Quel type d’entreprise une femme peut-elle diriger ?

1 02 2007

Q. Quel type d’entreprise une femme peut-elle diriger ?

La question, comme ça, paraît saugrenue… Après tout, pourquoi une femme ne pourrait-elle pas diriger exactement le même type d’entreprise qu’un homme ? Certaines femmes ont exactement les mêmes capacités à diriger une entreprise que certains hommes. Les capacités de direction sont a priori également réparties chez les hommes et chez les femmes. Dès lors, poser une question telle que celle que nous posons semble relever d’un archaïsme purement machiste.

Pourtant, nous ne croyons pas que la question est aussi simplement réglée qu’en énonçant, sans doute à juste titre (même si certains contesteront même cela), que certaines femmes ont exactement les mêmes capacités que les hommes et donc que les femmes devraient avoir accès exactement aux mêmes fonctions dans la vie de l’entreprise que les hommes. En effet, il ne nous semble pas que la question fondamentale concerne les capacités des uns et des autres mais l’ordre des choses tel qu’il devrait être.

Dans cette série sur le sujet du rôle de l’homme et de celui de la femme, nous avons appris semaine après semaine plusieurs choses.

Premièrement, nous avions établi à partir du récit de la création que l’homme et la femme avaient tous deux été créés à l’image de Dieu en tant qu’homme et que femme et que cela impliquait une égalité de personne, une égalité de dignité, un respect mutuel, une harmonie, une complémentarité et un destin unifié.

Deuxièmement, nous avions vu que, depuis la Chute, la confusion régnait en ce qui concerne les rôles respectifs de l’homme et de la femme et que chacun, d’une manière ou d’une autre, essayait de dominer l’autre pour obtenir de lui ce qu’il souhaitait, résultant en un affreuse lutte entre les hommes et les femmes.

Troisièmement, nous avions vu qu’il n’en était pas ainsi à l’origine : l’homme et la femme, créés également à l’image de Dieu, devait, au départ, remplir des rôles complémentaires. C’était à l’homme que revenait la responsabilité première d’être le gardien moral du foyer et c’était à la femme de soutenir son mari dans cette responsabilité. Mais le Serpent a réussi à déstabiliser le bon ordre établi à Dieu en s’adressant à la femme comme si c’était elle qui était premièrement la gardienne de la moralité du couple. On avait alors vu que lorsque l’ordre des choses établi par Dieu est bouleversé, les hommes et les femmes sont plus vulnérables à la tentation du péché.

Quatrièmement, nous avions vu que Jésus était celui qui venait aussi pour restaurer l’harmonie des relations entres les hommes et les femmes. Il vient pour que les rapports entre eux ne se fassent plus sur le modèle du rapport dominant/dominé. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des rôles différents dans le couple, mais cela veut dire que celui qui dirige (l’homme) doit avant tout être un serviteur.

Cinquièmement, nous en étions venu à considérer le mystère du mariage : la signification cachée du mariage, c’est que la relation entre l’homme et la femme dans le couple est une parabole vivante de la relation entre Christ et l’Eglise.

Et nous avions alors pu définir la direction que les hommes doivent donner comme l’appel adressé par Dieu aux hommes à prendre la responsabilité première d’être semblables à Christ : des serviteurs qui conduisent leur foyer, qui le protègent et qui pourvoient à leurs besoins. De même, nous avions défini la soumission qui est demandée aux femmes comme l’appel adressé par Dieu aux femmes à honorer et à soutenir la direction de leur mari, et à l’aider selon leurs dons à porter cette responsabilité.

Sixièmement, nous avions vu que ce schéma de relations au sein de la famille était pertinent pour la vie dans l’Eglise. C’est pour cette raison d’ordre établie par Dieu que les femmes ne doivent pas gouverner et enseigner l’Eglise, pour la raison que c’est la charge des anciens qui sont les responsables de l’Eglise et que les femmes ne peuvent être anciens premièrement parce qu’en créant l’homme en premier, Dieu a enseigné aux hommes qu’ils devaient prendre la responsabilité de diriger dans leurs relations avec des femmes ; et deuxièmement parce que la chute d’Adam et Eve montre que lorsqu’on néglige le modèle de relation entre les hommes et les femmes donné par Dieu, alors ceux-ci sont plus susceptibles d’être trompés et de devenir des transgresseurs.

Nous avions pu définir l’autorité des anciens comme l’appel adressé par Dieu à des hommes spirituels et talentueux à prendre la responsabilité première d’être semblables à Christ : des serviteurs qui conduisent l’Eglise par leur enseignement. De même, nous avions défini la soumission du reste de l’assemblée comme l’appel adressé par Dieu au reste de l’Eglise, hommes et femmes, à honorer et à soutenir la direction de ses anciens, et à être équipés par eux pour accomplir les centaines de ministères variés que peuvent accomplir hommes et femmes pour le service de Christ.

Septièmement, nous avions vu que d’une manière générale, puisque l’argument avancé  par Paul provient du récit de la création, le modèle de relation entre les hommes et les femmes établi par Dieu doit avoir des effets non seulement dans la famille et dans l’Eglise mais aussi dans toutes nos relations entre hommes et femmes.

