La Confession Belge fut d’abord rédigée en français en 1561, par Guido de Brès (1523-1567), sous le titre de Confession de Foy. Elle fut ensuite traduite en latin, et prit alors le titre de Confessio Belgica, l’adjectif belgica qualifiant ici l’ensemble des territoires formés actuellement par les Pays-Bas et la Belgique.
Le texte, accompagné d’une adresse, a été écrit par Guy de Brès dans le but d’expliquer au roi Philippe II quelles étaient les croyances des réformés. Il s’agissait de démontrer que ces derniers n’étaient ni des rebelles, ni des hérétiques, mais des chrétiens, tout comme les catholiques, respectueux des lois civiles. De Brès espérait ainsi faire cesser les persécutions auxquelles étaient soumis ses coreligionnaires.
Le texte a subi l’influence des écrits de Calvin, notamment l’Institution de la religion chrétienne et la Confession de La Rochelle (ou Confessio Gallicana), mais il n’en reste pas moins une œuvre originale.
En 1566, la confession révisée fut adoptée lors d’un synode réuni à Anvers. Le texte, et non son contenu, fut à nouveau révisé lors du synode de Dordrecht (13 novembre 1618 – 9 mai 1619). Il fut alors reconnu comme l’une des trois références doctrinales (les Trois formes d’unité) à laquelle tous les ministres du culte des églises réformées étaient tenus de souscrire, les deux autres étant le catéchisme de Heidelberg et les canons de Dordrecht.
Source : wikipédia