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	<title>Réflexions chaunypsiennes</title>
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	<description>Blog Réformé Evangélique</description>
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		<title>Réflexions chaunypsiennes</title>
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		<title>Le chemin étroit (Mt 7.13-14)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jul 2008 19:58:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Matthieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Matthieu 7.13-14 Dans ces deux versets, Jésus nous appelle à entrer dans son royaume et il n’y a qu’un seul chemin pour y arriver. C’est la conclusion de son sermon sur la montagne. Il a d’abord parlé du bonheur des citoyens du royaume (5.1-12) et de leur implication dans le monde (5.13-16), de la justice [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=474&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Mt%207.13-14;&amp;version=2;">Matthieu 7.13-14</a></b></p>
<p>Dans ces deux versets, Jésus nous appelle à entrer dans son royaume et il n’y a qu’un seul chemin pour y arriver. C’est la conclusion de son sermon sur la montagne. Il a d’abord parlé du bonheur des citoyens du royaume (5.1-12) et de leur implication dans le monde (5.13-16), de la justice qui se manifeste dans son royaume (5.17-48), de la véritable religion qui caractérise son royaume (6.1-36), de la relation aux autres (7.1-6, 12) et à Dieu (7.7-11) qu’ont les citoyens du royaume. Et maintenant, il demande à ses auditeurs d’entrer dans le royaume (7.13-14). Entrer dans son royaume, c’est devenir son disciple, c’est accepter Jésus comme son Sauveur et comme son Seigneur. Pour entrer dans ce royaume, il n’y a qu’une porte, qu’un seul chemin.</p>
<p><strong>I. Deux portes</strong></p>
<p>Les deux portes sont deux entrées dans l’éternité. Il y a deux entrées, mais il n’y a qu’une unique voie de salut. Ce n’est pas la porte par laquelle il est le plus facile d’entrer qu’il faut choisir, ce n’est pas celle qui est assez large pour nous laisser passer sans que nous n’ayons rien à changer. Il faut choisir la porte qui nous abaisse, qui nous humilie, celle qui nous oblige à abandonner notre orgueil et notre estime de soi, celle qui nous demande de placer notre confiance en Christ et non en nous-mêmes, mais qui paradoxalement nous comble d’une joie indescriptible. Quelle porte avons-nous choisi ?</p>
<p><strong>II. Deux chemins</strong></p>
<p>Les deux chemins sont deux façons de vivre. Il y a deux façons de vivre, mais une seule peut nous rendre vraiment heureux. Soit nous vivons comme bon nous semble sous notre propre autorité, soit nous vivons par la grâce de Dieu sous l’autorité du Seigneur pour son bon plaisir. Le vrai bonheur ne consiste pas à se gouverner soi-même, mais à accomplir le but principal de la vie de l’homme : glorifier Dieu en faisant de lui sans cesse notre joie. Quel chemin avons-nous choisi ?</p>
<p><strong>III. Deux destinations</strong></p>
<p>Les deux destinations sont la présence de Dieu ou la séparation d’avec lui. Il y a deux destinations, mais une seule comble les aspirations de l’être humain. L’homme est fait pour se réjouir de Dieu et toutes les joies qu’il trouve dans cette vie lui proviennent directement ou indirectement de Dieu. Si l’homme est donc absolument séparé de Dieu, c’est aussi de toute joie, de tout plaisir, de toute douceur et de toute amitié qu’il se privera en même temps. Mais dans la présence de Dieu, l’homme recevra de lui toute bonne chose, et par-dessus tout la présence-même de Dieu. Quelle destination avons-nous choisi ?</p>
<p><strong>IV. Deux groupes</strong></p>
<p>Les deux groupes sont ceux qui deviennent les disciples du Christ et ceux qui le rejette. Il y a deux groupes, mais un seul est heureux. Beaucoup rejettent le Christ et refusent de le suivre, pour leur propre condamnation, et selon les désirs de notre nature humaine. Mais ceux dont la nature a été changée, dont la volonté a été transformé pour embrassé ce sauveur sont « heureux » parce que le royaume des cieux leur appartient. A quel groupe avons-nous choisi d’appartenir ?</p>
<p><em>D&#8217;après un sermon de <a target="_blank" href="http://www.fpcjackson.org/resources/sermons/matthew/mat%20vol%203%20&amp;%204/16bMatt.htm">Ligon Duncan</a></em>.</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/chaunyps.wordpress.com/474/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/chaunyps.wordpress.com/474/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/chaunyps.wordpress.com/474/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/chaunyps.wordpress.com/474/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/chaunyps.wordpress.com/474/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/chaunyps.wordpress.com/474/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/chaunyps.wordpress.com/474/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/chaunyps.wordpress.com/474/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/chaunyps.wordpress.com/474/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/chaunyps.wordpress.com/474/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/chaunyps.wordpress.com/474/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/chaunyps.wordpress.com/474/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/chaunyps.wordpress.com/474/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/chaunyps.wordpress.com/474/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/chaunyps.wordpress.com/474/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/chaunyps.wordpress.com/474/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=474&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Le Christianisme, c’est bien, mais… je suis déjà quelqu’un de bien ! (Lc 18.18-27)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 17:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense de la foi]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Christianisme, c’est bien, mais… je suis déjà quelqu’un de bien : pourquoi aurais-je besoin d’un sauveur ? Le message du Christianisme peut se résumer en une toute petite phrase : « Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs ». Imaginez la scène suivante : vous vous promenez dans Paris, sur les [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=385&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Christianisme, c’est bien, mais… je suis déjà quelqu’un de bien : pourquoi aurais-je besoin d’un sauveur ?</p>
<p>Le message du Christianisme peut se résumer en une toute petite phrase : « Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs ».</p>
<p>Imaginez la scène suivante : vous vous promenez dans Paris, sur les quais, le long de la Seine. Au moment de passer sous le Pont Neuf, un individu vous jette une bouée de sauvetage en vous criant : « Attrape la bouée de sauvetage pour être sauvé de la noyade ». Qu’est-ce que vous feriez dans ce cas là ? Moi, je me dirais que cette personne est complètement tarée : je ne risque pas de me noyer en ayant mes deux pieds sur la terre ferme, et je n’ai certainement pas besoin d’une bouée de sauvetage.</p>
<p>Maintenant, imaginez que quelqu’un vous pousse dans la Seine alors que vous ne savez pas très bien nager. Vous commencez à vous affoler, à vous débattre. Vous êtes emporté par le courant, vous buvez la tasse. Et là, au moment de passer sous le Pont Neuf, un individu vous jette une bouée de sauvetage en vous criant : « Attrape la bouée de sauvetage pour être sauvé de la noyade ». Qu’est-ce que vous feriez dans ce cas là ? Vous attraperiez la bouée de sauvetage, et une fois les pieds sur la terre ferme, vous remercieriez votre sauveur.</p>
<p>C’est un peu pareil avec le Christianisme. Si on se dit qu’on est déjà quelqu’un de bien, alors le fait que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs ne semblera pas s’appliquer à nous. Mais si on sait qu’on n’est pas quelqu’un d’assez bon, alors le message du christianisme nous semblera tout d’un coup beaucoup plus pertinent.</p>
<p>Et ce que nous dit la Bible, c’est que même si on est déjà quelqu’un de bien, on a quand même besoin d’un Sauveur. Et j’aimerais vous le montrer à partir d’un épisode tiré de la vie de Jésus qu’on trouve dans l’Evangile de Jésus-Christ rapporté par Saint-Luc au chapitre 18, verset 18 à 27. C’est l’histoire de quelqu’un de bien sous tout rapport. Il n’a jamais trompé sa femme, il n’a tué personne, il n’a jamais rien volé, il n’a jamais menti contre son prochain pour lui faire du mal, il respecte ses parents, bref, c’est déjà quelqu’un de bien. Et pourtant, Jésus va lui montrer que même s’il est déjà quelqu’un de bien, il n’est pas assez bon et qu’il a quand même besoin d’un sauveur. Voici ce que nous dit la Parole de Dieu dans ce passage :</p>
<p>‘Un chef interrogea Jésus et dit : « Bon maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? ». Jésus lui répondit : « Pourquoi m&#8217;appelles-tu bon ? Personne n&#8217;est bon, si ce n&#8217;est Dieu seul. Tu connais les commandements : Tu ne commettras pas d&#8217;adultère ; tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas de vol; tu ne porteras pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ». « J&#8217;ai respecté tous ces commandements dès ma jeunesse », dit-il. Après avoir entendu cela, Jésus lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi ». Lorsqu&#8217;il entendit ces paroles, l’homme devint tout triste, car il était très riche. Voyant qu&#8217;il était devenu tout triste, Jésus dit : « Qu&#8217;il est difficile à ceux qui ont des richesses d&#8217;entrer dans le royaume de Dieu ! En effet, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d&#8217;aiguille qu&#8217;à un riche d&#8217;entrer dans le royaume de Dieu ». Ceux qui l&#8217;écoutaient dirent : «Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ».’</p>
<p>J’aimerais vous montrer trois choses dans ce texte. Premièrement, ce dont les gens bien ne veulent pas : un sauveur. Deuxièmement, ce dont les gens bien ont quand même besoin : un sauveur. Et troisièmement, ce que Dieu donne même aux gens bien : un sauveur.  <span id="more-385"></span></p>
<p><strong>I. Ce dont les gens bien ne veulent pas, c’est un sauveur. </strong></p>
<p>La religion naturelle de l’homme, c’est de considérer l’entrée au paradis comme un examen : si on fait les choses assez bien, si on a la moyenne, alors Dieu nous acceptera au paradis.</p>
<p>C’est exactement la manière d’aborder les choses que l’on trouve dans ce texte. V.18 : ‘Un chef interrogea Jésus et dit: «Bon maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ?»’. Voyez comment il formule sa question : « que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ?». Cet homme avait l’impression de pouvoir y arriver par lui-même. Il s’adresse à Jésus pour savoir quels sont les critères qu’il faut remplir pour hériter de la vie éternelle, pour mériter son paradis. Il veut juste savoir sur quoi il va être noté, et ensuite il va faire ce qu’il faut pour y arriver.</p>
<p>Cet homme nous ressemble, il est comme nous. Sa mentalité est la nôtre, il agit sur le principe du dicton ancien « Aide-toi et le ciel t’aidera » ou encore sur celui du slogan de Nike : « Just do it ! Fais-le ! ». C’est pour cette raison que les gens bien ne veulent pas d’un sauveur : ils croient qu’ils peuvent y arriver par leur propres moyens, ils croient qu’ils sont assez bons pour obliger Dieu à les accepter, ils croient qu’ils sont assez forts pour réussir l’examen d’entrée au paradis.</p>
<p>Alors que fais Jésus ? Il va lui répondre en lui montrant qu’il n’est pas quelqu’un d’aussi bien que ce qu’il pense.</p>
<p>D’abord, au v.19 : Jésus lui répondit : Pourquoi m&#8217;appelles-tu bon ? Personne n&#8217;est bon, si ce n&#8217;est Dieu seul’. En disant cela, Jésus oblige cet homme à préciser par le mot bon. On utilise le mot bon ou bien un peu de la même façon qu’on utilise le verbe aimer ou adorer. On dit à la fois « j’aime la pizza » et « j’aime ma femme », « j’adore le chocolat » et « j’adore Dieu ».</p>
<p>Cet homme pensait être bon, mais bien sûr il n’était pas bon comme Dieu est bon. Alors Jésus le force à comparer la bonté de Dieu avec sa propre bonté : « Tu crois être quelqu’un de bon ? Alors compare ta bonté avec la bonté de Dieu pour voir si tu es vraiment bon. Dieu seul est bon ». Et c’est ce que Jésus nous demande à nous aussi : « Vous pensez être quelqu’un de bien ? Mais est-ce que tu t’es comparé à Dieu avant penser que tu es quelqu’un de bien ? Dieu seul est bon ». Si on se compare à Dieu, si on sait qu’on devrait être aussi parfait que Dieu est parfait, alors on a tout de suite moins tendance à croire qu’on est quelqu’un de bien.</p>
<p>C’est seulement après avoir fait cela que Jésus présente à cet homme ce qu’il doit faire, au v.20 : ‘Tu connais les commandements : Tu ne commettras pas d&#8217;adultère ; tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas de vol; tu ne porteras pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère’. Voilà ce qu’il faut faire. Et c’est là que les gens bien pensent qu’ils sont en bonne voie et qu’ils n’ont pas besoin d’un Sauveur. L’homme de cette histoire pense qu’il a les moyens de réussir l’examen d’entrée au paradis, il pense que s’il observe de manière extérieure tous ses commandements, il gagnera son paradis. Car voici la réponse qu’il fait à Jésus au v.21 : ‘«J&#8217;ai respecté tous ces commandements dès ma jeunesse», dit-il’.</p>
<p>Jésus va le montrer dans la suite du texte : cet homme se trompait sur lui-même. Il n’était pas quelqu’un d’aussi bien que ce qu’il pensait. Mais dans son orgueil, il s’aveuglait sur sa condition réelle. Et ce qu’il ne voulait surtout pas, c’était un sauveur. Il voulait y arriver par lui-même. Il croyait qu’il était assez bon, qu’il avait les capacités en lui-même pour aller à Dieu. Il voulait être son propre sauveur, et ne pas dépendre de quelqu’un d’autre pour hériter de la vie éternelle. Il ne voulait pas d’un sauveur. Ce dont les gens bien ne veulent pas, c’est un sauveur. Pourtant :</p>
<p><strong>II. Ce dont les gens bien ont besoin, c’est un sauveur. </strong></p>
<p>C’est ce que Jésus va montrer à cet homme. Jésus avait à sa disposition plusieurs façons de montrer à cet homme qu’il n’était pas aussi parfait qu’il ne le prétendait. Il aurait pu expliquer à cet homme que ce n’était pas vrai, qu’il n’avait pas respecté tous ces commandements dès sa jeunesse. Puisque Jésus savait tout, il aurait pu lui dire les différents moments où il n’avait pas honoré son père et sa mère.</p>
<p>Ou alors, Jésus aurait pu mieux expliquer que dans ces commandements, Dieu n’exigeait pas seulement de nous qu’on s’y conforme de façon externe, mais aussi de manière intérieure. Dans un autre passage, Jésus explique que celui qui convoite une femme qui est celle d’un autre, commet l’adultère dans son cœur ; et que celui qui insulte son frère mérite d’aller en enfer, car devant Dieu, il est un meurtrier.</p>
<p>Autrement dit, Dieu ne demande pas que nous observions des règles seulement, il demande aussi que notre cœur soit pur. Et il y a pire, non seulement Dieu réclame que nos mains et nos cœurs soient purs, mais en plus il réclame que nous soyons parfaits tout le temps. La moindre faute est éliminatoire. Il faut un 20/20 pour réussir l’examen d’entrée au paradis. 19,5/20 est une note éliminatoire.</p>
<p>Ca veut dire que si on convoite une seule fois une femme qui n’est pas la nôtre, si on est une seule fois furieux contre un autre être humain, si on a une seule fois été jaloux de ce que quelqu’un d’autre possédait, si on a dit un seul mensonge, si on a pensé une seule fois du mal de nos parents, alors on est disqualifié pour l’entrée au paradis.</p>
<p>C’est ça le niveau d’exigence que Dieu nous impose pour que nous héritions de la vie éternelle.</p>
<p>Jésus aurait pu expliquer tout ça à cet homme. Mais il ne l’a pas fait. Il a choisi ici une autre méthode. Au lieu de lui montrer l’énormité de ce que Dieu exige de nous, il va mettre le doigt là où ça fait mal. V.23 : ‘Après avoir entendu cela, Jésus lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi »’.</p>
<p>Après avoir entendu dire cet homme qu’il appliquait les commandements de Dieu, Jésus lui lance un défi : « Puisque tu dis que tu appliques les commandements de Dieu, on va voir si tu es prêt à respecter le plus grand des commandements qui est d’aimer Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée».</p>
<p>Jésus lui demande de choisir : « sois tu choisi tes richesses, sois tu choisis Dieu, et tu me suis ». Autrement dit, cet homme n’aimait pas Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée et de toute sa force parce que ses richesses étaient un sérieux concurrent au Dieu véritable. En fin de compte, son dieu à lui, c’était l’argent.</p>
<p>Alors, peut-être que vous n’êtes pas dans ce cas. Peut-être que vous avez un problème avec les biens matériels, ou peut-être pas. Mais une chose est sûre : nous avons tous nos petits dieux. Nos dieux, ce sont les choses qui comptent le plus pour nous, c’est ce qui remplit notre vie. Ca peut être l’argent, mais ça peut être aussi le sexe, le pouvoir, notre loisir préféré ou la personne qu’on aime. S’il y a des choses qui passent dans notre vie avant Dieu, alors c’est qu’on est idolâtre. Et laissez-moi vous le dire : nous sommes tous dans cette situation.</p>
<p>Comme l’homme riche de cette histoire, nous avons quelque chose dans notre vie qui prend la place de Dieu, la première place dans notre vie. Et si nous pensons être quelqu’un de bien, Jésus nous le montre ici : nous ne serons jamais quelqu’un d’assez bien, parce que Dieu n’est pas à la première place de notre vie. Et c’est pour ça que ce dont même les gens bien ont besoin, c’est d’un sauveur.</p>
<p><strong>III. Ce que Dieu donne même aux gens bien, c’est un sauveur. </strong></p>
<p>V.23 : ‘Lorsqu&#8217;il entendit ces paroles, l’homme devint tout triste, car il était très riche. Voyant qu&#8217;il était devenu tout triste, Jésus dit : « Qu&#8217;il est difficile à ceux qui ont des richesses d&#8217;entrer dans le royaume de Dieu ! En effet, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d&#8217;aiguille qu&#8217;à un riche d&#8217;entrer dans le royaume de Dieu ». Ceux qui l&#8217;écoutaient dirent : «Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ».’</p>