Alors, quel type d’entreprise une femme peut-elle diriger ?

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Hommes et Femmes dans la vie de tous les jours (1 Tim 2.13-14)

29 01 2007

1 Timothée 2.13-14

J’avais promis dimanche dernier que je reprendrais aujourd’hui là où nous nous étions arrêtés en 1 Timothée 2.13. Vous vous rappelez qu’aux versets 12-13, Paul avait dit : “Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; qu’elle demeure dans le silence”. Après avoir étudié la signification des mots “silence”, “enseigner” et “autorité”, nous étions arrivés à la conclusion que le genre d’enseignement dont il n’était pas approprié qu’une femme donne, c’est tout enseignement qui exprime l’autorité dont parle le verset 12.

Quel est cette autorité dont on parle ici ? Nous avions trouvé un indice en ce que les deux choses mentionnées côte à côte comme ne convenant pas aux femmes (enseigner et exercer une autorité sur les hommes) sont les deux choses qui définissent le travail des anciens dans l’Eglise : gouverner et enseigner. On voit cela en 1 Timothée 5.17 où il est dit que les anciens (i.e. les pasteurs, les surveillants) ont la charge de deux sortes de responsabilités : celle de gouverner et d’être les gardiens de la bonne doctrine.

C’est pourquoi, il est plus probable que l’autorité dont parle 1 Timothée 2.12 soit l’autorité de gouverner l’Eglise qui revient aux anciens, et que ce que nous trouvons dans ce verset concernant ce qu’il ne convient pas de donner aux femmes comme responsabilités dans l’Eglise, c’est que Paul pense qu’il ne convenait pas de donner aux femmes la charge d’anciens.

Nous avions résumé tout cela en donnant deux définitions : celle de l’autorité (v.12) et celle de la soumission (v.11).

L’autorité est l’appel adressé par Dieu à des hommes spirituels et talentueux à prendre la responsabilité première d’être semblables à Christ : des serviteurs qui conduisent l’Eglise par leur enseignement.

La soumission est l’appel adressé par Dieu au reste de l’Eglise, hommes et femmes, à honorer et à soutenir la direction de ses anciens, et à être équipés par eux pour accomplir les centaines de ministères variés que peuvent accomplir hommes et femmes pour le service de Christ.

Nous avions construit ces définitions de façon parallèle aux définitions que nous avions données de la direction et de la soumission dans le mariage telles que nous les présentait Ephésiens 5.

La direction est l’appel adressé par Dieu aux hommes à prendre la responsabilité première d’être semblables à Christ : des serviteurs qui conduisent leur foyer, qui le protègent et qui pourvoient à leurs besoins.

La soumission est l’appel adressé par Dieu aux femmes à honorer et à soutenir la direction de leur mari, et à l’aider selon leurs dons à porter cette responsabilité.

La raison pour laquelle il est important de comprendre tout cela, c’est parce qu’aussi bien de le cas de l’Eglise que dans celui de la famille, Paul fonde son enseignement sur l’ordre institué par Dieu lors de la création du monde. Paul ne décrète pas de façon arbitraire quel est le rôle des hommes et quel est celui des femmes, et il ne le dit pas seulement parce que c’est ce que la culture de son époque le poussait à dire. Il dit au contraire qu’il y a quelque chose dans la façon dont Dieu a fait les choses au commencement qui rend bon cet ordre des choses. Autrement dit, les hommes et les femmes s’accordent mieux dans le ministère, les hommes et les femmes sont mieux préservés, mieux nourris, mieux comblés et portent plus de fruit dans ce modèle de foyer et d’Eglise que dans n’importe quel autre modèle inventé par l’homme – parce que c’est Dieu qui nous a fait ainsi. Ca fait partie de son plan miséricordieux qui consiste à faire du bien aux hommes et aux femmes. Cela nous amène aux versets 13 et 14 de 1 Timothée 2. Dans ces versets, Paul donne deux raisons pour lesquelles ce sont les hommes et non les femmes qui doivent porter le responsabilité première de de conduire et d’enseigner l’Eglise.

“Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été trompé, c’est la femme qui, trompée, s’est rendue coupable de transgression“.

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Les hommes, les femmes et le ministère (1 Tim 2.8-15)

22 01 2007

1 Timothée 2.8-15

“Je souhaite donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains saintes, sans colère ni discussions. De même, que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui se prétendent pieuses. Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; qu’elle demeure dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été trompé, c’est la femme qui, trompée, s’est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans l’amour, et dans la sainteté”.

Nous avons vu la semaine dernère en Ephésiens 5.32 que le mariage était un mystère. Dieu lui avait donné dès le création une signification qui pendant longtemps n’a pas été pleinement révélée. Mais dans le Nouveau Testament, le mystère est pleinement mis en lumière. Et ce mystère, c’est que le mariage est une image, une illustration de la relation entre Christ et son Eglise. Dieu a déterminé que la relation entre un mari et son épouse serait l’image vivante de la relation entre Christ et l’Eglise.

