Q. Quel type d’entreprise une femme peut-elle diriger ?
La question, comme ça, paraît saugrenue… Après tout, pourquoi une femme ne pourrait-elle pas diriger exactement le même type d’entreprise qu’un homme ? Certaines femmes ont exactement les mêmes capacités à diriger une entreprise que certains hommes. Les capacités de direction sont a priori également réparties chez les hommes et chez les femmes. Dès lors, poser une question telle que celle que nous posons semble relever d’un archaïsme purement machiste.
Pourtant, nous ne croyons pas que la question est aussi simplement réglée qu’en énonçant, sans doute à juste titre (même si certains contesteront même cela), que certaines femmes ont exactement les mêmes capacités que les hommes et donc que les femmes devraient avoir accès exactement aux mêmes fonctions dans la vie de l’entreprise que les hommes. En effet, il ne nous semble pas que la question fondamentale concerne les capacités des uns et des autres mais l’ordre des choses tel qu’il devrait être.
Dans cette série sur le sujet du rôle de l’homme et de celui de la femme, nous avons appris semaine après semaine plusieurs choses.
Premièrement, nous avions établi à partir du récit de la création que l’homme et la femme avaient tous deux été créés à l’image de Dieu en tant qu’homme et que femme et que cela impliquait une égalité de personne, une égalité de dignité, un respect mutuel, une harmonie, une complémentarité et un destin unifié.
Deuxièmement, nous avions vu que, depuis la Chute, la confusion régnait en ce qui concerne les rôles respectifs de l’homme et de la femme et que chacun, d’une manière ou d’une autre, essayait de dominer l’autre pour obtenir de lui ce qu’il souhaitait, résultant en un affreuse lutte entre les hommes et les femmes.
Troisièmement, nous avions vu qu’il n’en était pas ainsi à l’origine : l’homme et la femme, créés également à l’image de Dieu, devait, au départ, remplir des rôles complémentaires. C’était à l’homme que revenait la responsabilité première d’être le gardien moral du foyer et c’était à la femme de soutenir son mari dans cette responsabilité. Mais le Serpent a réussi à déstabiliser le bon ordre établi à Dieu en s’adressant à la femme comme si c’était elle qui était premièrement la gardienne de la moralité du couple. On avait alors vu que lorsque l’ordre des choses établi par Dieu est bouleversé, les hommes et les femmes sont plus vulnérables à la tentation du péché.
Quatrièmement, nous avions vu que Jésus était celui qui venait aussi pour restaurer l’harmonie des relations entres les hommes et les femmes. Il vient pour que les rapports entre eux ne se fassent plus sur le modèle du rapport dominant/dominé. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des rôles différents dans le couple, mais cela veut dire que celui qui dirige (l’homme) doit avant tout être un serviteur.
Cinquièmement, nous en étions venu à considérer le mystère du mariage : la signification cachée du mariage, c’est que la relation entre l’homme et la femme dans le couple est une parabole vivante de la relation entre Christ et l’Eglise.
Et nous avions alors pu définir la direction que les hommes doivent donner comme l’appel adressé par Dieu aux hommes à prendre la responsabilité première d’être semblables à Christ : des serviteurs qui conduisent leur foyer, qui le protègent et qui pourvoient à leurs besoins. De même, nous avions défini la soumission qui est demandée aux femmes comme l’appel adressé par Dieu aux femmes à honorer et à soutenir la direction de leur mari, et à l’aider selon leurs dons à porter cette responsabilité.
Sixièmement, nous avions vu que ce schéma de relations au sein de la famille était pertinent pour la vie dans l’Eglise. C’est pour cette raison d’ordre établie par Dieu que les femmes ne doivent pas gouverner et enseigner l’Eglise, pour la raison que c’est la charge des anciens qui sont les responsables de l’Eglise et que les femmes ne peuvent être anciens premièrement parce qu’en créant l’homme en premier, Dieu a enseigné aux hommes qu’ils devaient prendre la responsabilité de diriger dans leurs relations avec des femmes ; et deuxièmement parce que la chute d’Adam et Eve montre que lorsqu’on néglige le modèle de relation entre les hommes et les femmes donné par Dieu, alors ceux-ci sont plus susceptibles d’être trompés et de devenir des transgresseurs.
Nous avions pu définir l’autorité des anciens comme l’appel adressé par Dieu à des hommes spirituels et talentueux à prendre la responsabilité première d’être semblables à Christ : des serviteurs qui conduisent l’Eglise par leur enseignement. De même, nous avions défini la soumission du reste de l’assemblée comme l’appel adressé par Dieu au reste de l’Eglise, hommes et femmes, à honorer et à soutenir la direction de ses anciens, et à être équipés par eux pour accomplir les centaines de ministères variés que peuvent accomplir hommes et femmes pour le service de Christ.
Septièmement, nous avions vu que d’une manière générale, puisque l’argument avancé par Paul provient du récit de la création, le modèle de relation entre les hommes et les femmes établi par Dieu doit avoir des effets non seulement dans la famille et dans l’Eglise mais aussi dans toutes nos relations entre hommes et femmes.
Alors, quel type d’entreprise une femme peut-elle diriger ?