<p>La conclusion de cette histoire nous apprend deux choses. Premièrement, il est impossible aux hommes, même aux gens bien, d’hériter de la vie éternelle. L’homme riche est reparti tout triste, parce que son cœur était trop attaché à ses richesses pour s’en défaire. Et nous, de quoi sommes-nous esclaves ? En quoi plaçons-nous notre satisfaction ? Qu’est-ce qui nous donne le plus de joie dans cette vie ? La réussite professionnelle ? Notre vie amoureuse ? Notre réputation ? La maison qu’on rêve d’avoir ? Le regard que les autres ont sur nous ? Les études que vont faire nos enfants ? Notre niveau socio-professionnelle ? Notre appartenance religieuse ?</p>
<p>Il est difficile et même impossible à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu parce que sont cœur est attaché à ses richesses, mais Jésus aurait pu dire la même chose de nos propres idoles, quelles qu’elles soient. Nous ne pouvons pas hériter de la vie éternelle, nous ne pouvons pas gagner notre paradis, nous ne pouvons par réussir l’examen d’entrée au paradis par nous-mêmes. Nous avons besoin d’un sauveur, même si on pense être quelqu’un de bien.</p>
<p>Alors Dieu nous le donne. Il nous donne un sauveur. Car ‘ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu‘.</p>
<p>Le message du christianisme est différent de celui de toutes les autres religions. Dans les autres religions, il faut être quelqu’un de bien, il faut faire les bons rites, croire les bonnes choses. Si on fait bien les choses, alors on héritera de la vie éternelle, car on l’aura bien mérité.</p>
<p>Mais la Bible nous dit que ce que Dieu exige de nous pour nous accepter, ce n’est rien de moins que la perfection. Si nous ne sommes pas parfaits comme Dieu est parfait, alors il nous rejettera. Une seule erreur, et nous sommes perdus. Et donc, on est tous perdus, on est tous en train de se noyer, on a tous besoin d’une bouée de sauvetage.</p>
<p>Et voici le Bon Maître qui s’approche et qui se présente à nous comme celui qui nous sauve. Il est bon, comme seul Dieu est bon. Et c’est normal, parce qu’il est lui-même Dieu. Jésus-Christ est venu dans le monde pour vivre la vie que nous devrions tous vivre en mettant Dieu à la première place de sa vie, et pour souffrir la mort que nous devrions tous souffrir en tant que pécheurs qui refusons de mettre Dieu à la première place. Il a réussi l’examen d’entrée, il a eu 20/20.</p>
<p>Pour que des gens comme nous puissent être sauvés, il fallait que quelqu’un prenne notre place, qu’il se noie à notre place alors qu’il ne le méritait pas. Cette personne devait être à la fois vrai Dieu et un vrai homme qui soit juste. Il devait être vrai homme parce que la justice de Dieu exige que la nature humaine qui a péché paie pour le péché. Il devait aussi être juste parce que quelqu’un qui serait lui-même pécheur ne pourrait pas payer pour d’autres. Et il devait être vrai Dieu pour que par la puissance de sa divinité, il puisse supporter en son humanité le poids de la colère de Dieu. Ce que Dieu donne même aux gens bien c’est un sauveur, c’est Jésus-Christ. Les gens bien ne peuvent mériter leur paradis, mais ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu : il fait entrer aux paradis par les mérites du Christ ceux qui placent en Jésus leur confiance, ceux qui croient qu’il est le Sauveur. Merci de votre attention.</p>
<p>Prédication donnée le samedi 6 juillet dans le cadre du &laquo;&nbsp;camp amitié&nbsp;&raquo; des GBU dans les locaux de la rue Serpente et le dimanche 7 juillet dans l&#8217;église protestante évangélique de sannois.</p>
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		<item>
		<title>Etude de cas d&#8217;une mission (Luc 10.1-24)</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 17:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mission]]></category>

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		<description><![CDATA[Luc 10.1-24 J’ai choisi ce passage pour deux raisons. La première raison, c’est qu’il se situe à un tournant de l’Évangile de Luc. Dans toute la première partie &#8211; dans les 9 premiers chapitres &#8211; Luc s’est posé la question : &#171;&#160;Qui est Jésus ?&#160;&#187;. Et la réponse qu’il donne à cette question en décrivant [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=383&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Luc%2010.1-24;&amp;version=2;">Luc 10.1-24</a></strong></p>
<p>J’ai choisi ce passage pour deux raisons.</p>
<p>La première raison, c’est qu’il se situe à un tournant de l’Évangile de Luc. Dans toute la première partie &#8211; dans les 9 premiers chapitres &#8211; Luc s’est posé la question : &laquo;&nbsp;Qui est Jésus ?&nbsp;&raquo;. Et la réponse qu’il donne à cette question en décrivant sa vie, son enseignement et ses miracles, c’est que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, le Roi envoyé par Dieu.</p>
<p>Mais à partir de la fin du chapitre 9, Luc se pose une nouvelle question : &laquo;&nbsp;puisque Jésus est le Roi envoyé par Dieu, comment devons-nous vivre ?&nbsp;&raquo; Et donc, ce texte va nous dire quelque chose de la manière dont nous devons conduire notre vie si nous croyons que Jésus est ce Roi envoyé par Dieu.</p>
<p>La deuxième raison, c’est qu’on m’a demandé de parler sur le thème de la mission. Alors, je ne sais pas si vous avez déjà fait du latin, ni si vous avez aimé ça, mais vous savez peut-être que le mot mission nous vient du latin <em>missio</em> qui signifie &laquo;&nbsp;j’envoie&nbsp;&raquo;. Et regardez ce que dit Jésus au v.1 : &laquo;&nbsp;Après cela, le Seigneur désigna encore 70 autres disciples et les envoya devant lui deux par deux dans toutes les villes et dans tous les endroits où lui-même devait aller&nbsp;&raquo;. Jésus envoie ses disciples.</p>
<p>Autrement dit, il leur demande de partir en mission. Il les envoie en mission. Et donc, l’idée principale de ce texte que je vais partager avec vous pendant les 20 prochaines minutes, c’est que, <strong>puisque Jésus est le Roi envoyé par Dieu, ça fait de nous des personnes envoyés en mission</strong>.</p>
<p>En lisant ce texte, vous vous êtes peut-être dit : « ce texte parle de ces 70 et pas de nous ». Si vous vous êtes fait cette remarque vous avez raison, mais ça ne veut pas dire qu‘on ne peut pas en retirer quelques enseignements. Les instructions que Jésus donne ici au 70 sont des instructions uniques qu’il donne dans un contexte spécial : Jésus va venir physiquement visiter différentes villes et différents endroits du pays, et pour préparer le terrain, il envoie les 70. Dans ce sens, la mission des 70 est unique et on ne peut pas la répéter. D’ailleurs, nous n’avons pas à mettre en pratique les diverses instructions que Jésus donne ici, parce que plus tard, au chapitre 22, Jésus va changer ses instructions. Donc, on ne va pas pouvoir nous appliquer directement ce texte en concluant qu’il faut littéralement partir en mission avec une seule paire de chaussures…</p>
<p>Cependant, les principes qu’il y a derrière ces instructions pratiques peuvent nous être utiles et s’appliquent à nous. Les principes restent les mêmes, même lorsque leurs applications changent. Il s’agit d’étudier le cas de cette mission unique, particulière et dont les instructions pratiques ne s’appliquaient qu’à eux pour en retirer des principes généraux qui s’appliquent aussi à nous.</p>
<p>Et donc, nous pouvons voir dans ce texte que puisque Jésus est le Roi envoyé par Dieu, ça fait de nous des personnes envoyés en mission.</p>
<p>Et nous verrons principalement trois choses : les caractéristiques de la mission, le contenu de la mission et la dynamique de la mission.<span id="more-383"></span><br />
<strong><br />
I. Les caractéristiques de la mission (v.2-7).</strong></p>
<p>Le début de ce texte nous apprend trois choses sur les caractéristiques qui entourent la mission : la mission est énorme, la mission est dangereuse et la mission est prioritaire.</p>
<p><strong>1. La mission est énorme (v.2)<br />
</strong><br />
La mission est énorme. C’est pour ça que Jésus dit aux disciples de prier. C’est pour ça qu’au v.2 &laquo;&nbsp;Il leur dit : &#8216;La moisson est grande, mais il y a peu d&#8217;ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d&#8217;envoyer des ouvriers dans sa moisson&#8217;&nbsp;&raquo;. La moisson est grande, la mission est énorme ! Et pourtant, Jésus n’envoie pour l’instant ses disciples que dans les villes et les autres endroits de la Galilée. Il ne les a pas encore envoyés jusqu’aux extrémités de la terre. Mais voici ce que dit Jésus : cette mission est grande, très grande, trop grande pour vous. Je vous envoie en mission, mais en fait vous n’êtes pas assez nombreux pour pouvoir l’accomplir. Vous ne pouvez pas y arriver. C’est mission impossible.</p>
<p>Et c’est pour ça qu’il faut prier. Parce que la mission est impossible, il faut demander au maître de la moisson, au Dieu tout-puissant d’agir avec sa toute-puissance pour que la moisson soit rentrée. Parce que la mission est énorme, il faut prier.</p>
<p><strong>2. La mission est dangereuse (v.3).<br />
</strong><br />
La mission est dangereuse. Au v.3, Jésus prévient ses disciples du danger de la mission qu’il leur confie : &laquo;&nbsp;Allez-y ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Combien de temps un agneau survit-il au milieu des loups ? Il faudrait peut-être faire des expériences, mais je pense qu’un agneau normal survit moins de 3 minutes au milieu de ce genre de prédateurs. La mission que Jésus confie à ses disciples est dangereuse, elle n’est pas facile, ils rencontreront de l’opposition. Et donc, en tant que personnes envoyées comme des agneaux au milieu des loups, il va leur falloir du courage, beaucoup de courage.</p>
<p>Remarquez ce que ne dit pas Jésus. Il ne dit pas : &laquo;&nbsp;Je vous envoie comme des loups au milieu des brebis&nbsp;&raquo;. Lorsque Jésus nous envoie en mission, il ne nous demande pas de devenir des loups. Nous sommes appelés à être doux comme des agneaux et non à être des prédateurs carnassiers. Nous le verrons ce soir, mais la douceur, la gentillesse doit nous caractériser. Notre mission n’est pas premièrement de convaincre les autres par tous moyens. Nous ne sommes pas appelés à convertir les autres par la force ou en les manipulant, au contraire. La mission est dangereuse, il faut s’attendre à rencontrer de l’opposition, mais même dans les situations les plus difficiles, nous devons rester doux et calme.</p>
<p><strong>3. La mission est prioritaire (v.4-7).<br />
</strong><br />
La mission est prioritaire : c’est ce qu’on trouve au v.5. &laquo;&nbsp;Ne prenez ni bourse, ni sac, ni sandales et ne saluez personne en chemin&nbsp;&raquo;. Ces instructions pratiques ne s’appliquent pas directement à nous, mais il faut comprendre pourquoi Jésus leur dit ça. Jésus n’est pas en train de nous dire qu’il faut qu’on fasse tout à l’arrache et qu’on soit impoli. L’idée, c’est plutôt que la mission qu’il nous donne est tellement prioritaire que ça doit passer avant le confort matériel ou relationnel. Jésus aurait aussi pu dire : &laquo;&nbsp;Ne prenez pas de lecteur mp3 et ne perdez pas votre temps sur Facebook&nbsp;&raquo;. En gros, il ne faut pas perdre l’objectif de vue : ce qui compte c’est la mission, et il ne faut pas nous laisser distraire par nos possessions matérielles ou par le besoin de socialiser juste pour socialiser. Il faut rester concentré sur la mission. C’est ce que Jésus répète encore à partir du v.5 : &laquo;&nbsp;Dans toute maison où vous entrerez, dites d&#8217;abord: &#8216;Que la paix soit sur cette maison!&#8217; Et s&#8217;il se trouve là un homme de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangez et buvez ce qu&#8217;on vous donnera, car l&#8217;ouvrier mérite son salaire. N&#8217;allez pas de maison en maison&nbsp;&raquo;. Les disciples ne doivent pas se laisser distraire par le désir d’avoir un meilleur lit et des dîners plus goûteux… dès qu’ils ont trouvé une maison qui les accueille, ils doivent y rester pour se consacrer à la mission parce que la mission est urgente, prioritaire. La mission est énorme, la mission est dangereuse, la mission est prioritaire. Voilà pour ses caractéristiques.</p>
<p><strong>II. Le contenu de la mission (v.8-16).<br />
</strong><br />
A partir du v.8, Jésus explique aux disciples ce qu’ils doivent faire, et ça nous donne des pistes sur le contenu de la mission. Il s’agit de faire du bien aux gens, de proclamer le royaume de Dieu, d’avertir du danger mais avec compassion et d’être des ambassadeurs du Christ.</p>
<p><strong>1. Faire du bien aux gens (v.8-9a).<br />
</strong><br />
Les disciples devaient faire du bien aux gens. V.8 : &laquo;&nbsp;Dans toute ville où vous entrerez et où l&#8217;on vous accueillera, mangez ce que l&#8217;on vous offrira, guérissez les malades qui s&#8217;y trouveront&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Jésus donne ici au 70 la capacité de guérir tous les malades qu’ils rencontreront dans toutes les villes où ils iront afin d&#8217;appuyer leur proclamation de l’irruption du royaume de Dieu dans le monde, c&#8217;est-à-dire de la venue de Jésus.</p>
<p>Nous, nous n’avons pas ce don de guérir tous les malades de toutes les villes. Mais nous avons la capacité de faire de bien aux gens que nous rencontrons dans notre ville. Ca fait parti de la mission du chrétien de visiter les malades, de s’occuper de la veuve et de l’orphelin, de prendre soin des pauvres.</p>
<p>Alors bien sûr, on ne peut pas s’occuper de tout et de tout le monde. Mais la raison pour laquelle on s’endurcit et pour laquelle on se culpabilise lorsqu’on voit un clochard, c’est parce qu’on investit aucune partie de notre temps et de notre argent dans des œuvres qu’on sait utile. Et donc, une partie de notre mission à nous, c’est de nous impliquer d’une manière ou d’une autre dans le service de la communauté &#8211; et en particulier des plus faibles et des plus démunis &#8211; pour faire du bien aux gens. Mais ce n’est pas tout, il faut aussi…</p>
<p><strong>2. Proclamer le royaume de Dieu (v.9b).<br />
</strong><br />
V.9 : &laquo;&nbsp;guérissez les malades qui s&#8217;y trouveront et dites-leur : &#8216;Le royaume de Dieu s&#8217;est approché de vous&#8217;&nbsp;&raquo;. Les bonnes œuvres des disciples leur servaient de tremplin à la proclamation du royaume de Dieu, à raconter l‘histoire de la rédemption, la manière dont Dieu sauve des hommes.</p>
<p>Et ça doit être pareil pour nous. Si on fait des œuvres bonnes pour les autres sans jamais dire notre foi en Jésus et expliquer ce qu’il a fait pour nous, les gens ne vont pas le deviner tout seul. Notre mission comprend un message à propos de Jésus qu’il nous faut annoncer.  Il faut faire du bien aux gens, proclamer le royaume de Dieu, et il faut aussi…</p>
<p><strong>3. Avertir du danger mais avec compassion (v.10-15).<br />
</strong><br />
Il faut avertir du danger. V.10 : &laquo;&nbsp;Mais dans toute ville où vous entrerez et où l&#8217;on ne vous accueillera pas, allez dans les rues et dites : Nous secouons contre vous même la poussière de votre ville qui s&#8217;est attachée à nos pieds. Sachez cependant que le royaume de Dieu s&#8217;est approché de vous&#8217;. Je vous dis que, ce jour-là, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville-là&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Lorsqu’on proclame la venue du royaume en la personne de Jésus, il faut le proclamer comme le Sauveur qui nous délivre d’un danger objectif. Sans Jésus, l’homme est perdu et doit venir en jugement devant Dieu. Alors bien sûr, ce n’est pas un message très populaire, mais il faut faire prendre conscience aux gens autour de nous que si Dieu nous a créé, il a tous les droits sur nous, que pourtant, nous vivons en le méprisant et en l’ignorant, et que parce que Dieu est la personne la plus importante du monde et qu’on le méprise, on se rend coupable d’une faute infiniment grave qui mérite une condamnation infiniment lourde.</p>
<p>Autrement dit, on ne peut pas proclamer le royaume de Dieu, raconter ce que Jésus a fait pour nous, sans parler aussi de ce dont Jésus nous sauve, d’une juste condamnation éternelle dans le corps et dans l’âme.</p>
<p>Il faut donc avertir, mais avec compassion &#8211; et non avec un esprit de supériorité et de colère envers ceux qui nous résistent. C’est cette attitude que Jésus adoptent au v.13 : &laquo;&nbsp;Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda, car si les miracles accomplis au milieu de vous l&#8217;avaient été dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps que leurs habitants se seraient repentis, habillés d&#8217;un sac et assis dans la cendre. C&#8217;est pourquoi, lors du jugement Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu&#8217;au ciel, tu seras abaissée jusqu&#8217;au séjour des morts&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il faut bien comprendre ce que Jésus fait ici. Il n’est pas en train de maudire Chorazin et Bethsaïda. L’expression qu’il utilise pour dire &laquo;&nbsp;Malheur à toi&nbsp;&raquo; signifie : &laquo;&nbsp;Je n’arrive pas à en croire mes yeux que tu me rejettes !!!&nbsp;&raquo;. Jésus regardait ceux qui le rejetaient avec une grande compassion. Ce sentiment doit aussi être le nôtre. Lorsque nous devons avertir les gens du danger qui les menacent, nous devons le faire avec compassion, avec empathie.</p>
<p>Nous devons faire du bien aux gens, proclamer le royaume de Dieu et avertir du danger mais avec compassion. En résumé, nous devons :</p>
<p><strong>4. Être des ambassadeurs du Christ (v.16).<br />
</strong><br />
C’est ainsi que Jésus conclut son discours au v.16 : &laquo;&nbsp;Celui qui vous écoute m&#8217;écoute, celui qui vous rejette me rejette, et celui qui me rejette rejette celui qui m&#8217;a envoyé&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Qui est venu pour vraiment sauver l’humanité ? Qui est vraiment venu comme un agneau au milieu des loups ? Qui a vraiment fait de nous sa priorité durant tout le temps de sa vie sur terre ? Et qui a guéri des centaines de malades ? Qui a proclamé mieux que personne d’autre la venue du royaume ? Qui a le plus averti ses contemporains du danger de l’enfer ? Et qui l’a fait avec la plus grande compassion ? C’est Jésus…</p>
<p>Et donc, lorsque nous sommes envoyés en mission, nous le sommes en tant qu’ambassadeurs du Christ qui nous a précédés dans cette mission. Il nous a confié un message à transmettre. Il nous demande que nous parlions de lui, de ce qu’il a fait pour nous.</p>