Lorsque Dieu créa l’homme et la femme, il les créa homme et femme comme nous aussi nous sommes hommes et femmes – avec exactement les mêmes différences entre hommes et femmes – afin que chacun d’eux puissent remplir son rôle, des rôles complémentaires (y compris en ce qui concerne les relations que nous pouvons avoir avec toutes les personnes avec qui nous ne sommes pas mariés). Le rôle assigné à l’homme, c’est d’être à l’image de Christ alors que le rôle assigné à la femme c’est d’être à l’image de l’Epouse de Christ, de l’Eglise.

Et nous avons mis l’accent ces cinq dernières semaines sur le fait que ces différences n’étaient pas la conséquence du péché. Ce n’est pas le péché qui a créé ce qui est masculin et ce qui est féminin : c’est Dieu. Et ce n’est pas le péché qui a introduit dans l’existence de l’homme et de la femme des rôles distincts et complémentaires : c’est Dieu. Avant que le péché entra dans le monde, Dieu ordonna à Adam et le rendit apte à être pour sa femme Eve un conducteur aimant, affectueux et fort. Et avant que le péché entra dans le monde, Dieu ordonna à Eve et la rendit apte à être une épouse qui soutienne et honore sa direction et qui l’aide à porter cette responsabilité. Ils étaient tous deux à l’image de Dieu. Leur personne avaient une dignité égale puisqu’ils étaient tous deux à la ressemblance de Dieu. Mais ils étaient aussi différents en tant qu’homme et que femme. Leur situation était merveilleuse : ils se respectaient l’un l’autre, se servaient l’un l’autre, se complétaient l’un l’autre et se réjouissaient l’un de l’autre.

Mais le péché a détruit cette harmonie. L’homme a abandonné son rôle de chef-serviteur et est devenu passif ou cruel, insensible et indifférent, dénaturant d’une façon ou d’une autre le rôle de direction qui lui avait été confié. La femme, elle, a dénaturé d’une façon ou d’une autre la soumission biblique en déformant le soutien et l’honneur qu’elle devait à l’homme en manipulation, en manque de confiance, en vulnérabilité.

Paul, en Ephésiens 5 dans le passage que nous avons vu la semaine dernière, demandait à ce que l’on revienne au dessein original de Dieu. Il ne s’agit pas d’abolir ce que Dieu a créé au commencement mais justement de rétablir la véritable direction biblique confiée à l’homme et la véritable soumission biblique donnée à la femme. Voici la façon dont nous avions défini ces deux concepts la semaine dernière :

La direction est l’appel adressé par Dieu aux hommes à prendre la responsabilité première d’être semblable à Christ : un serviteur qui conduit son foyer, qui le protège et qui pourvoit à ses besoins.

La soumission est l’appel adressé par Dieu aux femmes à honorer et à soutenir la direction de son mari, et à l’aider selon ses dons à porter cette responsabilité.

Lorsqu’un mari dirige comme Christ et qu’une femme interagit avec lui comme l’épouse de Christ, l’harmonie et la mutualité qui se trouvent alors dans leur relation sont plus belles, apportent plus de satisfaction et portent plus de fruit que n’importe quel modèle de mariage inventé par l’homme. Dieu aime son peuple et il aime sa gloire. C’est pourquoi, lorsque nous adoptons sa vision du mariage, il est plus glorifié en nous et nous sommes plus heureux en lui.

Pour savoir si l’on a bien saisi la vision biblique du rôle et de la femme et si l’on est prêt à affirmer que cette vision est belle et véridique, je pense qu’il suffit de nous confronter à l’application que Paul fait de cette vision à la vie de l’Eglise et de voir si cela nous surprend et nous offense. Si dans le Nouveau Testament les rôles respectifs de l’homme et de la femme dans le mariage ne sont pas ancrés dans un orgueil malsain et dans des attentes culturelles, mais que cela provient du dessein original de Dieu dans la création, alors comment ce dessein original de Dieu se concrétisera-t-il dans la vie de l’Eglise ? C’est ce que nous verrons aujourd’hui en 1 Timothée 2.11-14.

Installons-nous devant ces versets qui n’ont pas la cote et écoutons pendant quelques minutes pour voir si ce qui nous est dit ici est aussi peu attrayant que ce que beaucoup de monde pense.

“Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; qu’elle demeure dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été trompé, c’est la femme qui, trompée, s’est rendue coupable de transgression”.

Afin de comprendre le concept de soumission dans ce passage, nous avons besoin de comprendre la signification du “silence” (“Que la femme écoute l’instruction en silence”), la signification de l’”enseignement” (“Je ne permets pas à la femme d’enseigner”) et la signification de l’”autorité” (“ni de prendre de l’autorité sur l’homme”). Examinons ces mots un par un.

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Des maris qui aiment comme Christ et des femmes qui se soumettent comme au Seigneur (Eph 5.21-33 ; 1 P 3.1-7)

15 01 2007

Ephésiens 5.21-33 et 1 Pierre 3.1-7

Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ. Femmes, soyez soumises à votre mari, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. En tout cas, comme l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leur mari en toutes choses. Maris, aimez votre femme, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par le bain d’eau et la parole, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut. De même, les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corp. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église, parce que nous sommes membres de son corps. “C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair”. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. Quoi qu’il en soit, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.

