de l’enfer ?

28 09 2006

Ce jeune homme dans mon bureau était très bien habillé et s’exprimait très bien. Il était diplômé d’un MBA très prestigieux, réussissait dans le monde de la finance et avait déjà vécu dans trois pays alors qu’il n’avait que 30 ans. Il n’avait jusqu’alors eu aucune compréhension réelle du Christianisme.

Ca me fit donc très plaisir lorsqu’il m’apprit qu’il s’intéressait à l’Evangile depuis qu’il fréquentait notre église. Il m’affirma même qu’il était prêt à accepter l’Evangile. Mais il y avait un dernier obstacle :

“Vous dites que si nous ne croyons pas en Christ, nous sommes perdus et condamnés. Je suis désolé, mais on ne peut pas me faire avaler ça. J’ai travaillé avec des gens très bien qui étaient musulmans, juifs ou athées. Je ne peux pas croire qu’ils vont aller en enfer juste parce qu’ils ne croient pas en Jésus. En fait, je ne peux pas comprendre l’idée même de l’enfer si Dieu est un Dieu d’amour – et même s’il est saint”.

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