<p>Et c’est là où on voit pourquoi on est comme des agneaux envoyés au milieu des loups. Les gens veulent bien qu’on fasse du bien autour de nous, mais ils ne veulent pas qu’on leur parle de Jésus. Ils nous disent : &laquo;&nbsp;Tu peux croire en Jésus si tu veux, mais n’oppresse pas les gens en essayant de partager ta foi&nbsp;&raquo;. Qu’est-ce que les gens sont en train de nous dire quand ils nous disent cela ? En fait, ils essaient de nous imposer leur vision du monde. Ils nous demandent de ne pas croire en Jésus. Car si Jésus est vrai Dieu et vrai homme et qu’il a souffert à notre place, alors nécessairement, on va devoir proclamer ce qu’il a fait. Et donc, lorsque nos amis nous disent que notre foi c’est très bien pour nous mais qu’on ne devrait même pas essayer de la propager, ce qu’ils sont en train de faire, c’est du prosélytisme ! Ils nous oppressent en nous retirant le droit d’être ce que Jésus nous demandent d’être : des ambassadeurs de Christ. Et donc, d’une certaine façon, tout le monde fait du prosélytisme, même si leur prosélytisme à eux c’est de dire qu’il ne faut pas faire de prosélytisme !</p>
<p>Cette digression m’amène à mon dernier point. En tant qu’ambassadeurs de Christ, nous sommes porteurs d’un message que nous devons incarner par des actes, mais cette mission que Jésus nous donne, parce qu’elle contient un message fort, peut être considéré comme un moyen d’oppression. Et donc j’aimerais conclure avec la motivation que nous devons avoir pour que notre message ne soit pas vécu comme un moyen de s’affirmer comme supérieur aux autres. C’est mon dernier point :</p>
<p><strong>III. La dynamique de la mission (v.17-21).<br />
</strong><br />
La manière dont on accomplira notre mission sera radicalement différente en fonction de la motivation que l’on aura. Notre texte nous montre une mauvaise et une bonne motivation.</p>
<p><strong>1. La mauvaise motivation : la volonté de puissance (v.17-19).<br />
</strong><br />
Observez la réaction des disciples au v.17 : &laquo;&nbsp;Les 70 revinrent tout joyeux et dirent : &#8216;Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom&#8217;.  Jésus leur dit : &#8216;Je regardais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l&#8217;ennemi, et rien ne pourra vous nuire&#8217;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les 70 reviennent tout joyeux. Et pourquoi ? Parce qu’ils ont eu du succès, parce que Jésus leur a donné tellement de puissance qu’ils peuvent chasser des démons. Ils se réjouissent en fait de leur puissance, de leur force, de leurs performance.</p>
<p>Et là, les disciples sont sur une pente dangereuse. Pourquoi ? Premièrement, parce qu’ils manifestent là un mauvais esprit, un esprit de supériorité qui se réjouit dans son propre succès. La conséquence, c’est qu’ils risquent de devenir violents, coercitifs. Ils sont sur le point de vouloir imposer la foi chrétienne par tous moyens, par la force même. Et ensuite, si leur joie dépend de leur succès, alors que se passera-t-il lorsque le succès ne sera plus là, lorsqu’on les rejettera violemment ? Ils seront anéantis, parce que leur joie dépend de la manière dont on les reçoit. C’est pourquoi Jésus les reprend pour leur donner la bonne motivation.</p>
<p><strong>2. La bonne motivation : l’Evangile (v.20-21).<br />
</strong><br />
Qu’est-ce qui doit faire notre joie ? Pas le succès qu’on peut avoir, pas nos performances, car il y aura toujours des moments où on aura moins de succès, où on sera moins bons. Si notre joie est en nous-mêmes, alors nous perdrons notre joie. Mais alors où doit être notre joie ? V.20 : &laquo;&nbsp;Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Voici ce qui nous donne un bonheur qui ne dépend pas des circonstances. Quelles que soient les réactions des gens au message que nous annonçons, notre joie ne dépend que d’une chose : notre nom est déjà inscrit au ciel.</p>
<p>Autrement dit, on ne se réjouit pas de nos performances, de nos œuvres, mais de notre statut devant Dieu. On ne se réjouit pas de ce qu’on fait, mais de ce qu’on est déjà en Christ. Notre nom est déjà inscrit dans le ciel.</p>
<p>Et vous savez, il n’y a que ça qui peut nous donner la bonne dynamique pour partir en mission. Si on se dit qu’on doit partir en mission parce que Jésus nous l’ordonne et que pour être un bon chrétien on doit lui obéir, ça ne va pas nous avancer beaucoup. En fait, tout ce que ça va faire, c’est qu’on va se sentir de plus en plus coupables, parce qu’on n&#8217;arrive pas à accomplir notre mission. Et si jamais on arrive à se motiver pour accomplir notre mission et annoncer l’Evangile, on sera découragé dès que l’on rejettera notre message, parce qu’on se sentira rejeté en même temps.</p>
<p>Mais si au lieu de se focaliser sur nous et sur ce qu’on doit faire, on regarde à nouveau à Jésus, si on voit comment il est venu nous faire du bien au prix de sa vie et pour inscrire nos noms dans le ciel, alors ça change tout. Si on se sait accepté par Dieu, on n’a plus besoin d’avoir peur d’être rejeté par les autres. On est en sécurité avec Dieu : il nous fait éternellement grâce. C’est ça qui doit faire notre joie. Et la grâce de  c’est aussi ce qui fait la joie de Jésus au v.21 : &laquo;&nbsp;A ce moment même, Jésus fut rempli de joie par le Saint-Esprit et il dit : &#8216;Je te suis reconnaissant, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te suis reconnaissant car c&#8217;est ce que tu as voulu&#8217;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Si la grâce de Dieu est notre joie, nous serons toujours heureux, et nous pourrons servir Dieu sans être tyrannisés par nos bonnes et mauvaises performances.</p>
<p>C’est en approfondissant toujours plus ce que Jésus a déjà fait pour nous que nous commencerons à accomplir cette mission qui est humainement impossible, pour promouvoir l’Evangile avec nos prières, notre gentillesse, nos bonnes œuvres et nos paroles. Mais nous verrons mieux ça ce soir.</p>
<p><em>Prédication donnée le samedi 30 mai 2008 lors du week-end de fin d&#8217;année du groupe de jeunes adultes de l&#8217;Eglise Evangélique Libre de Paris Alésia</em>.</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/chaunyps.wordpress.com/383/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/chaunyps.wordpress.com/383/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/chaunyps.wordpress.com/383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/chaunyps.wordpress.com/383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/chaunyps.wordpress.com/383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/chaunyps.wordpress.com/383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/chaunyps.wordpress.com/383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/chaunyps.wordpress.com/383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/chaunyps.wordpress.com/383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/chaunyps.wordpress.com/383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/chaunyps.wordpress.com/383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/chaunyps.wordpress.com/383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/chaunyps.wordpress.com/383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/chaunyps.wordpress.com/383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/chaunyps.wordpress.com/383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/chaunyps.wordpress.com/383/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=383&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Un père qui sacrifie son fils unique (Gen 22)</title>
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		<pubDate>Mon, 19 May 2008 18:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sanctification]]></category>

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		<description><![CDATA[Genèse 22 Remarquez comment le narrateur introduit ce récit (v.1) : « après cela, Dieu mit Abraham à l&#8217;épreuve ». Nous trouvons donc dans ce passage LA mise à l’épreuve d’Abraham, c’est-à-dire, la plus grande épreuve qu’il ait jamais connue. Ce n’est pas que la vie d’Abraham ait été facile. Au contraire même. Imaginez-vous à [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=234&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Gn%2022&amp;version=2"><strong>Genèse 22</strong></a></p>
<p>Remarquez comment le narrateur introduit ce récit (v.1) : « après cela, Dieu mit Abraham à l&#8217;épreuve ». Nous trouvons donc dans ce passage LA mise à l’épreuve d’Abraham, c’est-à-dire, la plus grande épreuve qu’il ait jamais connue. Ce n’est pas que la vie d’Abraham ait été facile. Au contraire même. Imaginez-vous à la place de ce vieil homme. Sa vie a déjà été marquée par des grandes crises dans lesquelles il a dû abandonner ce qui lui était cher. Rappelez-vous : il a dû quitter son pays et sa famille. Il a aussi dû se séparer de son neveu Lot. Un peu plus tard, il a dû abandonner les plans qu’il avait pour Ismaël, le fils qu’il avait eu avec une servante. Mais le plus dur restait à venir. Car voici que Dieu appelle Abraham. «  ‘Abraham !’. Celui-ci répondit : ‘Me voici !’. Dieu dit : ‘Prends ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac. Va-t&#8217;en au pays de Morija et là offre-le en holocauste sur l&#8217;une des montagnes que je t&#8217;indiquerai’ ».</p>
<p>Dieu demande à Abraham l’impossible : il lui demande de lui sacrifier son propre fils, son fils unique, qu’Abraham aime terriblement ! C’est sûr, Abraham ne comprend pas ce qui lui arrive. Il y a au moins trois bonnes raisons de ne pas écouter ce que Dieu lui demande de faire.</p>
<p>D’abord, c’est complètement illogique ce que Dieu demande, parce que ce qu’il demande est contraire aux promesses que Dieu lui a faite avant. Dieu a promis à Abraham de faire de lui une grande nation et que par sa descendance toutes les nations seront bénies en son nom. Et en plus, Dieu a promis que c’est par Isaac qu’une descendance sera assurée à Abraham. Et donc, si Dieu à Abraham de lui sacrifier Isaac, ça veut dire qu’il revient sur ses promesses, ça veut dire que Dieu est en train de se renier lui-même.</p>
<p>Ensuite, c’est contre la Loi de Dieu de verser le sang de quelqu’un d’innocent. Abraham connaissait certainement ce que Dieu avait dit lors de l’établissement de l’alliance avec Noé : « Si quelqu&#8217;un verse le sang de l&#8217;homme, son sang sera versé par l&#8217;homme, car Dieu a fait l&#8217;homme à son image » (<a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Gn%209.6;&amp;version=2;">Gn 9.6</a>). C’est mal de commettre un meurtre. A combien plus forte raison est-ce monstrueux d’être l’assassin de son propre fils !</p>
<p>Et c’est ça le pire : Dieu demande à Abraham de lui sacrifier ce qu’il a de plus cher, son fils unique, celui qu’il aime le plus au monde. Voici l’épreuve insupportable que Dieu impose à Abraham : <strong>Qui Abraham va-t-il mettre à la première place de sa vie ?</strong> Son fils Isaac, ou le Seigneur son Dieu ? Est-ce que Dieu est vraiment son Dieu, ou est-ce qu’Abraham a fait de son fils Isaac une idole qu’il place au-dessus de tout y compris de Dieu ?</p>
<p>C’est à ces questions que la suite du récit répond en nous montrant la foi extraordinaire d’Abraham. Abraham va surmonter cette épreuve insurmontable. Sa foi va résister et en ressortir encore plus forte. Mais face à une telle foi, les lecteurs que nous sommes sont en même temps confrontés à leurs propres manquements ? Car, nous le savons bien : à la place d’Abraham, nous aurions évidemment échoué.</p>
<p>Mais avant de nous intéresser à la manière dont ce texte s’applique à nous, je vous invite à observer trois choses que nous montre ce texte : (I) l’obéissance d’Abraham, (II) la confirmation de l’alliance et (III) la providence de Dieu.<span id="more-234"></span></p>
<p><strong>I. L’obéissance d’Abraham<br />
</strong><br />
Comment réagit Abraham à la demande insoutenable formulée par Dieu ? V.3 : « Abraham se leva de bon matin, sella son âne et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac ». Non seulement Abraham accepte d’obéir à Dieu, mais en plus il se lève de bon matin, sans hésiter. Il sait ce qu’il doit faire, et alors il le fait, même si ça doit lui fendre le cœur. Les trois jours qui suivent ont dû être horribles pour lui. V.4 : « Il fendit du bois pour l&#8217;holocauste et partit pour aller à l&#8217;endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham leva les yeux et vit l&#8217;endroit de loin. Il dit à ses serviteurs : ‘Restez ici avec l&#8217;âne. Le jeune homme et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous‘ ». Abraham ne savait pas encore que Dieu allait pourvoir un bélier qui allait prendre la place d’Isaac sur l’autel, alors pourquoi annonce-t-il à ses serviteurs qu’il reviendra bientôt avec son fils puisqu’il sait qu’il va le sacrifier ? Est-ce qu’il est en train de leur mentir ? C’est ce qu’on pourrait croire, mais ce n’est pas le cas. Car voici comment l’auteur inspiré de <a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Heb%2011.17-19;&amp;version=2;">l’épître aux Hébreux commente ce passage, au chapitre 11, aux v.17-19</a> : « C&#8217;est par la foi qu&#8217;Abraham a offert Isaac lorsqu&#8217;il a été mis à l&#8217;épreuve. Oui, il a offert son fils unique en sacrifice, bien qu&#8217;il ait reçu les promesses et que Dieu lui ait dit : c&#8217;est par Isaac qu&#8217;une descendance te sera assurée. Il pensait que Dieu était capable même de le ressusciter des morts. C&#8217;est pourquoi il a retrouvé son fils par une sorte de résurrection ». Voilà pourquoi Abraham annonce à ses serviteurs qu’il reviendra avec Isaac : il faisait confiance à Dieu, il savait que Dieu tiendrait sa promesse que par Isaac une descendance lui sera assurée. Mais si Dieu voulait qu’Abraham tue Isaac, ça voulait dire que Dieu allait rendre Isaac à la vie, qu’il allait le ressusciter car il croyait que Dieu en avait le pouvoir.</p>
<p>Notez bien comment le récit continue au v.6 : « Abraham prit le bois pour l&#8217;holocauste, le chargea sur son fils Isaac et porta lui-même le feu et le couteau. Ils marchèrent tous les deux ensemble ». Isaac porte lui-même le bois sur lequel son père va bientôt le frapper, et pourtant, ils marchent ensemble. Puis au v.7, Isaac pose une question qui a dû briser le cœur de son père : « Isaac s&#8217;adressa à son père Abraham en disant : ‘Mon père !’. Il répondit : ‘Me voici, mon fils !’. Isaac reprit : ‘Voici le feu et le bois, mais où se trouve l&#8217;agneau pour l&#8217;holocauste?’ ». Abraham n’a pas le courage de dire la vérité à son fils, alors il reste vague : « ‘Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l&#8217;agneau pour l&#8217;holocauste‘. Et ils continuèrent à marcher tous les deux ensemble ».  Mais en faisant cela, il annonce sans le savoir que Dieu va effectivement procurer un substitut pour prendre la place d’Isaac sur l’autel.</p>
<p>Puis vient le moment fatidique où Abraham doit enfin sacrifier son fils unique. V.9 : « Lorsqu&#8217;ils furent arrivés à l&#8217;endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y construisit un autel et rangea le bois. Il attacha son fils Isaac et le mit sur l&#8217;autel par-dessus le bois. Puis Abraham tendit la main et prit le couteau pour égorger son fils. Alors l&#8217;ange de l&#8217;Eternel l&#8217;appela depuis le ciel et dit : ‘Abraham ! Abraham !’. Il répondit : ‘Me voici !‘. L&#8217;ange dit : ‘Ne porte pas la main sur l&#8217;enfant et ne lui fais rien, car je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m&#8217;as pas refusé ton fils unique’ ».</p>
<p>L’épreuve est terminée. A la place, Dieu donne un substitut qui remplace Isaac sur l’autel. V.13 : « Abraham leva les yeux et vit derrière lui un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l&#8217;offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à cet endroit le nom de Yahvé-Jiré. C&#8217;est pourquoi l&#8217;on dit aujourd&#8217;hui : ‘A la montagne de l&#8217;Eternel il sera pourvu’ ».</p>
<p>Voici quelle était la foi d’Abraham, voici l’histoire de sa mise à l’épreuve, voici son obéissance exemplaire. Et cette obéissance va lui valoir une récompense, car la suite du récit nous montre que Dieu se manifeste alors pour confirmer son alliance. C’est mon deuxième point :</p>
<p><strong>II. La confirmation de l’alliance.</strong></p>
<p>A partir du v.15, le Seigneur Dieu confirme ici à Abraham les promesses de l’alliance qu’il a précédemment établi avec lui. C’est ce que nous trouvons à partir du v.15 : « L&#8217;ange de l&#8217;Eternel appela une deuxième fois Abraham depuis le ciel. Il dit : ‘Je le jure par moi-même &#8211; déclaration de l&#8217;Eternel -, parce que tu as fait cela et que tu n&#8217;as pas refusé ton fils unique, je te bénirai et je multiplierai ta descendance : elle sera aussi nombreuse que les étoiles du ciel, pareille au sable qui est au bord de la mer. De plus, ta descendance possédera les villes de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta descendance, parce que tu m&#8217;as obéi’ ».</p>
<p>Ici, nous voyons que l’obéissance d’Abraham est récompensée, et quelle est sa récompense ? C’est une assurance encore plus grande que Dieu honorera bien les promesses de l’alliance qu’il a déjà faites précédemment par pure grâce. Car ce que Dieu fait ici, c’est simplement répéter les promesses qu’il a faites à Abraham depuis le début. Dieu avait promis principalement trois choses à Abraham : de le bénir, de multiplier sa descendance et de donner un pays à cette descendance. Et que fais Dieu ici ? Il annonce à nouveau qu’il va bénir Abraham, multiplier sa descendance et lui donner un territoire.</p>
<p>Alors, est-ce qu’Abraham a mérité toutes ces choses par son obéissance ? Pas du tout : Dieu lui avait déjà promis toutes ces choses par pure grâce, sans qu’Abraham ait a mérité quoi que ce soit pour obtenir la réalisation de ces promesses.</p>
<p>Mais il y a quelque chose de nouveau dans ce que Dieu dit ici. Regardez bien le v.16. Dieu dit : « Je le jure par moi-même &#8211; déclaration de l&#8217;Eternel -, parce que tu as fait cela et que tu n&#8217;as pas refusé ton fils unique, je te bénirai et je multiplierai ta descendance ». Dieu jure par lui-même. Pourquoi ? C’est à nouveau l’auteur de <a href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Heb%206.16-18;&amp;version=2;">l’épître aux Hébreux qui nous éclaire, au chapitre 6, v.16-18</a> : « Or, les hommes jurent par plus grand qu&#8217;eux et le serment est une garantie qui met fin à toute contestation. C&#8217;est pourquoi Dieu, voulant montrer plus clairement encore aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, est intervenu par un serment. Ainsi, par deux actes irrévocables dans lesquels il est impossible que Dieu mente, nous sommes puissamment encouragés, nous dont le seul refuge a été de saisir l&#8217;espérance qui nous était proposée ».</p>