Vous de même, femmes, soyez soumises à votre mari, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leur femme, en voyant votre conduite chaste et respectueuse. Que votre parure ne soit pas ce qui est extérieur – cheveux tressés, ornements d’or, vêtements élégants - mais plutôt celle du coeur, l’être secret, la parure impérissable d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leur mari, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles en faisant le bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte. Vous de mêmes, maris, menez la vie commune avec compréhension, comme avec un sexe plus faible. Honorez votre femme comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.

Plongeons-nous dans le verset 31 de notre texte. Il s’agit d’une citation de Genèse 2.24 : “C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair”. Dans le verset suivant (v.32), Paul revient à cette citation et déclare : Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église”.

Pourquoi qu’un homme et une femme s’attache l’un à l’autre pour devenir une seule chair dans le mariage est-il un mystère ? La réponse de Paul au verset 32 c’est que le mariage est un mystère parce que sa signification la plus profonde a été jusqu’alors partiellement cachée mais que désormais elle nous est clairement révélée par l’Apôtre : le mariage est une image du Christ et de l’Eglise. Verset 32 : “Je dis cela par rapport à Christ et à l’Église”.

Le mariage est donc une métaphore, une image, une illustration, une parabole qui a une signification plus profonde que le fait qu’un homme et une femme deviennent une seule chair. Il s’agit d’une représentation de la relation entre Christ et l’Eglise. Telle est la signification la plus profonde du mariage. Le mariage est une image de la relation entre Christ et l’Eglise.

Remarquez comment les versets 28-30 établissent un parallèle entre Christ et l’Eglise, qui forment un seul corps, et l’homme et la femme qui sont une seule chair. “De même, les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin…”. Autrement dit, l’union de l’homme et de la femme qui deviennent une seule chair implique que, d’une certaine façon, ils sont maintenant un seul corps de sorte que lorsque le mari prend soin de sa femme, il prend en fait soin de lui-même. Puis Paul compare ce soin de l’homme pour sa femme au soin de Christ pour son Eglise. C’est ce qu’on voit à la fin du verset 29 où il dit que le mari nourrit et prend soin de sa propre chair “comme Christ le fait pour l’Église, parce que nous sommes membres de son corps”. Autrement dit, de même que le mari est une seule chair avec sa femme, de même l’Eglise est un seul corps avec Christ. Lorsque le mari prend soin de sa femme et la nourrit, il se nourrit et prend soin de lui-même. Et lorsque Christ prend soin de l’Eglise et la nourrit, il se nourrit et prend soin de lui-même.

Si vous voulez comprendre la signification que Dieu donne au mariage, vous devez d’abord saisir que nous parlons ici d’une copie et d’un original, d’une métaphore et d’une réalité, d’une parabole et d’une vérité. Et l’original, la réalité et la vérité, c’est le mariage de Dieu avec son peuple, ou le mariage de Christ avec l’Eglise ; alors que le mariage de l’homme et de la femme n’est que la copie, la métaphore et la parabole. Geoffrey Bromiley écrit : “De même que Dieu a fait l’homme en sa propre image, de même a-t-il fait le mariage terrestre à l’image de son propre mariage éternel avec son peuple” (God and Marriage, p. 43).

Une des choses que nous devons apprendre de ce mystère, c’est les rôles respectifs du mari et de la femme dans le mariage. Paul nous dit dans ce passage, entre autre, que les rôles du mari et de la femme ne sont pas attribués au hasard et qu’on ne peut les échanger sans obscurcir le plan de Dieu pour le mariage. Les rôles du mari et de la femme sont ancrés dans les rôles distincts de Christ et de son Eglise. Dieu veut dire par la relation entre le mari et la femme (par le mariage) quelque chose à propos de son Fils et de l’Eglise.

Nous voyons cela aux versets 23-25. Le verset 24 compare la femme à l’Eglise et le mari au Christ. Femmes, découvrez votre rôle spécifique en tant que femme en notant la relation de l’Eglise à Christ. Verset 24 : “En tout cas, comme l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses”. Et vous, maris, découvrez votre rôle spécifique en tant que mari en notant la relation du Christ à l’Eglise. D’abord au verset 23 : “Le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur”. Puis au verset 25 :Maris, aimez votre femme, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle”.

Réfléchissez un instant à ce que nous avons vu depuis le début de cette série de prédications. J’ai essayé de montré à partir de Genèse 1-3 que lorsque le péché est entré dans le monde, l’harmonie du mariage a été ruinée NON parce que les hommes seraient alors devenus des chefs et les femmes des femmes soumises, mais parce qu’à ce moment là, la direction humble et pleine d’amour de l’homme a été déformée chez certains hommes en une volonté de domination et chez d’autres hommes en indifférence et en paresse ; et parce qu’à ce moment là, la soumission intelligente et volontaire de la femme a été déformée chez certaines femmes en une servilité manipulatrice et chez d’autres femmes en une insubordination éhontée. Ce n’est pas le péché qui a créé la direction et la soumission dans le couple ; le péché les a simplement ruinées et tordues, les rendant hideuses et nuisibles.

Mais si cela est vrai, alors la rédemption que nous attendons de la venue de Christ n’est pas le démantèlement de l’ordre original et créationel d’une direction aimante de la part de l’homme et d’une soumission volontaire de la part de la femme, mais au contraire le rétablissement de cette direction et de cette soumission, purifiées des ravages induits par le péché. Et c’est justment ce que nous trouvons en Ephésiens 5.21-33. Femmes, que votre soumission perdue soit échangée et à nouveau modelée d’après le plan de Dieu pour l’Eglise ! Maris, que votre direction perdue soit échangée et à nouveau modelée d’après le plan de Dieu pour Christ !

C’est pourquoi, être le chef de la femme n’implique pas le droit de commander et de maîtriser. Il s’agit au contraire d’une responsabilité d’aimer comme Christ – de se livrer soi-même pour sa femme comme un chef-serviteur. Et la soumission biblique, ce n’est pas être une esclave, être contrainte par son mari et vivre dans la peur. Ce n’est pas ainsi que Christ veut que l’Eglise réponde à sa direction : il veut qu’elle soit libre, volontaire, joyeuse, se purifiant et se fortifiant.

Autrement dit, ce passage de l’Ecriture accomplit deux choses : il nous garde des abus que les maris pourraient faire de leur rôle de direction puisqu’il leur est ordonné d’aimer comme Jésus ; et il nous garde de déprécier la valeur de la soumission puisqu’il est ordonné aux femmes de répondre à cette direction comme l’Eglise répond à Christ.

Ce qui serait peut-être le plus utile ici, ce serait de donner une brève définition de la direction et de la soumission telles que je les comprends à partir de ce texte, et ensuite d’examiner une ou deux objections avant de conclure avec quelques applications pratiques.

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Jésus, les femmes et les hommes (Luc 13.10-17)

8 01 2007

Luc 13.10-17 :

Et il lui imposa les mains. A l’instant elle se redressa, et glorifia Dieu. Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait opéré cette guérison un jour de sabbat, dit à la foule : Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. Le Seigneur lui répondit : Hypocrites, chacun de vous, pendant le sabbat, ne détache pas son boeuf ou son âne de la mangeoire pour le mener boire ? Et cette femme, qui est une fille d’Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat ? Tandis qu’il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient confus, et la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qu’il faisait.

Jésus a fait plus que quiconque pour ramener entre l’homme et la femme la pureté et l’harmonie. Je vais illustrer cette vérité à partir de notre texte, puis je montrerai cette même vérité à partir d’autres de ses enseignements.

En ce jour de sabbat, il y avait une femme dans la synagogue. Elle était courbée et ne pouvait pas du tout se redresser. Ca durait depuis 18 ans. Jésus était aussi dans la synagogue. Ce jour-ci, c’était lui qui apportait l’enseignement. Mais ce qui se passe ici est assez extraordinaire. Jésus ne lui pose pas de questions à propos de sa maladie. La femme ne demande pas à Jésus de le guérir. Les versets 12 et 13 disent simplement : “Lorsqu’il la vit, Jésus l’appela et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité. Et il lui imposa les mains. A l’instant elle se redressa, et glorifia Dieu”.

Elle n’avait rien demandé. Elle n’avait fait aucun voeux. Elle n’avait pas supplié Jésus de la guérir, elle ne lui avait pas forcé la main. Il aurait pu terminer de faire sa leçon et rentrer tranquillement chez lui sans que qui que ce soit ne pense un instant à cette femme. Mais il s’arrêta. Il l’appela. Il prit l’initiative de traiter le problème de cette femme.

On voit ici Jésus passer à l’offensive. Il a quelque chose à dire. Il veut dire quelque chose concernant le sabbat et ce que signifie le sanctifier. Il a quelque chose à dire concernant l’hypocrisie des chefs de la synagogue qui donnent à boire à leurs boeufs le jour du sabbat mais qui sont furieux lorsque Jésus guérit. Et il a aussi quelque chose à dire concernant les femmes et les hommes.

C’est cet enseignement sur les femmes et les hommes qui nous intéresse aujourd’hui. Le verset 16 est notre verset-clé à ce sujet : “Et cette femme, qui est une fille d’Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat ?”. Si la seule chose dont Jésus voulait parler, c’était du bien qu’on peut faire le jour du sabbat ou de l’hypocrisie des chefs, il aurait pu simplement dire : “Et cette femme que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat ?”. Mais ce n’est pas ce qu’il dit. Il l’appelle “fille d’Abraham”. “Et cette femme, qui est une fille d’Abraham… ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne ?”.

Cette expression, “fille d’Abraham”, servait de message aux chefs de la synagogue : “la raison principale pour laquelle vous devriez vous préoccuper plus de cette personne qui souffre que d’un boeuf qui a soif, c’est que cette femme est héritière au même titre que vous des promesses faites à Abraham. Vous vous enorgueillez en disant : Nous sommes les enfants d’Abraham. Eh bien elle aussi est une enfant d’Abraham. Vous vous êtes préservés des avertissements de Jean le Baptiseur en disant : Nous avons Abraham pour père. Eh bien elle aussi a Abraham pour père”.