<p>Lorsqu’on jure quelque chose, c’est pour donner une garantie qu’on tiendra la promesse qu’on a faite. Par exemple, si on dit « Croix de bois, croix de fer, si je mens, j’vais en enfer », on est en train de jurer que ce qu’on dit est vrai, et que si ce n’est pas le cas, on veut bien aller en enfer. Ou alors, si on dit « j’le jure sur la tête de ma mère », ça veut dire que si on ment, alors on voudra bien donner la tête de sa mère pour expier la parole que l’on n’a pas tenu.</p>
<p>Et voici comment Dieu récompense l’obéissance d’Abraham : puisqu’Abraham lui a été si obéissant qu’il a donné son fils pour lui, puisqu’Abraham a vraiment mis Dieu à la première place de sa vie, alors Dieu lui donne l’assurance en jurant par lui-même que ce qu’il a promis, c’est sûr qu’il l’accomplira. Et ainsi, l’assurance d’Abraham est en fait la conséquence de son obéissance. Ca ne veut pas dire qu’Abraham est sauvé par ses œuvres, car le salut est par la grâce seule au moyen de la foi seule. Mais la foi qui sauve n’est jamais seule et est toujours accompagnée d’œuvres de foi de sorte que les œuvres d’Abraham manifestaient que sa foi était véritable et ainsi il pouvait être assuré qu’il était un croyant véritable et que les promesses de Dieu était vraiment pour lui. Et donc son assurance que Dieu accomplirait ses promesses étaient la récompense de son obéissance qui était elle-même la conséquence du salut par la grâce au moyen de la foi par laquelle Abraham était sauvé.</p>
<p>Abraham a obéi en homme de foi, son obéissance a été récompensée par une confirmation très forte des promesses de Dieu, mais ce n’est pas tout. Nous avons vu l’obéissance d’Abraham et la confirmation de l’alliance, voyons maintenant :</p>
<p><strong>III. La providence de Dieu<br />
</strong><br />
La conclusion de notre texte à partir du v.19 peut nous sembler un peu curieuse : « Abraham retourna vers ses serviteurs. Ils se levèrent et repartirent ensemble à Beer-Shéba. En effet, Abraham habitait à Beer-Shéba. Après cela, on annonça à Abraham : ‘Milca a aussi donné des fils à ton frère Nachor : Uts, son aîné, Buz, son frère, Kemuel, le père d&#8217;Aram, Késed, Hazo, Pildash, Jidlaph et Bethuel. Bethuel a eu pour fille Rebecca. Voilà les huit fils que Milca a donnés à Nachor, le frère d&#8217;Abraham. Sa concubine, appelée Réuma, a aussi mis au monde Thébach, Gaham, Tahash et Maaca’ ».</p>
<p>A première vue, on ne comprend pas trop pourquoi Dieu a pris la peine de mettre dans la Bible ces quelques versets. Je ne vais pas trop m’attarder sur ces versets, mais mettez-vous un instant à la place d’Abraham et Sara. Les plus grandes épreuves de leur vie sont derrière eux. Leur confiance est en Dieu pour le reste de leur vie. Dieu a promis que par Isaac, Abraham serait béni et qu’il aura une descendance, et Dieu a juré cela par lui-même. L’avenir est prometteur. Alors, Abraham et Sarah, la vie est belle, non ? Vous n’allez plus trop avoir de soucis, n’est-ce pas ?</p>
<p>Eh bien, il se trouve qu’ils avaient un dernier sujet de préoccupation. Comme le montre le <a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Gn%2024;&amp;version=2;">chapitre 24</a>, les parents d’Isaac se souciaient de la personne avec qui Isaac allait se marier. L’enjeu était important ! Après tout, c’est par Isaac que Dieu susciterait la descendance promise. Il fallait donc lui choisir la bonne femme, c’est-à-dire une femme qui ne le conduirait pas dans l’idolâtrie et qui ne le séparerait pas du seul vrai Dieu.</p>
<p>Alors que fait Dieu ? Eh bien, il se préoccupe de la descendance d’Isaac. Bien avant qu’Abraham n’envoie son serviteur chercher une femme pour son fils, Dieu est déjà en train de préparer l’avenir. Rébecca, la fille de Béthuel, deviendra en effet la femme d’Isaac. Ainsi, Dieu ne se contente pas de pourvoir un substitut à Isaac en envoyant un bélier pour être sacrifié à sa place, il lui pourvoit aussi providentiellement une épouse. Notre Dieu est le Dieu qui pourvoit, et si nous savons cela, alors nous pourrons être patient dans l’adversité, reconnaissant dans la félicité, et avoir bonne confiance pour notre avenir en notre Dieu et Père fidèle dont rien ne pourra nous séparer de l’amour.</p>
<p>L’obéissance d’Abraham, la confirmation de l’alliance, la providence de Dieu, voici ce que nous montre ce texte. Il nous reste à nous poser une dernière question, et la voici :</p>
<p><strong>Quel profit pouvons-nous retirer de l’étude de ce texte ?<br />
</strong><br />
Quel effet ce texte doit-il avoir sur cette vie ? Que devons-nous retenir ? J’aimerais suggérer ici 3 ou 4 pistes.</p>
<p><strong>1. Nous devons mettre Dieu à la première place dans tous les domaines de notre vie, comme Abraham l’a fait.<br />
</strong><br />
Alors bien sûr, Dieu ne nous demande pas comme à Abraham de sacrifier notre fils unique. Mais voici ce que Jésus réclame de chacun de ses disciples : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n&#8217;est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n&#8217;est pas digne de moi » (<a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Mt%2010.37;&amp;version=2;">Mt 10.37</a>). Autrement dit, ce que nous devons aimer de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée et de toute notre force, ce n’est pas mon père ou ma mère, ou mon épouse ou mes enfants, ou mes loisirs, ou ma carrière, ou l’argent, ou le pouvoir, ou le sexe, ou quoi que ce soit d’autre. Ce qui doit être à la première place dans tous les domaines de la vie, ça doit être le Dieu d’Abraham.</p>
<p>Si nous ne faisons pas ça, alors nous ne sommes pas digne de Jésus, nous ne méritons pas d’être sauvés ou même d’être bénis par Dieu. En fait, il est possible que la raison pour laquelle Isaac devait être sacrifier, c’est qu’il ne méritait pas que Dieu fasse de lui l’héritier des promesses faites Abraham. Isaac ne méritait pas d’être le dépositaire des promesses de Dieu, en fait, il méritait plutôt le feu de la colère de Dieu, il méritait plutôt d’être frappé par lui. Et c’est la deuxième chose que nous devons admettre :</p>
<p><strong>2. Nous ne sommes pas capables par nous-mêmes de mettre Dieu à la première place de notre vie.<br />
</strong><br />
Même avec la meilleure volonté du monde, nous serions incapables de mettre Dieu à la première place de notre vie. Il suffit de s’observer soi-même un peu pour constater que nous sommes des êtres égoïstes, centrés sur nous-mêmes. Nous avons la première place dans notre vie, et nous ne voulons pas laisser cette place à Dieu. Mais il s’agit là d’un crime grave, car nous refusons de laisser à Dieu la place qu’il mérite pourtant, nous méprisons sa grandeur, nous refuser de reconnaître sa valeur. Et par conséquent, comme Isaac, nous méritons de recevoir le feu de la colère de Dieu et d’être frappé par lui. Mais si nous méritons une telle condamnation, comment pourrions-nous y échapper et entrer à nouveau en grâce ? C’est la troisième chose qu’il faut faire avec ce texte :</p>
<p><strong>3. Il faut laisser ce passage diriger notre regard vers une autre histoire où un Père a sacrifié son Fils.</strong></p>
<p>Abraham a dû prendre son fils unique qu’il aimait pour le sacrifier sur une montagne du pays de Morija, de même Dieu le Père aimait son Fils unique, et il l’a envoyé dans le monde pour qu’il nous serve de sacrifice sur le mont du calvaire. Isaac a dû se charger du bois sur lequel il allait être offert en holocauste, de même Jésus a porté le bois de sa propre croix. Abraham a dû porter lui-même le feu et le couteau qu’il devait utiliser pour sacrifier son propre fils, de même Dieu le Père lui-même a déversé sa colère sur son propre Fils de sorte que celui-ci s’est senti complètement abandonné par Dieu sur la croix, c’est Dieu lui-même qui l’a puni, frappé et humilié, de sa propre main. Dieu a épargné Isaac en envoyant un bélier prendre sa place sur l’autel, de même Dieu nous épargne en envoyant Jésus qui est l’agneau qui ôte le péché du monde et qui prend notre place sur la croix, qui prend sur lui notre condamnation.</p>
<p>Notez ce qu’il se passe dans notre passage : au dernier moment, alors qu’Abraham s’apprêtait à égorger son fils, l’ange de l’Eternel a crié : « Ne porte pas la main sur l’enfant » ? Mais lors de la crucifixion de Jésus, aucune voit venu du ciel ne s’est fait entendre pour arrêter le massacre du Fils de Dieu.</p>
<p>Notez aussi qu’Abraham a retrouvé son fils par une sorte de résurrection. Mais Jésus-Christ, lui, a vraiment vaincu la mort, il est vraiment ressuscité.</p>
<p>Notez enfin qu’Abraham a mis Dieu à la première place de sa vie. Mais Jésus-Christ, lui, l’a fait encore mieux : il a vécu la vie que nous devrions vivre et a souffert la mort que nous devrions souffrir.</p>
<p>Le récit du sacrifice d’Isaac nous parle donc avant tout de Jésus, et c’est à lui que nous devons regarder.</p>
<p>Et c’est seulement lorsqu’on voit que Jésus a obéi comme Abraham que nous pouvons commencer à vivre comme Abraham. En effet, si nous savons que Dieu nous a déjà acceptés en Jésus-Christ, alors nous trouverons en lui les ressources nécessaires pour mettre Dieu à la première place.</p>
<p>Jésus a obéi comme Abraham, Jésus est la confirmation ultime de l’alliance, Jésus est la descendance d’Abraham par laquelle toutes les nations sont bénies et qui a dans sa généalogie Isaac et Rébecca que la Providence de Dieu avait préparé l’un pour l’autre. Comme tout l’Ancien Testament, ce texte nous parle de Jésus pour que nous le contemplions.</p>
<p><em>Prédication donnée le samedi 17 mai 2008 à l&#8217;</em>Eglise Protestante Evangélique de la Rue des Ternes.</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Le règne victorieux du Christ (Ps 2)</title>
		<link>http://chaunyps.wordpress.com/2008/05/10/le-regne-victorieux-du-christ-ps-2/</link>
		<comments>http://chaunyps.wordpress.com/2008/05/10/le-regne-victorieux-du-christ-ps-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 May 2008 17:32:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jésus-Christ]]></category>

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		<description><![CDATA[Psaume 2 Saviez-vous que le grand réformateur Martin Luther avait l’habitude d’appeler le livre des psaumes sa « petite Bible » ? Il voulait dire par là que les psaumes donnait comme un aperçu, un concentré même du message de la Bible. Et c’est d’ailleurs pour ça que nous commençons ce soir à Interfac une [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=384&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Psaume%202&amp;version=2">Psaume 2</a></strong></p>
<p>Saviez-vous que le grand réformateur Martin Luther avait l’habitude d’appeler le livre des psaumes sa « petite Bible » ? Il voulait dire par là que les psaumes donnait comme un aperçu, un concentré même du message de la Bible. Et c’est d’ailleurs pour ça que nous commençons ce soir à Interfac une série de 4 études dans le livre des Psaumes. Le but de cette série est assez claire : voir ensemble que Jésus-Christ est le personnage principal du livre des psaumes comme il l’est aussi du reste de toute la Parole de Dieu. Il faut en effet bien comprendre que tous les livres de la Bible, y compris ceux de l’Ancien Testament, nous ont été donnés pour que nous dirigions nos regards vers Jésus-Christ. Et c’est particulièrement vrai des psaumes. Pour s’en convaincre, il suffit de considérer les interprétations que les auteurs du Nouveau Testament donnent de différents psaumes, par exemple du psaume 2, du psaume 8, du psaume 22 ou encore du psaume 110 &#8211; c’est-à-dire les 4 psaumes que nous étudions dans cette série. A chaque fois, les auteurs du Nouveau Testament utilisent ces différents passages pour les appliquer directement ou indirectement à la personne et à l’œuvre de Jésus-Christ. Et en réalité, ce que les apôtres font de ces psaumes et de l’Ancien Testament en général, ils ne l’ont pas inventé tout seul. C’est du Seigneur Jésus-Christ lui-même qu’ils ont appris à interpréter de cette manière l’Ancien Testament et les psaumes en particulier.</p>
<p>Luc, dans le chapitre 24 de son Évangile, nous rapporte que le jour-même de sa résurrection, dans la soirée, le Seigneur Jésus-Christ se présenta à ces disciples, qui furent saisis de frayeur et d’épouvante car ils croyaient voir un esprit. Après les avoir rassurés en leur montrant qu’il était bel et bien corporellement ressuscité, Jésus leur dit : « C’est ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous : il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes ». Et afin qu’ils puissent saisir comment toute la Bible parlaient de Jésus, « il leur ouvrit l’intelligence afin qu’ils comprennent les Écritures ». A partir de ce moment là, les disciples furent capable de voir dans les Psaumes, et dans tous l’Ancien Testament en général, le évangile de Jésus-Christ qu’ils allaient bientôt devoir proclamer jusqu’aux extrémités de la terre. Puis il leur dit : « Ainsi, il était écrit &#8211; et il fallait que cela arrive &#8211; que le Messie souffrirait et qu’il ressusciterait le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem ».</p>
<p>Ce qu’on voit dans le livre des Actes des Apôtres et dans tout le Nouveau Testament, c’est que ce discours du Christ ressuscité a profondément marqué ses disciples et influencé leurs prédications et leurs écrits. Tout l’Ancien Testament, et les psaumes en particulier, nous parlent de Jésus-Christ.</p>
<p>Les psaumes, et l’Ancien Testament en général, font référence à Jésus-Christ de deux manière différentes, c’est-à-dire parfois de façon directe, et parfois de façon indirecte.</p>
<p>Les références directes à Jésus-Christ sont les textes qui se réfèrent directement et principalement à Jésus-Christ. En général, on appelle ces textes des prophéties. Par exemple, l’annonce par le prophète Esaïe de la naissance d’un enfant sur qui « reposera la souveraineté [et qu’]on appellera merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de paix » fait directement référence à la naissance de Jésus-Christ. J’espère que les autres prédicateurs seront d’accord avec moi, mais je pense que les psaumes 2, 22 et 110 rentrent dans cette catégorie.</p>
<p>Mais il existe un autre type de référence à Jésus-Christ qui est du domaine de la préfiguration. C’est le genre de texte qui nous dirigent vers Jésus-Christ alors que ce n’est pas l’objectif principal du texte de nous parler de lui. Par exemple, l’histoire de Jonas nous parle d’abord d’un prophète qui dans le cadre de sa mission est avalé par un poisson et qui est rejeté sur une plage le troisième jour. Mais cette histoire préfigurait aussi, dans un deuxième temps, celui qui est plus grand que Jonas et qui, pour accomplir sa mission, doit mourir puis ressusciter le troisième jour. Le psaume 8 rentre, je crois, dans cette catégorie, celle de la préfiguration.<br />
Mais revenons au psaume 2 qui fait référence directement à la personne de Jésus-Christ. Ce psaume nous parle en effet de Dieu et de son Christ. Le Saint-Esprit &#8211; par l’intermédiaire des Apôtres Pierre et Jean en Actes 4 et par celui de l’Apôtre Paul en Actes 13 &#8211; n’a pas laissé l’Église dans l’incertitude en ce qui concerne la personne à qui s’applique ce texte. L’idée principale de ce texte, c’est que le royaume de Christ est établi par Dieu et qu’il faut par conséquent se soumettre à lui. Ce texte est composé de quatre scènes chacune composée de 3 versets : (I) La rébellion des nations contre le règne du Christ, (II) La réaction de Dieu le Père à la rébellion des nations, (III) La proclamation par Dieu le Fils de son propre règne, et (IV) Le conseil qui est donné aux rois de se soumettre au roi établi par Dieu le Père.<span id="more-384"></span></p>
<p><strong>I. La rébellion des nations contre le règne du Christ.<br />
</strong><br />
C’est ce que nous trouvons dans les v.1-3 : « Pourquoi cette agitation parmi les nations et ces préoccupations dépourvues de sens parmi les peuples ? Les rois de la terre se soulèvent et les chefs se liguent ensemble contre l&#8217;Éternel et contre celui qu&#8217;il a désigné par onction : &#8216;Arrachons leurs liens, jetons leurs chaînes loin de nous !&#8217; »</p>
<p>Nous trouvons dans ces premiers versets la rébellion de la nature humaine à l’encontre du roi établi par Dieu. Ce que le premier verset décrit, c’est un complot, un projet d’émeute, de révolution par laquelle on veut destituer le roi établi par Dieu. Cette description de la rébellion des hommes contre le règne de Dieu est typique. Et permettez-moi de bien attirer votre attention là-dessus : ce que ce texte décrit ici, c’est l’essence de ce que la Bible appelle le péché. Contrairement à ce qu’on pense souvent, le péché ce n’est pas d’abord une liste de choses qu’il ne faut pas faire. Le péché, c’est avant tout une attitude qui consiste à vouloir vivre sa vie indépendamment de son créateur, à vivre comme si Dieu n’existait pas, à n’en faire qu’à notre tête, à être notre propre maître, notre propre roi, notre propre Dieu. En réalité, Dieu est notre roi, qu’on le veuille ou non, mais nous, les êtres humains, nous ne voulons pas qu’il règne sur nous, alors nous faisons des complots contre lui pour essayer de renverser le roi, celui que Dieu a établi par onction.</p>
<p>Je m’arrête un instant pour signaler que le mot « onction » qu’on trouve dans le v.2 est celui qui donne en Hébreux le mot « Messie » et en grec le mot « Christ ». Dans l’Ancien Testament, on établissait les prêtres, les prophètes et les rois par onction, c’est-à-dire en leur versant de l’huile sur la tête. Et dans ce psaume, c’est surtout la fonction de Christ-Roi qui est visé, même si les offices de prêtre et de prophète appartiennent aussi au Christ.</p>
<p>Bref, ce texte nous montre la rébellion des nations et des rois contre Dieu et contre son Christ. Chacun est, par nature, rebelle à Dieu et à son Messie. Mais le Nouveau Testament nous montre que ce texte ne prophétisait pas seulement l’opposition générale des humains au roi établi par Dieu, car cette prophétie trouve un accomplissement précis dans l’histoire.</p>
<p>De quoi s’agit-il ? Vous venez de le voir dans le texte que vous avez étudié en petit groupe juste avant : les apôtres Pierre et Jean une fois qu’ils sont relâchés retrouvent les autres chrétiens et ils s&#8217;adressèrent tous ensemble à Dieu en citant les v.1-2 du psaume 2 accompagnés d’un commentaire très intéressant : « Pourquoi cette agitation parmi les nations et ces préoccupations dépourvues de sens parmi les peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés et les chefs se sont ligués ensemble contre le Seigneur et contre celui qu&#8217;il a désigné par onction. Il est bien vrai qu&#8217;Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et les peuples d&#8217;Israël contre ton saint serviteur Jésus, que tu as consacré par onction ; ils ont accompli tout ce que ta main et ta volonté avaient décidé d&#8217;avance ». Autrement dit, même s’il est vrai que toutes les nations et tous les peuples, et tous les rois et tous les chefs et chaque être humain est en rébellion contre Dieu et contre son Messie, cela s’est tout particulièrement concrétisé, dans l’Histoire, par le complot des Juifs et des Romains, d’Hérode, de Ponce Pilate et des habitants de Jérusalem contre Jésus-Christ, complot qui a conduit à sa crucifixion.</p>