Ainsi, le message de Jésus aux chefs de la synagogue ne concerne pas seulement de la façon dont il faut garder le sabbat ou de leur hypocrisie, mais aussi de la relation entre les hommes et les femmes qui sont héritiers de la même promesse. Ce qu’il disait alors aux hommes dans la synagogue et ce qu’il dit aujourd’hui aux hommes dans l’Eglise, c’est à peu près ceci : “les croyantes au milieu de vous sont héritières des promesses de Dieu. Elle font partie des doux qui hériteront de la terre (Mt 5.5). Elles font partie des justes qui brilleront comme le soleil dans le royaume de leur Père (Mt 13.43)”.

Est-ce que vous voyez ce que cela implique pour nous, hommes et femmes d’aujourd’hui ? Maris et femmes ? Frères et soeurs ? Petits amis et petites amis ? Nos relations entre nous sont des relations entre hommes et femmes. Ce verset montre que nous devrions apprendre à nous considérer les uns les autres en utilisant les lunettes de la parole de Dieu. Je vous explique :

Ca faisait 18 ans que cette femme dans la synagogue était courbée. A quoi ressemblait sa situation ? Imaginez un peu : ça dû être horrible. Les gens vous regardaient bizarrement. Certains pensaient que vous aviez commis un terrible péché. Les gosses se moquaient de vous et plaisantaient sur votre dos. Vous ne pouviez regarder personne en face. Les gens ne savaient pas comment vous parler tellement ils étaient gênés. Vous ne pouviez pas avoir de relations sexuelles normales avec votre mari. Vous sentiez que vous étiez une occasion d’embarassement pour tout le monde autour de vous.

Et vous, que voyez-vous en cette femme ? Si vous étiez son mari, comment la considéreriez-vous ? Maris (devenons concrets !), que voyez-vous lorsque vous considérez votre femme ? La réponse à cette question dépend bien sûr des lunettes que vous adoptez. Ce que vous verrez sera très différent selon que vous la considérez avec les lunettes de Playboy ou avec celles de la Parole de Dieu. Si vous la regardez à travers les lunettes de la Parole de Dieu, vous verrez une fille d’Abraham. Si nous apprenons à voir les femmes chrétiennes de la façon dont Jésus voyait cette femme dans la synagogue, nous verrons en elles des héritières du Roi de gloire. Et cela affectera profondément nos relations avec elles.

Bien sûr, ça marche dans les deux sens. Les femmes peuvent tout autant être déçues par leur mari que les maris par leur femme. Les femmes sont aussi prompts à parler négativement de leur mari que les maris de leur femme. Les femmes sont aussi enclines à essayer de rendre conforme leur mari à l’image qu’elles se sont toujours faites de ce qu’ils devraient être que les maris de leur femme. C’est pourquoi il est probablement nécessaire de rappeler que les femmes aussi doivent apprendre à regarder leur mari à travers les lunettes de la Parole de Dieu. Il est fils d’Abraham en tant que croyant en Christ. Il brillera un jour comme le soleil dans le royaume de son Père. Malgré toutes ses imperfections il sera un jour changé en un clin d’oeil : tous ses péchés disparaîtront à jamais et il recevra un corps glorieux comme celui de Christ.

Je pense que, dans le siècle à venir, nous rougirons un peu lorsque nous regarderons en arrière pour voir comment nous étions capables de mal nous comporter les envers les autres – même sur le chemin de la gloire. Nous devrions nous montrer mutuellement de l’honneur, du respect et même de la crainte en tant qu’hommes et que femmes. Nos maisons seraient bien plus joyeuses si elles étaient remplies de marques d’estime mutuelle ! Et elles en SERONT remplis proportionnellement à notre façon de nous considérer les uns les autres à travers les lunettes de la Parole de Dieu – en tant que filles et fils d’Abraham, héritiers des promesses de Dieu et destinés ensemble à une gloire indescriptible.

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Hommes/Femmes : avant la chute (Gn 2.18-25)

1 01 2007

“Le SEIGNEUR Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui sera son vis-à-vis. Le SEIGNEUR Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel. Il les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide qui fût son vis-à-vis. Alors le SEIGNEUR Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. Le SEIGNEUR Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte” (Genèse 2:18-25).

La semaine dernière nous avons parlé du désastre dans lequel hommes et femmes vivent à cause du péché. Nous avons vu que les hommes pécheurs utilisent ce qui est en leur pouvoir pour exploiter des femmes afin d’atteindre des fins sordides. Nous avons aussi vu que les femmes pécheresses utilisent ce qui est en leur pouvoir pour exploiter des hommes afin d’atteindre des fins sordides. Il y a au moins un muscle qui est aussi puissant chez l’homme et chez la femme : leur langue. Et on voit tous les jours des hommes pécheurs et des femmes pécheresse brandir de leur petite poche remplie de moqueries cette arme afin de se démolir les uns les autres.