<p>Et donc, non seulement ce texte parle de la rébellion des hommes en général, mais il nous annonce aussi de manière cachée les souffrances du Christ au main des hommes rebelles parmi lesquels il a vécu.</p>
<p>Jésus-Christ a donc dû faire face à une rébellion qui a conduit à sa crucifixion. Mais observez que cette révolte n’a pas eu l’effet escompté. Le v.1 nous le dit bien : cette agitation, ce complot était dépourvu de sens. C’était un projet inutile, sans raison et sans fondement par lequel ils ne pouvaient pas empêcher que la volonté de Dieu s’accomplisse. Et en effet,  par leur rébellion-même, nous apprennent les apôtres en Actes 4, même en commettant le pire péché possible, en crucifiant le Fils de Dieu, les hommes rebelles « ont accompli tout ce que la main et la volonté de Dieu avaient décidé d&#8217;avance ». Nous voyons ici que Dieu utilise même la rébellion des hommes contre eux pour accomplir ses propres plans. Et c’est pourquoi nous trouvons à partir du v.4 :</p>
<p><strong>II. La réaction de Dieu le Père à la rébellion des hommes.<br />
</strong><br />
« Celui qui siège dans le ciel rit, le Seigneur se moque d&#8217;eux. Puis il leur parle dans sa colère, il les épouvante dans sa fureur : &#8216;C&#8217;est moi qui ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte&#8217; ».<br />
Après avoir observé la rébellion des hommes sur la terre, nous voyons ici la réaction de Dieu qui est assis dans le ciel. Et comment réagit-il ? Il se rit d’eux, il se moque d’eux !</p>
<p>« Quoi ! La nature humaine se rebelle contre Dieu et contre le roi qu’il a établi ? Quelle bonne blague ! Ne voyez-vous pas, humains, combien votre tentative est vaine, combien votre chance de renverser Dieu est nulle ! ».</p>
<p>Ici, Dieu montre clairement que les rebelles ne peuvent rien faire qui puisse le menacer. Ils ne peuvent aucunement contrecarrer ses plans. Et ils ne pourront certainement pas échapper à son jugement.</p>
<p>Remarquez qu’il est dit ici que Dieu est assis. Il est sur le trône inébranlable de sa majesté, et à ses pieds, il y a une armée de fourmis qui essaient de renverser son trône. Mais tous leurs efforts sont bien vains, elles ne pourront pas le détrôner.</p>
<p>Mais Dieu ne fait pas que se moquer de la rébellion. Ils s’adressent maintenant à ceux qui osent se dresser contre lui. Il parle avec colère et épouvante les rebelles dans sa fureur. Et il confirme ce qu’il a déjà décidé : « ‘C&#8217;est moi qui ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte’ ».</p>
<p>Ce verset a laisser penser à plusieurs commentateurs que ce psaume ne parlait pas de Jésus-Christ mais du couronnement des rois d’Israël. Mais il y a deux problèmes à ça.</p>
<p>Le premier problème, c’est qu’ils contredisent les Apôtres, ce qui n‘est pas rien. Et le deuxième problème, c’est qu’au v.8, il est dit du Roi établi par Dieu qu’il règnera jusqu’aux extrémités de la terre, ce qui n’était bien sur pas le cas des Rois d’Israël qui ne régnaient que sur Israël.</p>
<p>Et donc, il vaut mieux comprendre ce verset de la manière suivante : c’est le royaume de Christ préfiguré dans le texte par le royaume de David, et c’est le rassemblement de l’Église, de la Jérusalem céleste qui préfigurée par Sion, la montagne sacrée de Dieu. C’est d’ailleurs l’interprétation donnée par l’auteur de l’épître aux Hébreux. Au chapitre 12, il déclare en effet que le culte chrétien à s’approcher « du mont Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et ses dizaines de milliers d&#8217;anges en fête, de l&#8217;assemblée des premiers-nés inscrits dans le ciel », et « de Jésus qui est le médiateur d’une nouvelle alliance, et du sang purificateur porteur d’un meilleur message que celui d’Abel ». Le mont Sion, la montagne sacrée de Dieu est donc en réalité le lieu où le peuple de Dieu rencontre son Dieu par la médiation de Jésus-Christ et de son sacrifice, c’est-à-dire dans le rassemblement de l’Église.</p>
<p>Et donc, ce verset dirige nos regard vers celui qui est plus grand que David et que tous les rois d’Israël, vers celui qui est plus saint que la montagne sacrée de Sion : Jésus-Christ lui-même qui est le chef et l’époux de son Église.</p>
<p>Et c’est d’ailleurs Jésus-Christ lui-même qui tire à partir du v.7 les conséquences de ce que Dieu vient annoncer. Car nous voyons juste après cette déclaration de Dieu le Père…</p>
<p><strong>III. La proclamation par Dieu le Fils de son propre règne.<br />
</strong><br />
« Je veux proclamer le décret de l&#8217;Éternel. Il m&#8217;a dit : &#8216;Tu es mon fils, je t&#8217;ai engendré aujourd&#8217;hui ! Demande-le-moi, et je te donnerai les nations en héritage, les extrémités de la terre en possession. Tu les briseras avec un sceptre de fer, tu les briseras comme le vase d&#8217;un potier&#8217; ».</p>
<p>Dieu vient de confirmer qu’il établi son roi sur Sion, sa montagne sainte, et voici que s’avance immédiatement le Fils de Dieu qui vient pour proclamer le décret de l’Éternel, c’est-à-dire ce que Dieu a décidé, la résolution qu’il a prise.</p>
<p>De quel décret s’agit-il ? Jésus l’explique immédiatement : il s’agit de la proclamation à propos de lui-même qu’il est le Fils de Dieu, que le monde entier est son héritage et qu’il est établi Chef, Seigneur et Roi au-dessus de toute chose.</p>
<p>Au v.7, Dieu le Père dit à Jésus-Christ « ‘Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui’ ». Est-ce que ça veut dire que Jésus a été créé par Dieu, qu’il n’existe pas de toute éternité mais qu’il est lui aussi une créature, comme le croient par exemple les Témoins de Jéhovah ?</p>
<p>Eh bien pas du tout. Pour s’en convaincre, il faut bien comprendre l’application que l’Apôtre Paul fait de ce texte en Actes 13. Voici ce qu’il déclare dans la ville d’Antioche de Pisidie à partir du v.26 : « Mes frères, descendants d&#8217;Abraham et vous qui craignez Dieu, c&#8217;est à vous que cette parole de salut a été envoyée. En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n&#8217;ont pas reconnu qui était Jésus, mais en le condamnant ils ont accompli les paroles des prophètes qu&#8217;on lit chaque sabbat. Bien que n&#8217;ayant rien trouvé en lui qui mérite la mort, ils ont demandé à Pilate de le faire mourir. Après avoir accompli tout ce qui est écrit à son sujet, ils l&#8217;ont descendu de la croix et l&#8217;ont déposé dans un tombeau. Mais Dieu l&#8217;a ressuscité. Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de la Galilée à Jérusalem et qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle : la promesse faite à nos ancêtres, Dieu l&#8217;a accomplie pour nous, leurs descendants, en ressuscitant Jésus, conformément à ce qui est écrit dans le Psaume 2 : Tu es mon Fils, je t&#8217;ai engendré aujourd&#8217;hui. Il l&#8217;a ressuscité, de telle sorte qu&#8217;il ne retournera pas à la décomposition ».</p>
<p>Ici, le v.7 du Psaume 2 est cité pour appuyer la déclaration que Jésus est ressuscité. L’idée de Paul est la suivante : la résurrection démontre que Jésus est le Fils de Dieu. Autrement dit, le Psaume 2 ne parlent pas du moment où Jésus à commencer à exister (puisque d’autres passages nous disent qu’il existe de toute éternité) mais du moment où Jésus « a été déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection », comme nous le dit Paul en Romans 1.4.</p>
<p>Autrement dit, le psaume 2 nous parle de l’installation de Jésus dans la royauté éternelle : c’est à partir de la résurrection que Jésus-Christ est officiellement établi par Dieu sur le trône inébranlable du royaume éternel de Dieu.</p>
<p>A partir de ce moment là, de la résurrection, Jésus-Christ va réclamer à son Père son héritage qui englobe l’univers tout entier. Et à partir de ce moment là, son royaume va grandir, grandir, jusqu’à ce que Jésus mette tous ses ennemis sous ses pieds et que son royaume remplissent l’univers.  Cette victoire certaine de Jésus-Christ dans l’histoire, c’est aussi le message principal de l’Apocalypse que nous avons étudié les semaines passées : Jésus-Christ est vainqueur !  Et c’est pour ça qu’il n’est pas du tout étonnant que le Psaume 2 soit cité dans l’Apocalypse au chapitre 19 où il est dit de Jésus que : « de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants pour frapper les nations. Il les dirigera avec un sceptre de fer et il écrasera lui-même le raisin dans la cuve à vin de l&#8217;ardente colère du Dieu tout-puissant. Il portait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : ‘Roi des rois et Seigneur des seigneurs‘ ». Le message de l’Apocalypse comme celui du Psaume 2 est très clair ; malgré les souffrances et les persécutions du monde présent, il faut garder courage et ne  pas se fier aux apparences : Jésus-Christ règne déjà et un jour il établira un monde parfait.</p>
<p>Alors, où nous conduit cette vision du règne du Christ ? A la quatrième partie de ce passage :</p>
<p><strong>IV. Le conseil qui est donné aux rois de se soumettre au roi établi par Dieu le Père.<br />
</strong><br />
v.10 : « Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse ! Juges de la terre, laissez-vous instruire ! Servez l’Éternel avec crainte et réjouissez-vous tout en tremblant. Rendez hommage au fils, de peur qu&#8217;il ne s&#8217;irrite et que vous n&#8217;alliez à votre perte, car sa colère s&#8217;enflamme rapidement. Heureux tous ceux qui se confient en lui ! ».</p>
<p>Puisque Jésus a été déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection, il faut en tenir compte. Ca veut dire qu’on doit cesser de vivre comme si on n’avait ni Dieu, ni maître. Ca veut dire qu’il faut arrêter de n’en faire qu’à notre tête. Ca veut dire qu’il faut abandonner l’idée que nous pouvons vivre de façon autonome, en excluant Dieu de notre vie, ou en le laissant à la périphérie de nos préoccupations, mais surtout pas au centre.</p>
<p>Remarquez que même les rois, même les juges de la terre sont appelés à changer de conduite et à se soumettre. Si même ceux qui ont le plus de puissance sont appelés à changer d’attitude, à cesser de vivre en rébellion contre Dieu et son Christ, ça signifie qu’on doit tous écouter le conseil donné dans les derniers versets de ce psaume.</p>
<p>Il faut se conduire avec sagesse, mais remarquez que d‘après le v.10 ça implique d’abord de se laisser instruire. Autrement dit, il faut d’abord reconnaître avec humilité que nous ne savons pas gouverner notre propre vie comme il le faudrait, que par nous-mêmes nous sommes incapables de vivre correctement.</p>
<p>Alors que faut-il faire ? Il faut servir l’Éternel avec crainte et en même temps se réjouir en lui tout en tremblant. Il y a là un paradoxe qui décrit l’état d’esprit dans lequel nous devons nous approcher de Jésus-Christ. Nous ne devons pas avoir peur de lui comme s’il était un tyran qui traite ceux qui s‘approchent de lui de manière arbitraire. Nous pouvons au contraire nous approcher de lui avec joie en sachant qu’il accueille tout ceux qui viennent à lui pour lui rendre hommage. Mais en même temps, nous ne nous approchons pas non plus de lui en sautant de joie dans tous les sens, ou en riant à gorge déployée comme s’il était notre pote, un ami vraiment marrant. Remarquez l’équilibre : nous venons à lui avec une joie mêlée de crainte.</p>
<p>Et on peut le comprendre ainsi : ce que nous avons en lui est un grand sujet de joie. Dieu nous offre en effet un grand salut en son Fils unique sans que nous le méritions et même contre ce que nous méritions. Nous sommes des rebelles à Dieu qui avons décidé de vivre sans lui.</p>
<p>Pourtant, il propose d’amnistier ce crime passible de la peine capitale à la seule condition que nous mettions notre confiance dans son Fils qui a été mis à mort par les rebelles dont nous faisions partie puis qui est ressuscité en ayant ainsi été déclaré Fils de Dieu avec puissance.<br />
Mais c’est là même la raison pour laquelle nous devons aussi le craindre. Car comment échapperons-nous au jugement si nous négligeons un si grand salut ? Il nous faut donc faire preuve d’une grande joie à laquelle on doit allier une forme de crainte. Cette crainte se définit comme l’attitude de celui qui révère et adore Dieu à cause de sa grandeur et sa majesté, qui s’humilie devant lui à cause du néant et de la vanité de l’homme, et qui est attentif et vigilant à la volonté de Dieu car il ne veut surtout pas offenser celui qui est notre Roi ni se priver d‘aucun de ses bienfaits.</p>
<p>C’est de cette manière que nous devons lui rendre hommage, en venant à lui dès maintenant, tant qu’il en est encore temps, avant qu’il ne soit trop tard et que sa colère s’embrase en un instant contre tous les rebelles qui auront négligé son amnistie.</p>
<p>Mais si nous venons à lui, au Fils de Dieu, et que nous lui faisons confiance, alors nous serons heureux, vraiment heureux. « Heureux tous ceux qui se confient en lui ! »</p>
<p><strong>Conclusion<br />
</strong><br />
Ce psaume nous parle de la personne et de l’œuvre de Jésus-Christ qui est le roi établi par Dieu contre qui la nature humaine se rebelle pour rejeter son autorité. Cette rébellion générale a conduit à la souffrance du Christ durant tout le temps de sa vie sur la terre et particulièrement à la fin de celle-ci lorsqu’il a été crucifié. Les hommes rebelles qui ont commis cet acte ignoble ont cependant accompli à leur insu tout ce que la main et la volonté de Dieu avait décidé d’avance. Après sa mort, Jésus-Christ est ressuscité pour être déclaré Fils de Dieu avec puissance. Puis il est monté au ciel et s’est assis à la droite du Père où il règne avec pour objectif de s’assujettir tous ses ennemis et de prendre possession de tout l’univers. Un jour il sera trop tard, car il viendra juger les vivants et les morts et sa colère s’embrasera en un instant, mais aujourd’hui, c’est encore le jour du salut, et il est encore temps de venir chercher refuge en lui, de mettre notre confiance en lui et d’accepter l’amnistie par laquelle notre condamnation pour rébellion est effacée.</p>
<p>Que chacun s’examine soi-même. Considérez votre rébellion contre Dieu et contre son Christ. Voyez comment vous ordonnez votre vie. Par nature, nous ne vivons que pour nous-mêmes en cherchant notre bonheur dans les loisirs, dans le travail, dans les voyages, dans l’argent, dans les biens qu’on possède, dans le mariage ou dans les relations amoureuses, dans l’estime que les gens ont de nous, dans le sexe, dans notre évolution de carrière, etc. Ah ! Si seulement j’avais assez d’argent pour m’offrir plus de vacances… si seulement je trouvais l’âme sœur… si seulement j’avais cette promotion… si seulement j’étais célèbre…</p>
<p>Nos aspirations trahissent ce que nous sommes : des êtres égoïstes et auto-centrés qui excluons Dieu de notre vie ou qui le laissons en marge de notre vie et non au centre comme ça devrait être le cas. Nous avons chacun nos idoles, car une idole, ce n’est au fond rien d’autre que d’avoir quelque chose au centre de notre vie qui n’est pas Dieu.</p>
<p>Que chacun examine alors la réaction de Dieu à notre rébellion : il s’en moque dans la mesure où nous ne pouvons rien faire qui le menace, il est terriblement en colère dans le mesure où par notre rébellion nous méprisons la majesté suprême de Dieu, et en même il confirme à nouveau la royauté de son Fils éternel. Cette installation de son Fils sur le trône est à la fois un terrible avertissement, et en même temps une opportunité unique : il est encore temps de le reconnaître pour votre Roi.</p>
<p>Jésus-Christ est ressuscité, et la puissance de sa résurrection doit se diffuser dans toute notre vie. Celui qui n’a pas encore mis sa confiance dans le Fils doit le contempler, venir à lui et croire que ceux qu’il sauve ceux qui s’approchent de lui avec foi pour lui rendre hommage. Et celui qui croit déjà en lui doit vivre en cohérence avec le fait que Jésus-Christ est le Seigneur de sa vie : il doit régler ses aspirations selon celles de son Chef et de son Roi de sorte à mettre tous les domaines de sa vie (son rapport à l’argent, au travail, à la sexualité, à la famille), toute sa vie en ligne avec la volonté de son Roi.</p>
<p>Jésus-Christ est ressuscité, et la puissance de sa résurrection doit se diffuser dans toute notre vie. Ca veut aussi dire qu’on peut avoir confiance en la providence de Dieu, car puisque même le pire des péchés commis par des hommes rebelles, c’est-à-dire la crucifixion du Fils éternel de Dieu, a accompli tout ce que la main et la volonté de Dieu avait décidé d’avance, alors ça veut dire que Dieu contrôle toute chose, qu’il tient tout dans sa main. Et si c’est le cas, alors nous pouvons apprendre à être patient dans l’adversité, reconnaissant dans la félicité, et avoir bonne confiance pour notre avenir en notre Dieu et Père fidèle dont aucune créature ne pourra nous séparer de sa main, car toutes les créatures sont tellement en sa main qu’elles ne peuvent faire le moindre mouvement sans sa volonté.</p>
<p>Et donc, même au milieu des pires difficultés, nous devons lever les yeux vers Jésus-Christ et reprendre espoir. Car, contrairement aux apparences, Jésus-Christ est Seigneur, il est le Roi établi par Dieu au-dessus de toute chose et qui est en train de soumettre progressivement mais infailliblement tous ses ennemis, de sorte qu’un jour il règnera jusqu’aux extrémités de la terre. Et non seulement lui, mais nous aussi avec lui, selon l’application que l’Apocalypse fait du Psaume 2 : « Au vainqueur, à celui qui accomplit mes œuvres jusqu’à la fin, je donnerai autorité sur les nations. Il les dirigera avec un sceptre de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père ». Jésus-Christ règne, et un jour nous règnerons avec lui. Merci de votre attention.</p>
<p><em>Prédication donnée le vendredi 9 mai 2008 à l&#8217;<a target="_blank" href="www.gbu-idf.fr">Interfac des GBU de Paris</a>.</em></p>
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		<title>Lorsqu&#8217;un croyant souffre&#8230; (Job 19)</title>