Mais nous avons vu il y a deux semaines que ce n’est pas ainsi que Dieu avait créé le monde. Nous nous sommes donc demandés : à quoi ressemblait la relation de l’homme et de la femme avant que le péché ne cause ce désastre ? A quoi ressemblaient les relations hommes/femmes avant que le péché les dénature et les transforme en ce que nous voyons aujourd’hui ?

Une partie de la réponse que nous avions donnée, c’est que l’homme et la femme avaient été créés à l’image de Dieu en tant qu’homme et que femmes. Nous avions souligné avec insistance que cela signifiait qu’il jouissait d’une égalité de personne, d’une égalité de dignité, d’un respect mutuel, d’une harmonie entre eux, d’une complémentarité et d’une destinée unifiée. Mais nous avions ensuite aussi souligné que cela n’était qu’une partie de la réponse.

Il nous restait cette question : au sein de cette égalité de personne et de cette égalité de dignité, n’est-il pas possible que l’homme ait des responsabilités spécifiques au fait qu’il est un homme et que la femme ait des responsabilités spécifiques au fait qu’elle est une femme ? Tout en se démontrant un pareil respect et une pareille attention mutuelle, n’est-ce pas possible que l’homme démontre son respect d’une façon qui lui est spécifique et que la femme démontre son respect d’une façon qui lui est spécifique ? Est-ce que l’égalité de personnalité ou la réciprocité de respect implique des responsabilités identiques ou même un accès égal à toutes les responsabilités ? Ou est-ce que Dieu a eu l’intention dès le commencement que notre égalité soit exprimée de façon différenciée dans notre rapport l’un à l’autre en tant qu’homme et que femme ?

C’est la question que nous examinons aujourd’hui. Et nous la conserverons pour encore quelques semaines tandis que nous essaierons de trouver ce que la Bible enseigne en matière de diversité et de complémentarité. Aujourd’hui nous examinerons la description biblique de ce qu’était l’homme et la femme tels que Dieu l’avait voulu avant que leur relation soit ruinée par le péché.

Je pense qu’il s’agit là d’une bonne question pour deux raisons. D’abord, la lecture de Genèse 2 implique ce genre d’interrogation. En Genèse 1, Moïse nous avait dit comment Dieu a créé souverainement toute chose à partir de rien et qu’il les a ordonnés de telle sorte que cela soit utile à l’homme. Puis Dieu créa l’homme, homme et femme il les créa à son image et déclara que tout ce qu’il avait fait était très bon.

Mais en Genèse 2, Moïse fait un zoom sur le sixième jour de la création. Et à la fin du chapitre, on se rend compte qu’une des raisons de ce gros plan, c’est de nous dire l’importance extrême de la relation qui est établie entre l’homme et la femme. En Genèse 1, il nous est dit quelque chose de très important : l’homme et la femme sont créés à l’image de Dieu. Mais au chapitre 2, il nous est dit quelque chose de plus précis. Le chapitre 2 nous pousse donc à nous poser cette question : en quoi l’homme et la femme sont-ils différents ?

L’autre raison pour laquelle je pense qu’il s’agit d’une bonne question (de se demander quelle était l’intention de Dieu concernait les relations hommes/femmes avant l’introduction du péché), c’est que dans le Nouveau Testament Jésus et Paul, lorsqu’ils utilisent l’Ancien Testament pour répondre à des questions sur les relations entre hommes et femmes, reviennent à la façon dont les choses étaient censées être avant la chute. Ils ne considèrent pas comme normative les relations en pagaille que nous trouvons en Genèse 3. Ils reviennent à Genèse 2 et nous parle de ce qui aurait dû être depuis le commencement.

Je vais donc faire quatre observations qui seront un début de réponse à la question de savoir si l’homme et la femme, au sein de leur égalité de personne, sont censés avoir des responsabilités différentes. Est-ce que Genèse enseigne que le fait d’être un homme ou d’être une femme implique certaine responsabiltés spécifiques ?

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Hommes/Femmes : conflits et confusion après la chute (Gn 3.16, 4.7)

27 12 2006

“Il dit à la femme: J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi… Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas la tête ? Mais si tu n’agis pas mal, le péché est tapi à ta porte, et son désir se porte sur toi : à toi de le dominer !” (Gn 3.16, 4.7).

La semaine dernière, nous avons parlé de Genèse 1.27. Il est très important de comprendre ce verset car c’est seulement ainsi que l’on sait ce que ça signifie d’être un humain, et en particulier ce que ça signifie d’être un humain homme ou femme. “Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, homme et femme il les créa”. Moïse a ajouté les mots “homme et femme” pour être sûr que personne ne ferait l’erreur de penser que le mot HOMME dans ce verset (“Dieu créa l’homme à son image”) ne parle que des humains hommes et non des humains femmes.

Genèse 5.1-2 dit la même chose : “Voici le livre de la postérité d’Adam. Lorsque Dieu créa l’homme (Adam), il le fit à la ressemblance de Dieu. Homme et femme il les créa, il les bénit, et il les appela du nom d’homme (Adam), lorsqu’ils furent créés”. L’enseignement clair de la Genèse, c’est que tous les êtres humains, aussi bien hommes que femmes, diffèrent radicalement de toute autre créature en ce qu’eux seuls sont à l’image et à la ressemblance de Dieu – aussi bien l’homme que la femme.