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		<pubDate>Mon, 05 May 2008 08:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souveraineté de Dieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Job 19 C’est l’histoire d’un homme aveugle de naissance. Sa vie a été assez compliquée, même si sa famille l’a bien soutenu. En partie à cause de son handicap, il n’a pas pu trouver de travail. Et du coup, il passe ses journées là dans la rue à faire la manche, en espérant que des [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=382&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Job%2019;&amp;version=2;"><strong>Job 19</strong><br />
</a></p>
<p>C’est l’histoire d’un homme aveugle de naissance. Sa vie a été assez compliquée, même si sa famille l’a bien soutenu. En partie à cause de son handicap, il n’a pas pu trouver de travail. Et du coup, il passe ses journées là dans la rue à faire la manche, en espérant que des personnes généreuses lui donneront un peu de ce qu’ils ont en trop. C’est quelque chose d’humiliant d’être là, et cet homme en souffre. Mais il ne peut pas faire autrement. Il n’a pas de diplôme et il est aveugle. Alors qui voudrait lui donner du travail ? Mais le plus dur, ce n’est pas d’être au chômage ; le plus dur, c’est plutôt d’entendre ce que les gens pensent de lui &#8211; surtout les religieux. La semaine dernière par exemple, il a entendu des parents dire à leur enfant : « si tu ne veux pas devenir aveugle comme cet homme sur le trottoir, il faut que tu sois bien sage, sinon Dieu te punira comme lui ». Ca, c’est le plus dur.</p>
<p>Et voici que s’approchent plusieurs hommes. A ce qu’il peut entendre, notre aveugle se rend compte que c’est encore des hommes religieux qui passent devant lui. Il espère qui lui donneront une petite pièce et qu’ils lui épargneront leur remarque désobligeante. Mais il entend parmi ces hommes une de ces questions qui le glace : « Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? ». Et voilà, ça recommence. Encore un cours de morale sur qui a péché. Mais cette fois ci, la réponse va le surprendre. Nous la trouvons dans l’<a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Jean%209&amp;version=2">Evangile de Jean au chapitre 9</a>. Et voici ce que répond Jésus à ces disciples : « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péchés, mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui ». Et la suite du récit nous montre comment Jésus a guérit cet aveugle de naissance.</p>
<p>L’attitude des disciples de Jésus dans cette histoire est vraiment similaire à celle des « consolateurs pénibles » que sont les amis de Job. Pour eux c’est vite vu : la raison pour laquelle Job a perdu ses biens, ses enfants et sa santé est très simple. Dieu est saint, par conséquent il doit punir tous les péchés. Puisque Job souffre, c’est qu’il est puni par Dieu. Puisqu’il est puni par Dieu, c’est parce qu’il l’a bien mérité. Job a du commettre un péché terrible pour que la colère de Dieu se manifeste ainsi contre lui.</p>
<p>Mais Job sait qu’il n’a pas commis de péché qui lui mérite tout ça. Il ne sait pas pourquoi Dieu le soumet à une telle épreuve. Mais dans cette épreuve, Job se révèle être un vrai croyant. Car même s’il se lamente sur son triste sort, il ne maudit pas Dieu, il ne cesse pas de croire en lui, mais il continue à l’implorer, à s’adresser à lui en lui posant encore et toujours cette question : « pourquoi ? ». Mais même s’il garde la foi, il a le sentiment d’être abandonné par Dieu, et c’est ce que nous voyons dans ce texte, où Job est amené à se poser cette question que les croyants se posent tous lorsque leur souffrance durent : « <strong>Dieu est-il avec moi ou contre moi ?</strong>» Dieu est-il avec moi ou contre moi ?</p>
<p>C’est à cette question que Job réfléchit dans ce chapitre, et c’est à cette question que nous réfléchirons avec Job maintenant, et nous pouvons retirer de ce texte principalement trois enseignements sur la souffrance des croyants: (I) lorsqu’un croyant souffre, ce n’est pas toujours à cause d’une faute qu’il a commise ; (II) lorsqu’un croyant souffre, il se sent abandonné par Dieu ; et (III) lorsqu’un croyant souffre, il a encore une espérance.<span id="more-382"></span></p>
<p><strong>I. Lorsqu’un croyant souffre, ce n’est pas toujours à cause d’une faute qu’il a commise.<br />
</strong><br />
Lorsqu’un croyant souffre, ce n’est pas toujours à cause d’une faute qu’il a commise. C’est très clair dans le cas de Job. Dans <a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Job%201.8;&amp;version=2;">le premier chapitre</a>, Dieu parle de Job de la manière suivante : « Il n’y a personne comme lui sur la terre, c’est un homme intègre et droit. Il craint Dieu et se détourne du mal ». Ca, c’est un beau compliment que Dieu fait à Job. Job est innocent. Comme pour l’aveugle-né, ce n’est pas à cause de son propre péché qu’il souffre. Ca veut dire, qu’il n’y a pas toujours une relation directe, un lien de causalité totale entre la souffrance qu’on reçoit dans cette vie et le mal que l’on a commis.</p>
<p>Et tout le problème des consolateurs de Job, c’est qu’ils ne comprennent pas ça. Ils sont englués dans leur vision réductrice de la souffrance. « Dieu est juste et si tu souffres, c’est parce qu’il puni ton péché. Job, si tu souffres, c’est parce que tu as commis des péchés secrets. Arrête de dire que tu es innocent, confesse à Dieu tes péchés. Ne t’obstine pas à clamer ton innocence, mais reconnais que tu es un misérable pécheur, et Dieu rétabliras ta cause ».</p>
<p>Voilà en substance la consolation pénible que les amis de Job lui apportent dans les chapitres qui précèdent notre passage. Et  c’est pourquoi, nous lisons à partir du v.1 du chapitre 19 que « Job prit la parole et dit : « Jusqu&#8217;à quand me tourmenterez-vous et m&#8217;écraserez-vous par vos discours ? Voilà dix fois que vous cherchez à me confondre. N&#8217;avez-vous pas honte de m&#8217;agresser de cette manière ? Même si j&#8217;avais vraiment commis une faute, cela ne regarderait que moi. […] Vous voulez vous grandir à mes dépens, […] vous voulez tirer argument contre moi de mon déshonneur »</p>
<p>Les amis de Job sont des consolateurs pénibles parce que finalement ils ne cherchent plus à le consoler. Si Job souffre terriblement, c’est parce qu’il est un terrible pécheur. Point final.</p>
<p>Mais Job sait qu’il est innocent. Il est utile ici de dire ce que signifie l’innocence de Job. Job savait qu’il était pécheur, et il ne prétend pas être sans aucun péché. Mais il savait aussi que Dieu avait promis de le racheter de ses péchés, et c’est pour ça que le <a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Job%201.5;&amp;version=2;">premier chapitre</a> nous dit que Job offrait des holocaustes pour chacun de ses enfants. Il savait que ses péchés étaient pardonnés. Son intégrité et sa droiture était le fruit de sa foi en la promesse de Dieu de le délivrer. Et c’est pour ça que Job a été si surpris que ces choses horribles lui arrivent. Alors que Job était d’accord avec ses amis que Dieu est saint et qu’il doit punir le péché, il savait aussi que ce n’était pas pour cette raison qu’il souffrait. Job savait qu’il n’avait rien fait pour provoquer tout ça. Ses amis l’accusaient d’avoir commis des péchés horribles qui avaient enflammés la colère de Dieu contre lui. Mais Job savait que ce n’était pas vrai. Bien sûr, il était encore un pécheur, mais un pécheur justifié par grâce. Et donc il était innocent. Et sa conscience était pure de tout péché, car Job menait une vie intègre et droite.</p>
<p>Les amis de Job se trompaient. Tous ceux qui souffrent ne sont pas des pécheurs particulièrement plus pécheurs que les autres. Job le savait, et c’est pour ça qu’il refuse l’acharnement que ces amis manifestent contre lui. Lorsqu’un croyant souffre, ce n’est pas toujours à cause d’une faute qu’il a commise, et les personnes autour de lui, et particulièrement ses amis, ne doivent pas penser qu’ils sont meilleurs que lui parce qu’ils ne souffrent pas. Les amis ne sont pas censés être des vautours qui se nourrissent du malheur des autres. Lorsqu’un croyant souffre, ce n’est pas toujours à cause d’une faute qu’il a commise.</p>
<p><strong>II. Lorsqu’un croyant souffre, il se sent abandonné par Dieu.<br />
</strong></p>
<p>Lorsqu’un croyant souffre, il se sent abandonné par Dieu. Job se sentait abandonné par Dieu, il avait l’impression que Dieu était devenu son ennemi, que Dieu était contre lui. Et c’est pourquoi il se lamente ainsi à partir du v.5 : « Si vous voulez vous grandir à mes dépens, si vous voulez tirer argument contre moi de mon déshonneur, sachez alors que c&#8217;est Dieu qui m&#8217;accable et m&#8217;enveloppe de son filet ».</p>
<p>Job est comme un oiseau qui est fait prisonnier d’un filet : il cherche à s’enfuir mais il ne le peut pas. Il clame son innocence, mais personne ne l’écoute. Job appelle à l’aide, mais qui le sauvera, puisque c’est Dieu lui-même qui l’attaque ? V. 7 : «  Je dénonce la violence dont je suis victime et personne ne répond, j&#8217;appelle au secours et il n&#8217;y a personne pour me rendre justice ! Il m&#8217;a barré la route et je ne peux passer, il a couvert mes sentiers de ténèbres ».</p>
<p>Le Dieu que Job aime et qui normalement devrait le protéger n’a pas cherché à défendre sa réputation d’intégrité et de droiture. Job se sent terriblement abandonné, au bord du désespoir. V. 9 : « Il m&#8217;a dépouillé de ma gloire, il a retiré la couronne de ma tête. Il m&#8217;a brisé à tout point de vue et je m&#8217;en vais, il a arraché mon espérance comme un arbre ».</p>
<p>Job a l’impression qu’il est sous la malédiction de Dieu, il a l’impression que Dieu est devenu son ennemi et qu’il est encerclé par lui. V.11 : « Il s&#8217;est enflammé de colère contre moi, il m&#8217;a traité comme l&#8217;un de ses adversaires. Ses troupes viennent en masse, elles ont construit une route jusqu&#8217;à moi, elles ont installé leur camp autour de ma tente ». Imaginez, c’est les vacances, vous êtes tranquillement en Dordogne en train de faire du camping, et brusquement vous êtes réveillés par des bruits de sirènes, d’hélicoptères et un brouhaha monstrueux : vous sortez de votre tente et vous vous retrouvez assiégez par 400 soldats, 20 chars d’assauts et 4 hélicoptères alors que vous n’êtes qu’un paisible campeur. Ca doit faire un drôle d’effet. Job a l’impression que c’est ce qui lui arrive. Dieu l’a abandonné, il est devenu son ennemi, et il est attaqué par lui.</p>
<p>Abandonné par Dieu, Job se sent alors terriblement seul. Car non seulement Dieu le pourchasse, mais ses proches, sa famille, ses amis, ses serviteurs le fuient. Job est désormais ignoré de tous, oublié même de ceux qu’il aime. V.13 : « Il a éloigné mes frères de moi. Ceux qui me connaissent se détournent de moi comme des étrangers. Je suis abandonné de mes proches, ceux que je connais m&#8217;oublient. Ceux qui séjournent chez moi et mes servantes me considèrent comme un étranger, je ne suis plus à leurs yeux qu&#8217;un inconnu . J&#8217;appelle mon serviteur et il ne répond pas, je dois me mettre à le supplier ».</p>
<p>La souffrance de Job est indescriptible. Même son épouse le repousse, même ses frères son dégoûtés, mêmes les gamins se moquent de lui. V.17 : « Mon haleine est repoussante pour ma femme et je provoque le dégoût de mes propres frères. Même des gamins me méprisent ; si je me lève, je suis la cible de leurs insultes ».</p>
<p>Plus personne ne veut s’approcher de Job. Chacun pense qu’il est un horrible pécheur, et probablement aussi Job ne sent pas non plus très bon à cause de sa maladie. Et donc instinctivement, tout le monde s’éloigne de lui. Job n’est plus personne, il n’a plus de biens, plus d’enfants, plus d’honneur, et plus de santé. Il ne vit plus, il survit. V.19 : « Tous ceux à qui je confiais mes secrets m&#8217;ont en horreur, ceux que j&#8217;aimais se sont tournés contre moi. Je n&#8217;ai plus que la peau et les os, il ne me reste que les gencives ».</p>
<p>Job se sent abandonné. Dieu est devenu sans raison son ennemi, et maintenant tout le monde fuit Job, même ses amis, et même sa femme. Job a de quoi se plaindre. Job n’a plus rien à lui, il est dévasté. Tout ce qu’il demande, c’est juste de la pitié. V.21 : « Ayez pitié, ayez pitié de moi, vous, mes amis! En effet, c&#8217;est la main de Dieu qui m&#8217;a frappé. Pourquoi me poursuivez-vous comme Dieu le fait ? Pourquoi n&#8217;en avez-vous jamais assez de vous attaquer à moi ? ».</p>
<p>Dieu est-il avec moi ou contre moi ? se demande Job. On dirait bien que Dieu est contre Job, on dirait bien que Dieu s’acharne contre lui.</p>
<p>Mais avant de passer à la fin de notre texte, nous devons nous arrêter ici un instant. Car Job vient de s’exclamer que c’est la main de Dieu qui l’a frappé. Mais est-ce vraiment le cas ?</p>
<p>Nous devons garder à l’esprit qu’en tant que lecteur nous connaissons quelque chose de l’histoire de Job, que ni Job ni ses amis ne connaissaient, à savoir que l’épreuve terrible que traverse Job a commencé lorsque Dieu a attiré l’attention de Satan sur Job. A ce moment là, Satan a cru pouvoir saper les fondements de l’Evangile, et c’est pour ça qu’il met Dieu au défi de lui enlever sa richesse et sa famille afin de voir si Job respectera toujours Dieu. Pour Satan, les choses étaient claires : Job n’est qu’un opportuniste qui n’est intègre et juste que dans son propre intérêt. Satan ne croit pas que Job aime sincèrement Dieu, mais qu’il aime uniquement les choses que Dieu lui donne. Et donc, si Dieu lui enlève toutes les bénédictions qu’il a reçues, Job maudira Dieu en face. Du moins c’est ce que pense Satan.</p>
<p>Alors que fait Dieu ? Il relève le défi. Et il accepte que tout ce qui va arriver à Job lui arrive. Dieu décide de livrer Job à Satan. Mais ça veut dire que même si Dieu permet souverainement que tout ce qui arrive à Job lui arrive, la main qui frappe Job, c’est celle de Satan lui-même.</p>
<p>Mais Job ne sait pas tout ça. Il sait que Dieu est tout-puissant, et il voit tous les malheurs qui lui arrivent. Et donc il en conclut que c’est la main-même de Dieu qui le frappe.</p>
<p>Pourtant, au fond de lui-même, Job sait aussi que Dieu est juste et qu’il est bon. Il sait que Dieu, le Dieu à qui il offre des sacrifices et qu’il sert dans une relation d’alliance… Job sait que ce Dieu devrait être avec lui, et non contre lui.</p>
<p>Job commence à se rendre compte qu’il a besoin d’un médiateur, d’un intermédiaire, de quelqu’un qui soit son avocat devant Dieu. Et c’est ce que nous trouvons dans la dernière partie de notre texte :</p>
<p><strong>III. Lorsqu’un croyant souffre, il a encore une espérance.<br />
</strong><br />
Lorsqu’un croyant souffre, il a encore une espérance. Job espère que quelqu’un intervienne pour rétablir la justice. Il réclame sa réhabilitation. V.23 : « Si seulement mes paroles pouvaient être écrites, si seulement elles pouvaient être enregistrées dans un livre ! Je voudrais qu&#8217;elles soient pour toujours gravées dans le roc avec un burin de fer et avec du plomb ». Remarquez que cette prière de Job a assez bien été exaucée. Ce n’est pas dans le roc que les paroles de Job ont été gravées, mais dans le livre de la Parole éternelle de Dieu, de sorte qu’aujourd’hui, plusieurs milliers d’années plus tard, nous pouvons encore constater l’innocence de Job.</p>
<p>Mais au fond, ce n’est pas vraiment ça que Job réclame. Il ne veut pas seulement être réhabilité aux yeux de tous. Il veut surtout être assuré que Dieu n’est pas contre lui mais  au contraire qu’il est avec lui. Et tout d’un coup, Job reprend confiance. Au plus profond de son désespoir, Job aperçoit au loin une vérité qui le fait sortir des ténèbres. V.25 : « Pour ma part, je sais que celui qui me rachète est vivant et qu&#8217;il se lèvera le dernier sur la terre ».</p>
<p>A nouveau, Job confesse sa foi. Même s’il se sent abandonné, même si sa réputation est ternie, même s’il va bientôt mourir, même si actuellement Dieu l’attaque, Job sait qu’au final celui qui le rachète est vivant. Dieu n’est pas mort. Dieu ne l’a pas définitivement abandonné. Job sait qu’il a un rédempteur céleste. Le mot hébreux <em>go el</em> qui est derrière la traduction « celui qui me rachète » désigne normalement un proche, quelqu’un de la famille qui devait prendre soin de vous en cas de problème, qui devait vous défendre en cas de procès et prouver votre intégrité, et qui devait vous venger si l’on vous faisait du mal. Le <em>go el</em>, c’était le « vengeur de sang » qu’on rencontre parfois dans les livres de l’Ancien Testament et dont la mission était de s’assurer que la justice était bien rendue lorsqu’un membre de la famille était assassiné. Ou dans d’autre cas, le <em>go el</em>, c’était celui qui prenait dans sa maison la veuve de son frère pour prendre soin d’elle. Par exemple, dans le livre de Ruth, Boaz est le <em>go el</em> de Ruth qui prend la jeune femme chez lui, et qui devient ainsi son défenseur.</p>
<p>Donc ici, Job est en train de dire que, même si plus personne dans sa famille ne cherche à défendre sa réputation, à prouver qu’il demeure un homme intègre et juste, même si tous ses amis, ses frères, sa femme le fuient comme un pestiféré, Job sait que Dieu est celui qui le rachète, qu’il est son défenseur, son avocat, et qu’à la fin, il se lèvera et démontrera qu’il est bel et bien un vrai croyant considéré comme innocent par Dieu.</p>
<p>Autrement dit, dans ce verset, Job réclame à Dieu d’être son défenseur, son avocat.</p>
<p>Et donc, nous arrivons à une situation paradoxale. Dans la première partie du chapitre, nous avons vu que Dieu semblait contre Job, comme si Dieu l’attaquait et cherchait à le détruire, mais dans la deuxième partie du passage Job proclame sa confiance que c’est Dieu lui-même qui va le défendre. D’un côté, Dieu est en colère contre Job, mais de l’autre côté Dieu est aussi le <em>go el </em>de Job, celui qui défend Job de la colère de Dieu. Dieu est celui qui rachètera Job de l’opprobre que Dieu déverse sur Job.</p>
<p>Mais l’espérance de Job ne s’arrête pas là. Au v.26, il déclare : « Quand ma peau aura été détruite, en personne je contemplerai Dieu. C&#8217;est lui que je contemplerai, et il me sera favorable. Mes yeux le verront, et non ceux d&#8217;un autre. Au plus profond de moi, je n&#8217;en peux plus d&#8217;attendre ». Vous avez bien lu : Job n’en peux plus d’attendre le moment de la résurrection d’entre les morts, c’est-à-dire le moment où ses souffrances présentes ne deviendront qu’un pâle souvenir à la lumière de la gloire éternelle, et où sont corps ravagé sera pleinement renouvelé. Voilà l’espérance de Job au milieu de l’affliction : Dieu est son <em>go el</em>, celui qui le rachète, et un jour, au dernier jour, Job sait qu&#8217;il vivra éternellement dans un monde parfait lorsque Dieu établira son royaume et rétablira toute chose dans l’harmonie et la paix. Et c’est pourquoi, lorsqu’un croyant souffre, nous apprend Job, il a encore une espérance.</p>
<p><strong>Conclusion<br />
</strong><br />
Lorsqu’un croyant souffre, ce n’est pas toujours à cause d’une faute qu’il a commise ; et lorsqu’un croyant souffre, il se sent abandonné par Dieu ; et lorsqu’un croyant souffre, il a encore une espérance.</p>
<p>Ce serait cependant une erreur de nous arrêter là. Le livre de Job n’a pas simplement été écrit pour nous raconter les tribulations de ce pauvre homme. Et il n’a pas non plus été écrit pour s’appliquer directement à la vie des chrétiens, comme si nous pouvions nous identifier directement à Job.</p>
<p>Car, en fait, le livre de Job dirige nous regard vers celui qui est plus grand que Job, celui qui était encore plus innocent que Job, celui qui a souffert encore plus que Job, celui qui s’est senti encore plus abandonné que Job, celui qui au milieu de sa souffrance a encore mieux conservé que Job la vision de la joie éternelle.</p>
<p>Il s’agit évidemment de Jésus. Job a été persécuté ? Jésus l’a été plus, et il a fini comme un criminel condamné à la crucifixion. Job s’est senti abandonné ? Jésus l’a été plus : lui le Fils éternel de Dieu, il a vécu l’enfer sur la Croix, l’angoisse indicible d’être cosmiquement abandonné, séparé de la personne du Père, avec qui il était pourtant en communion de toute éternité. Job s’est senti isolé ? Jésus l’a été plus, ses plus proches disciples se sont lâchement enfuient, et c’est absolument tout seul qu’il a porté dans son âme et dans son corps le poids de la colère éternelle de Dieu contre le péché du genre humain. Job demandait à Dieu de le protéger de la colère de Dieu ? Jésus est ce <em>go el</em>, celui qui nous rachète et nous délivre, corps et âmes, par son précieux sang, celui qui nous protège de la colère de Dieu, celui qui nous défend et qui, continuellement par son intercession, plaide pour nous auprès du Père. En Jésus-Christ, Dieu le Fils nous défend de la colère de Dieu le Père en prenant sur lui-même cette colère. Job espérait en la résurrection ? Jésus est ressuscité comme le premier-né de tous les ressuscité, montrant par là que l’espérance de Job n’était pas vaine.</p>
<p>Alors que faire maintenant ? Si vous avez mis votre foi en Jésus-Christ, votre rédempteur, votre <em>go el</em>, alors vous pouvez avoir la même espérance que Job. Au milieu de la souffrance, lorsque vous semblez abandonnés de Dieu et des hommes, vous pouvez vous rappeler que votre rédempteur est vivant, qu’il intercède pour vous et plaide auprès du Père de sorte que vous êtes désormais considérés comme justes par Dieu.</p>
<p>Mais si vous n’avez pas mis votre confiance à Jésus, si vous êtes dans le cas des amis de Job qui cherchaient leur félicité et leur salut en eux-mêmes, alors je vous invite à entendre cet avertissement avec lequel Job conclut son discours. V.28 : « Vous direz alors: &#8216;Pourquoi le poursuivions-nous?&#8217; quand on découvrira le bien-fondé de ma cause. Redoutez pour vous l&#8217;épée: les punitions par l&#8217;épée sont terribles ! Vous reconnaîtrez ainsi qu&#8217;il y a un jugement ».</p>
<p>Ceux qui pensent se tenir devant Dieu par leurs propres forces, ceux qui pensent mériter leur salut, ceux qui pensent qu’ils n’ont pas besoin d’un médiateur, d’un intermédiaire, d’un avocat devant Dieu, ceux qui pensent ainsi ont encore Dieu pour ennemi, et pas de bouclier qui les protègent de la colère. Si c’est votre cas, je vous en prie, écoutez l’avertissement de Job, et mettez votre foi en celui qui vous rachète. Prions.</p>
<p><em>Prédication donnée le dimanche 4 mai 2008, le matin à l&#8217;</em>Eglise Protestante Evangélique de la Rue des Ternes<em> et le soir à l&#8217;</em>Eglise Evangélique Baptiste de Paris-Centre (Rue de Sèvres).</p>
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		<title>Dieu est-il coupable de tout ce qui ne va pas dans le monde ?</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 08:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense de la foi]]></category>

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		<description><![CDATA[En quelques mots, j’aimerais souligner juste un ou deux points. La première chose, c’est que la vision biblique du monde connaît une tension à propos du problème du mal, car la Bible affirme à la fois la toute-puissance de Dieu, l’existence du mal et la justice. Mais voilà, si Dieu est tout-puissant, et si le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=381&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En quelques mots, j’aimerais souligner juste un ou deux points. La première chose, c’est que la vision biblique du monde connaît une tension à propos du problème du mal, car la Bible affirme à la fois la toute-puissance de Dieu, l’existence du mal et la justice. Mais voilà, si Dieu est tout-puissant, et si le mal existe, est-ce que ça n’implique pas que Dieu est injuste, qu’il est coupable de ce qui ne va pas dans le monde ? La Bible répond non à cette question. Alors de deux choses l’une : ou bien la Bible se trompe, et vous pouvez très bien arriver à cette conclusion, ou alors la tension que maintient la vision biblique concernant le problème du mal est une tension qui rend bien compte de la complexité du monde dans lequel nous vivons. La Bible vit avec cette tension et l’assume. Par exemple, on en trouve dans le livre du prophète Habakuk qui se plaint ainsi à Dieu de ce qui ne va pas dans le monde : « Jusqu&#8217;à quand, Eternel, vais-je crier à toi ? Tu n&#8217;écoutes pas. J&#8217;ai crié vers toi pour dénoncer la violence, mais tu ne secours pas ! Pourquoi me fais-tu voir le mal et contemples-tu l&#8217;injustice ? Pourquoi l’oppression et la violence sont-elles devant moi ? Il y a des procès et des conflits partout. Aussi, la loi est sans vie, le droit est sans force, car le méchant triomphe du juste et l&#8217;on rend des jugements corrompus » (<a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Hab%201.2-4;&amp;version=2;">Hab 1.2-4</a>).</p>
<p>La Bible ne prétend pas répondre à la question de l’origine du mal. Elle dit au contraire qu’il faut vivre par la foi, sans savoir pourquoi Dieu permet que le monde soit comme il est, mais en sachant cependant que Dieu n’est pas le coupable de tout ce qui ne va pas dans le monde, et qu’au contraire l’homme a une grande responsabilité dans tout cela.</p>
<p>Car lorsqu’on pose la question : « Dieu n’est-il pas coupable de tout ce qui ne va pas dans le monde ? », on est en fait en train de se trouver une excuse, pour dire que finalement, si Dieu existe, ce n’est pas de la faute des hommes, tout ce qui ne va pas, mais c’est la faute de Dieu. Autrement dit, nous cherchons à nous débarrasser de notre responsabilité.</p>
<p>La Bible va cependant à l’encontre de cette réaction que nous pouvons naturellement avoir. Elle énonce que l’homme est doublement coupable de ce qui ne va pas dans le monde. Premièrement, parce que chacun de nous, individuellement, nous sommes des personnes fondamentalement égocentriques qui ne cherchons que notre intérêt et qui semons par conséquent la zizanie. Et deuxièmement, par cet égocentrisme nous attirons sur notre monde le jugement de Dieu. Et donc nous sommes d&#8217;une certaine façon responsables même du mal qui ne provient pas directement du cœur mauvais de l’homme (par exemple les tsunamis ou les épidémies) car un des jugements de Dieu sur l’humanité rebelle, c’est le dérèglement de la création. Et puisque nous sommes doublement coupables, il nous faut trouver un sauveur qui prendra sur lui notre culpabilité.</p>
<p><em>Intervention prononcée dans le cadre des <a target="_blank" href="http://gbu-idf.fr/evenements_regionaux/dialogues_veritas.html">Dialogues Veritas</a> des universités de la Rive Gauche, à Paris, le 4 avril.</em></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Pourquoi Dieu aurait-il créé des hommes imparfaits ?</title>
		<link>http://chaunyps.wordpress.com/2008/04/16/pourquoi-dieu-aurait-il-cree-des-hommes-imparfaits/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 07:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense de la foi]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour répondre brièvement à cette question, je vais distinguer quatre états distincts par lesquelles ont peut caractériser l’histoire de l’humanité, si l’on s’en tient à la Bible. Le premier état de la nature humaine était celle de l’intégrité initiale : dans ses premières pages, la Bible raconte l’histoire de la création du monde et du [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=379&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour répondre brièvement à cette question, je vais distinguer quatre états distincts par lesquelles ont peut caractériser l’histoire de l’humanité, si l’on s’en tient à la Bible.</p>
<p>Le premier état de la nature humaine était celle de l’intégrité initiale : dans ses premières pages, la Bible raconte l’histoire de la création du monde et du premier homme, Adam, que Dieu a fait « très bon », c’est-à-dire capable de se soumettre volontairement à Dieu dans une relation harmonieuse avec lui. Cependant, Adam a été créé soumis à Dieu, mais il avait en lui-même la capacité de se rebeller. Autrement dit, il était initialement intègre, capable d’obéir à Dieu, mais également potentiellement capable de se rebeller.</p>
<p>Et ce que nous voyons dans l’histoire humaine et dans notre propre vie, c’est que cette potentialité de rébellion s’est réalisée. La nature humaine est depuis dans son second état, celui de l’entière corruption. Depuis la rébellion d’Adam qui a décidé d’être son propre maître, tous les hommes se rebellent contre Dieu pour ne pas avoir de compte à lui rendre &#8211; et je tiens à souligner que c’est vrai y compris des hommes religieux, car ils cherchent par leur religion à contrôler Dieu. Mais en se rebellant ainsi, l’homme s’est privé de sa capacité à se soumettre à Dieu si bien qu’il est incapable désormais d’aimer Dieu ou son prochain. <strong>Dieu n’a pas créé l’homme ainsi, imparfait</strong>. C’est ce qu’il est devenu après s’être rebellé. Et c&#8217;est ce que nous sommes tous, des rebelles, depuis la rébellion d&#8217;Adam.</p>
<p>En tant que rebelles à notre créateur, tout ce que nous méritons, c’est sa colère, car nous avons commis envers lui un crime de lèse majesté, un acte de haute trahison. Mais en Jésus, Dieu est devenu homme, un homme parfait qui a fait ce que des hommes devenus imparfaits étaient incapables de faire, vivant la vie pour laquelle nous avons été créé et que nous n’avons jamais vécu, souffrant la mort que nous mérite notre rébellion, et revenant à la vie pour nous rendre à la vie avec lui. C’est le troisième état de la nature humaine : la restauration en-cours. Dans le deuxième état d’entière corruption nous n’étions capables que de nous rebeller contre Dieu. Mais si nous mettons notre foi dans le Christ ressuscité, alors il commence petit à petit à nous transformer, de sorte que ce n’est plus constamment que nous nous rebellons contre lui, mais que de plus en plus nous sommes capables de nous soumettre à Dieu en faisant de lui notre joie.</p>
<p>Et ce que les personnes qui font confiance à Jésus savent, c&#8217;est que cette lutte entre les principes de rébellion et celui de soumission à Dieu que le chrétien trouve dans sa propre vie prendra un jour fin, à savoir lorsque notre nature humaine entrera dans son quatrième état, celui du bonheur parfait, de la perfection. Nous ne serons alors plus capables de nous rebeller à Dieu car nous serons alors parfaitement transformés à l’image de Jésus comme des personnes qui trouvent en Dieu leur bonheur éternel.</p>
<p><em>Intervention prononcée dans le cadre des <a target="_blank" href="http://gbu-idf.fr/evenements_regionaux/dialogues_veritas.html">Dialogues Veritas</a> des universités de la Rive Gauche, à Paris, le 3 avril, au 21 rue Serpente.</em></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/chaunyps.wordpress.com/379/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/chaunyps.wordpress.com/379/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/chaunyps.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/chaunyps.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/chaunyps.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/chaunyps.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/chaunyps.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/chaunyps.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/chaunyps.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/chaunyps.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/chaunyps.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/chaunyps.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/chaunyps.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/chaunyps.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/chaunyps.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/chaunyps.wordpress.com/379/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=379&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Peut-on démontrer Dieu par la raison ? (Rom 1.18-21)</title>
		<link>http://chaunyps.wordpress.com/2008/04/13/peut-on-demontrer-dieu-par-la-raison-rom-118-21/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 15:31:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense de la foi]]></category>

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		<description><![CDATA[« J’aimerais bien croire en Dieu, mais je ne le peux pas : il n’y a pas assez de preuve de son existence ! », c’est ce que m’a dit une fois l’une de mes meilleures amies. Son verdict est assez ferme : Dieu ne s’est pas montré assez convaincant. S’il existait, certainement, il nous [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=378&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« J’aimerais bien croire en Dieu, mais je ne le peux pas : il n’y a pas assez de preuve de son existence ! », c’est ce que m’a dit une fois l’une de mes meilleures amies. Son verdict est assez ferme : Dieu ne s’est pas montré assez convaincant. S’il existait, certainement, il nous donnerait de meilleures de son existence. Voilà en quelque sorte l’excuse invoquée par beaucoup pour ne pas croire en Dieu. Dieu ne serait pas assez crédible.</p>
<p>Alors, peut-on démontrer Dieu par la raison ? En réalité, cette question est un peu trop vague, car même si on arrivait à démontrer par la raison l’existence d&#8217;un principe divin, ça ne nous aiderait pas à savoir en quel Dieu il faut croire. Donc la question qui m’intéresse, c’est de savoir si le Dieu de la Bible se démontre par la raison, et la question qui va avec, c&#8217;est de savoir si on peut vraiment invoquer honnêtement le manque de preuves pour rejeter l’existence du Dieu que nous révèle Jésus-Christ. Et pour répondre à cette question, je ne vais pas utiliser la philosophie, mais la Bible. Peut-on démontrer l’existence du Dieu de la Bible par la raison et peut-on encore invoquer un quelconque manque de preuve pour ne pas croire en lui ?</p>
<p>Voici un extrait de la Bible qui va nous aider à y répondre : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et injustice des hommes qui par leur injustice tiennent la vérité prisonnière, car ce qu’on peut connaître de Dieu est évident pour eux, puisque Dieu le leur a fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu’il a fait. Ils sont donc inexcusables, puisque tout en connaissant Dieu, ils ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance ; au contraire, ils se sont égarés dans leurs raisonnements et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (<a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Rom%201.18-21&amp;version=2">Rom 1.18-21</a>). Dans ce texte qui décrit la relation entre l’homme et Dieu, il y a trois éléments de réponses à notre question.<span id="more-378"></span></p>
<p><strong>I. Notre raison a les moyens d’arriver à une certaine connaissance de Dieu.<br />
</strong></p>
<p>Notre raison a les moyens d’arriver à une certaine connaissance de Dieu. C’est ce que dit notre texte : « car ce qu’on peut connaître de Dieu est évident pour les hommes, puisque Dieu le leur a fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu’il a fait ». Je reformule : la Bible déclare ici qu’il y en chaque homme une connaissance naturelle, intuitive et raisonnable de la puissance et de la divinité de Dieu. Dieu fait connaître aux hommes sa puissance et sa divinité quand on considère le monde créé. La puissance éternelle de Dieu et sa divinité : voilà ce que la raison est capable de connaître de Dieu. Et comment peut-on arriver à la conclusion que Dieu existe, qu’il est tout-puissant et éternel ? En considérant ce qu’il a fait. D&#8217;après la Bible, le monde créé est la preuve évidente et manifeste de la divinité et de la puissance de Dieu. L’immensité de l’univers, la beauté des montagnes, la profondeur de la mer, la complexité de votre propre main, la flagelle des bactéries mobiles qui leur sert de moteur pour se déplacer jusqu’à 60 fois leur propre longueur par seconde ; tout ceci ne peut être le produit d’un pur hasard. Il n’y peut y avoir de passage du désordre à l’ordre sans intervention extérieure. Si votre chambre est en bazar, elle ne va malheureusement pas se ranger toute seule. Et si notre monde n’était régi que par des lois impersonnelles, par le hasard, alors la complexité que l’on trouve dans l’ordre naturel ne pourrait tout simplement pas exister.</p>
<p>C’est pourquoi la Bible dit ici que « ce qu’on peut connaître de Dieu est évident pour les hommes, puisque Dieu le leur a fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu’il a fait ».</p>
<p>Ainsi, notre raison a les moyens d’arriver à une certaine connaissance de Dieu, c’est-à-dire la connaissance de son existence, de sa toute-puissance et de son éternité. Cependant, cette connaissance de Dieu est limitée. En effet :</p>
<p><strong>II. La raison suffit à connaître certaines choses de Dieu, mais pas à le connaître personnellement.</strong></p>
<p>La raison suffit à connaître certaines choses de Dieu, mais pas à le connaître personnellement. La distance entre la créature et le créateur est trop grande. Les êtres humains ne vivent pas dans le même niveau de vie que Dieu. Et c’est pourquoi notre raison ne peut connaître par elle-même si Dieu nous aime, s’il se préoccupe de nous, s’il a quelque chose à nous dire.<br />