J’ai ensuite dit la semaine dernière que Dieu nous avait créés à son image EN TANT QU’HOMMES ET QUE FEMMES, alors cela implique une égalité de personne, une égalité de dignité, un respect mutuel, une harmonie, une complémentarité et un destin unifié.

“Egalité de personne” veut dire que ce n’est pas parce que l’homme a du poil sur son torse tel un gorille qu’il n’est pas moins une personne qu’une femme ; et ce n’est pas parce que la femme n’a pas de poil sur son torse tel un poisson qu’elle n’est pas moins une personne qu’un homme. Il y a entre eux égalité de personne et ce qui les différencie ne peut changer cette vérité.

“Egalité de dignité” veut dire qu’ils doivent être également honorés en tant qu’êtres humains à l’image de Dieu. Pierre dit en 1 Pierre 2.17 : “Honorez tout le monde”, c’est-à-dire tous les humains. Il y a un honneur qui est dû aux humains pour la simple raison qu’ils sont humains. C’est un honneur que nous devons même au plus méprisable des criminels – tel un Ted Bundy – parce qu’il est un humain et non un chien. Et cet honneur appartient aussi bien à l’homme qu’à la femme.

“Respect mutuel” veut dire que l’homme et la femme doivent être également zélés pour se respecter et s’honorer mutuellement. Le respect ne devrait jamais être à sens unique. Puisqu’ils ont été créés à l’image de Dieu, l’homme et la femme devraient se regarder mutuellement avec une sorte de crainte mêlée d’admiration qui est atténuée par le péché mais non complètement anihilée.

“Harmonie” veut dire qu’il devrait avoir une sorte de coopération pacifique entre l’homme et la femme. Nous devrions toujours trouver des moyen d’huiler nos relations afin qu’il existe entre l’homme et la femme un esprit d’équipe, des relations harmonieuses, une aide mutuelle et de la joie.

“Complémentarité” veut dire que nous ne sommes pas pareils. Il s’agit comme d’un chant à plusieurs voix : il ne faut pas le chanter à l’unisson mais respecter les voix de soprano et de basse, d’alto et de ténor. Les différences entre l’homme et la femme doivent donc être respectées, affirmées et valorisées. Cela veut dire que l’homme et la femme n’essaieront pas d’être la copie conforme l’un de l’autre, mais que chacun mettra en avant ses propres qualités pour leur enrichissement mutuel.

Enfin, “destinée unifiéde” signifie que l’homme et la femme, lorsqu’ils viennent à la foi en Christ, sont ensemble tous deux héritiers de la grâce de la vie (1 P 3.7). Nous sommes destinés dans le siècle à venir à vivre dans la même joie de la révélation de la gloire de Dieu.

Ainsi, en creant les êtres humains à son image en tant qu’hommes et que femmes, Dieu avait en tête quelque chose de fantastique. Et il l’a toujours en tête. Et en Jésus-Christ, il a l’intention de restaurer des ravages du péché cette vision de ce que sont l’homme et de la femme.

Nous avons vu très rapidement la semaine dernière la conséquence du péché sur la relation entre l’homme et la femme. Je veux approfondir un peu plus ce sujet ce matin. Au départ, j’avais décidé d’à peine vous en parler et de passer mon temps sur la vision de ce qu’étaient l’homme et la femme avant la chute. Mais ce message a pris une différente tournure et je vais finalement planter aujourd’hui le décor qui ne permettra de mieux comprendre la semaine prochaine la vision de ce qu’étaient l’homme et la femme avant la chute. Je veux que vous ressentiez parfaitement quel conflit il y a entre l’homme et la femme et combien grande est la confusion aujourd’hui concernant ce que cela signifie que d’être un homme ou une femme.

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Homme et Femme, il les créa à l’image de Dieu (Gn 1.26-28)

20 12 2006

“Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre’. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, homme et femme il les créa. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et soumettez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre” (Gn 1.26-28).

Ce matin, je veux réfléchir avec vous à trois choses que ce texte nous enseigne. La première c’est que Dieu a créé les êtres humains. La seconde c’est que Dieu nous a créés à son image. La troisième c’est que Dieu nous a créés hommes et femmes.

Il est possible d’accepter ces trois vérités sans pour autant être chrétien. Après tout, elles sont toutes trois enseignées ici dans les Ecritures juives. Ainsi, un bon Juif qui croit en ce que l’Ecriture dit accepterait ces vérités. Toutefois, même si on peut accepter ces trois vérités sans être chrétiens, ces trois vérités dirigent nos regards vers le christianisme. Elles supposent toutes trois un accomplissement qui ne vient qu’avec l’oeuvre de Christ. C’est ce dont je veux vous parler, en particulier en ce qui concerne la troisième vérité – celle que nous sommes créés à l’image de Dieu en tant qu’hommes et que femmes.

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