Autrement dit, si Dieu ne se décide pas à parler aux hommes, personne ne sera jamais capable de savoir quoi que ce soit de Dieu à part son existence éternelle et sa toute-puissante qu’il révèle à tous les hommes dans son œuvre de création. Ce qu’on peut connaître de Dieu naturellement se limite à cela et rien de plus. C’est pourquoi nous avons besoin d’une révélation supplémentaire par lequel Dieu nous dit autre chose de lui-même qui nous permettront de le connaître personnellement.</p>
<p>Il y a entre Dieu et les humains un peu la même relation qu’entre Shakespeare et Hamlet. Hamlet était la créature de Shakespeare, et il est clair qu’Hamlet ne pouvait rien connaître de Shakespeare. La seule façon par laquelle Hamlet aurait pu connaître quelque chose de Shakespeare, c’est si Shakespeare avait choisi de donner des indices de son existence dans la pièce et Hamlet n’aurait pu connaître personnellement Shakespeare que si Shakespeare avait décidé de se donner lui-même un rôle dans la pièce.</p>
<p>Et justement, la bonne nouvelle, c&#8217;est que Dieu nous donne la Bible par laquelle il s’adresse aux hommes. Et c’est pour ça que j’ai décidé de répondre à notre question à partir de la Bible. La raison suffit à connaître certaines choses de Dieu, mais pour le connaître personnellement, il faut qu‘il se révèle à nous dans la Bible.</p>
<p><strong>III. Nous supprimons cependant même la vérité de l’existence de Dieu et de sa puissance.</strong></p>
<p>Nous supprimons cependant même la vérité de l’existence de Dieu et de sa puissance. Si le monde créé rend si évident l’existence éternelle de Dieu ainsi que sa toute-puissance, pourquoi tous ne croient-il pas en Dieu ? Notre tendance à rejeter Dieu, à ne pas croire en lui ne provient pas du manque de preuve. C’est un prétexte, une fausse excuse. La vraie raison pour laquelle nous rejetons Dieu, ce n’est pas l’absence de preuve raisonnable. La vraie raison pour laquelle nous rejetons Dieu, c’est qu’au fond de nous, nous ne voulons pas d’un dieu qui soit au-dessus de nous, qui se mêle de notre vie. Nous détestons son autorité et les responsabilités que cette autorité implique, et par conséquent, nous supprimons cette vérité.</p>
<p>Notre raison peut connaître quelque chose de Dieu, et ce simple fait nous donne des responsabilités. C’est pourquoi notre passage nous dit : « Les hommes sont donc inexcusables, puisque tout en connaissant Dieu, ils ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance ; au contraire, ils se sont égarés dans leurs raisonnements et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres ». Autrement dit, Dieu est notre créateur, et ça donne à l’homme un but : le but principal de l’homme, c’est de glorifier Dieu et de trouver en lui son bonheur éternel. Mais ce n’est pas ce que nous voulons : nous ne voulons pas mettre Dieu au centre de notre vie et ce n’est pas en lui que nous voulons trouver notre bonheur. Au contraire, c’est en notre autonomie, en notre désir de décider pour nous-mêmes, notre vaine prétention à être notre propre maître que nous pensons trouver le bonheur. Et donc, en rejetant Dieu, c’est-à-dire en rejetant tout simplement son existence ou alors en nous créant un Dieu à notre image que nous pouvons contrôler et instrumentaliser ; en le rejetant, nous nous égarons dans nos raisonnements, et notre cœur sans intelligence spirituelle est plongé dans les ténèbres de notre orgueil et de notre désir d’autonomie. Ainsi, ce n’est pas par manque de preuves raisonnables que nous refusons de croire en Dieu, mais parce que nous détestons l’idée même d’un Dieu tout-puissant qui met tout en œuvre conformément aux décisions non de notre volonté mais de la sienne.</p>
<p>Notre texte nous dit aussi que c’est par notre injustice que nous retenons cette vérité prisonnière. Et cela n’est pas sans conséquence. Ca veut en effet dire que Dieu tient l’homme pour responsable. Et cette offense qui est commis contre la majesté suprême de Dieu est un crime d’une gravité infinie.</p>
<p>Et c’est pourquoi je termine là où le texte que j’ai lu commence : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et injustice des hommes qui par leur injustice tiennent la vérité prisonnière, car ce qu’on peut connaître de Dieu est évident pour eux, puisque Dieu le leur a fait connaître ». Tout ce que nous méritons, c’est la colère de Dieu. A force de vouloir être notre propre maître, notre propre Dieu, à force de placer notre confiance en nous-mêmes ou en quelqu’un d’autre qu’en Dieu, nous supprimons la vérité du Dieu que révèle la Bible et nous nous attirons sur nous-mêmes une condamnation terrible.</p>
<p>Devant la colère terrible de Dieu envers nous tous, nous devons chercher un refuge qui nous protège de cette colère. Il nous faut trouver un intermédiaire qui soit vrai homme car la justice de Dieu exige que la nature humaine qui a péché paie pour le péché. Il nous faut trouver un intermédiaire qui en même temps soit juste car un homme qui aurait lui-même péché ne pourrait pas payer pour d’autres. Il nous faut trouver un intermédiaire qui cependant soit en même temps Dieu, afin que par la puissance de sa divinité, il puisse supporter le poids de la colère éternelle de Dieu en son humanité, et qu’il nous acquiert et nous rende la justice et la vie. Jésus-Christ est cet intermédiaire qui nous délivre de la  colère de Dieu et que nous révèle la Bible. Et c&#8217;est en lui que Dieu se montre et se démontre.</p>
<p><em>Intervention prononcée dans le cadre des <a target="_blank" href="http://gbu-idf.fr/evenements_regionaux/dialogues_veritas.html">Dialogues Veritas</a> des universités de la Rive Gauche, à Paris, le 3 avril, au 21 rue Serpente.</em></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/chaunyps.wordpress.com/378/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/chaunyps.wordpress.com/378/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/chaunyps.wordpress.com/378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/chaunyps.wordpress.com/378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/chaunyps.wordpress.com/378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/chaunyps.wordpress.com/378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/chaunyps.wordpress.com/378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/chaunyps.wordpress.com/378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/chaunyps.wordpress.com/378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/chaunyps.wordpress.com/378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/chaunyps.wordpress.com/378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/chaunyps.wordpress.com/378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/chaunyps.wordpress.com/378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/chaunyps.wordpress.com/378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/chaunyps.wordpress.com/378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/chaunyps.wordpress.com/378/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=378&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title>Qui ira au paradis ? (Lc 18.9-14 ; 23.39-43)</title>
		<link>http://chaunyps.wordpress.com/2008/04/10/qui-ira-au-paradis-lc-189-14-2339-43/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 17:58:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chaunyps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciel et Enfer]]></category>

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		<description><![CDATA[Luc 18.9-14 ; 23.39-43 C’est l’histoire de quatre hommes. Les trois premiers hommes sont sur trois croix. Condamnés à mort par la justice de leur pays, ils viennent d’être crucifiés et attendent dans une agonie lente et douloureuse la mort qui viendra bientôt les prendre. Le quatrième homme, quant à lui, est au pied des [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=chaunyps.wordpress.com&amp;blog=906346&amp;post=377&amp;subd=chaunyps&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a target="_blank" href="http://www.biblegateway.com/passage/?search=Luc%2018.9-14;%2023.39-43;&amp;version=2;">Luc 18.9-14 ; 23.39-43</a></strong></p>
<p>C’est l’histoire de quatre hommes. Les trois premiers hommes sont sur trois croix. Condamnés à mort par la justice de leur pays, ils viennent d’être crucifiés et attendent dans une agonie lente et douloureuse la mort qui viendra bientôt les prendre. Le quatrième homme, quant à lui, est au pied des trois croix et observe attentivement le triste spectacle de cette triple crucifixion. Et la question que nous posons à ces quatre homme est la suivante : qui ira au paradis ?</p>
<p><strong>Présentation des protagonistes</strong></p>
<p>L’homme au pied des trois croix est un religieux de son temps qui répond à cette question de la même manière que tous les hommes religieux ou moralistes de tous les temps.</p>
<p>Le premier homme crucifié est un brigand qui ne croit ni en Dieu, ni au diable, ni au ciel, ni à l’enfer, ni au bien, ni au mal : cet homme ambitieux a été condamné à la crucifixion parce qu’il a tenté de soulever la population contre le pouvoir en place. C&#8217;est un homme moqueur qui apporte à notre question la réponse des hommes irréligieux ou cyniques.</p>
<p>Le deuxième homme crucifié, quand à lui, est aussi un brigand ; il mérite tout à fait d’être là où il est : c’est un dangereux tueur en série, et la loi de son temps pour les meurtriers de ce type, c’était la crucifixion. Et là, sur sa croix, il découvre une troisième réponse possible à notre question. Cette approche ne correspond ni à l’approche moraliste ou religieuse, ni à l’approche cynique ou irréligieuse, mais elle correspond à l’approche de l’Évangile, c’est-à-dire de la bonne nouvelle d’un paradis qui est accessible à ceux qui ne sont pas capables de le mériter mais qui  l’obtienne par les mérites d’un autre, à savoir Jésus-Christ, qui est le dernier de nos trois hommes crucifiés.</p>
<p>Ce que je veux faire pendant les 10 minutes qu’il me reste, c’est passer en revue ces trois approches.<span id="more-377"></span></p>
<p><strong>I. L’approche religieuse ou moraliste.</strong></p>
<p>C’est celle de l’homme au pied des trois croix. Il les observe et voici ce qu’il se dit : « Qui ira au paradis ? Ceux qui iront au paradis, ce sont les gens bien, ceux qui ont une moralité, qui font des bonnes actions au bon moment, qui assistent aux bonnes cérémonies. En résumé, ce sont des gens respectables, moraux ou religieux, comme moi. Ce sont les gens comme ça qui iront au paradis. Bien sûr, je ne suis pas parfait, mais quand je vois les gens autour de moi, je me dis que je ne suis pas pire qu’un autre, et quoi qu’il en soit, je suis bien meilleur que ces hommes sur leur croix qui ont bien mérité ce qu’il arrive. Eux, ils n’iront pas au paradis, ce ne sont pas des gens assez bien. Mais moi, même si parfois je commets des erreurs, je suis convaincu que ce que je fais de bien compense bien largement tous mes manquements ».</p>
<p>Cet homme considère que pour entrer au paradis, c’est un peu comme un examen : si on fait les choses assez bien, si on a la moyenne, alors on sera admis.</p>
<p>Le problème avec cette approche, c’est de savoir qu’elle est le niveau requis pour avoir l’examen d’entrée au paradis. Lors de mes discussions avec des personnes qui adoptent cette approche, je me suis rendu compte que chacun à ses propres critères qu’il faut remplir pour entrer au paradis. Et ce qui est encore plus intéressant, c’est que lorsqu’on essaie de définir les critères qui vont tracer la ligne de démarcation entre ceux qui iront au paradis et ceux qui n’y iront pas, en général, on se débrouille pour toujours du bon côté de la ligne. C’est comme si on passait un examen en définissant soi-même les coefficients des épreuves et en étant soi-même le correcteur des copies. Dans ce cas là, c’est sûr que c’est plus facile de réussir son examen.</p>
<p>Mais ce que dit la Bible, c’est que Dieu ne peut pas se satisfaire pour nous laisser rentrer au paradis, de rien de moins qu’un 20/20 de moyenne. Dieu exige des hommes dans sa Loi que nous l&#8217;aimions de tout notre coeur et que nous aimions notre prochain comme nous-mêmes, et il exige que nous observions parfaitement cette loi. La moindre faute nous élimine. Alors, personne ne peut réussir cet examen, personne n’est assez bon pour réussir le concours d’entrée au paradis. Et de cette manière l’approche des moralistes et des religieux nous mène dans un cul de sac. Car si l’approche moraliste ou religieuse est la bonne, personne parmi nous ce soir n’accèdera au paradis.</p>
<p><strong>II. L’approche irréligieuse ou cynique.<br />
</strong><br />
C’est celle du premier brigand crucifié. Il regarde Jésus sur sa croix, il l’insulte et il se moque : « Si tu es le Messie, sauve-toi toi-même, et sauve-nous avec toi pendant que t’y es ! ». Qui ira au paradis d’après lui ? Personne : le paradis, ça n’existe pas. Le paradis, l’enfer, ce sont des idées inventés par les religions pour exploiter les peurs de l’homme et les dominer ainsi. Mais lui, même crucifié, il se moque de tout ça.</p>
<p>Remarquez, qu’il y a une variante de cette approche qui énonce l’inverse. C’est celle qui consiste à dire que quoi que ce soit qu’on ait fait, qui que l’on soit, « on ira tous au paradis, même moi, qu’on soit béni, qu’on soit maudit, on ira, toutes les bonnes sœurs, tous les voleurs, toutes les brebis, tous les bandits, avec les saints, avec les assassins, avec les femmes du monde et les putains, on ira tous au paradis ».</p>
<p>Le problème de ces deux variantes (qu’il n’y a pas de paradis ni d’enfer, ou alors que s’il y a un paradis, on ira tous au paradis), c’est que ça conduit au cynisme le plus total, au déni de justice le plus total. Ces visions du monde impliquent en effet que la justice ne sera jamais faite.</p>
<p>Mais ce que la Bible annonce, c’est qu’après la mort vient le jugement. Dieu jugera les hommes selon leurs œuvres et chacun recevra de lui ce qu’il aura mérité. Mais c’est quelque chose de terrible de dire qu’il n’y a rien après la mort, car alors ça signifie qu’il n’y a ni justice dans ce monde, ni justice dans l’au-delà, puisqu&#8217;on croit qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;au-delà.</p>
<p>Ou si l’on croit a un au-delà, à un paradis on l’on va tous sans distinction, alors cela signifie aussi que la justice ne sera jamais. Est-on vraiment prêt à dire que les tyrans de ce monde, Néron, Hitler ou Pol Pot, méritent d’aller au paradis ? Et est-on en train de dire qu’il y a une place pour les violeurs, les pédophiles ou encore les terroristes dans le paradis ? C’est le déni de justice le plus total.</p>
<p>En raisonnant ainsi, on rend l&#8217;homme irresponsable dans cette vie présente, et chacun peut tuer qui il lui plaît.</p>
<p>Car s’il n’y a pas une justice qui est finalement exercé après notre mort, alors il n’y a pas non plus de raison de respecter notre sens du bien et du mal. Et si c’est le cas, pourquoi ne pas céder à toutes pulsions ? Pourquoi ne pas encore plus nous laisser dominer par notre égoïsme ? Pourquoi encore respecter les autres, surtout ceux qui nous rendent la vie compliquée ?</p>
<p>Alors voilà : d&#8217;un côté nous avons l’approche irréligieuse et cynique qui détruit toute idée d’une juste rétribution ; et de l&#8217;autre nous avons l’approche religieuse moraliste qui nous mène dans un cul de sac où personne ne mériter suffisamment son paradis. Alors qui ira au paradis ? Car même s’il existe, on ne peut y accéder. Il nous faut trouver une troisième voie. Heureusement, elle existe.</p>
<p><strong>III. L’approche de l’Évangile.<br />
</strong><br />
C’est celle que va adopter le deuxième brigand crucifié. Traditionnellement, on a souvent appelé ces deux brigands crucifié le « mauvais » et le « bon larron ». Ces appellations sont cependant inexactes. Il faudrait plutôt dire qu’il y a un mauvais brigand qui s’endurcit dans sa méchanceté et un autre mauvais brigand qui, sur sa croix, découvre en Jésus celui qui a le pouvoir de le sauver &#8211; même s’il se sait terriblement mauvais. Il a placé sa foi, sa confiance en Jésus. Et voici ce qu’il dit à l‘autre brigand : « N’as-tu aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation, c‘est-à-dire la crucifixion ? Pour nous ce n’est que justice, puisque nous recevons ce qu’ont mérité nos actions, mais celui-ci, Jésus, n’a rien fait de mal ». Et c’est alors qu’il s’adresse maintenant directement à Jésus : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras régner ». Et Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ».</p>
<p>A ce brigand qui a commis de tels crimes qu’il reconnaît de lui-même qu’il a  bien mérité d’être crucifié, Jésus fait ici une déclaration qui nous surprend tous : il lui déclare qu’il ira au paradis. Qu’est-ce qui mérite à cet homme indigne, ce criminel d’aller au paradis ? Ce ne sont pas ces bonnes actions. Sa moyenne au concours d’entrée au paradis est proche du zéro pointée, bien loin du 20/20 de moyenne qui est nécessaire pour être admis. Alors pour quelle raison va-t-il être reçu au paradis ?</p>
<p>La raison, nous la trouvons sur la troisième croix. Jésus-Christ a vécu la vie que nous devrions tous vivre, une vie d’obéissance parfaite à toute la volonté de Dieu, une vie durant laquelle il a aimé Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée et de toute sa force, une vie durant laquelle il a aimé son prochain comme soi-même, jusqu&#8217;à en mourir sur une croix. Jésus a vécu la vie que nous devrions vivre et obtenu un 20/20 à l’examen d’entrée au paradis, et il a souffert la mort que devons tous subir afin de satisfaire la justice de Dieu. Lui qui était juste, il est mort en faveur des injustes. C’est cet échange qui permet que des hommes soient sauvés tout en préservant la justice de Dieu. Par sa vie et sa mort parfaite, il obtient de Dieu son Père le droit de faire entrer dans le paradis des personnes qui ne peuvent pas y accéder par elle-même.</p>
<p>Ce brigand qui a mis sa foi en Jésus a été reçu au paradis. Et si vous aussi, vous voulez savoir comment entrer au paradis, alors ne placez votre confiance en vous-mêmes, car vous n’avez pas les ressources pour l&#8217;obtenir par vos propres forces. Il vous faut le demander à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui satisfait aux exigences de la justice divine. Croire que Jésus a vécu la vie que nous aurions vivre et qu’il a souffert la mort que nous devrions souffrir, c’est le moyen par lequel l&#8217;homme peut recevoir un paradis qu&#8217;il ne mérite pas.</p>
<p><em>Intervention prononcée dans le cadre des <a target="_blank" href="http://gbu-idf.fr/evenements_regionaux/dialogues_veritas.html">Dialogues Veritas</a> des universités de la Rive Gauche, à Paris, le 2 avril, au 21 rue Serpente.</em></p>
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